Mardi 10 novembre 2009
Quito, dimanche 8 novembre,

Levée 10 heures. Dépassé l'heure du petit dej à l'auberge... Le thé est cependant toujours en libre service. Je laisse ma lessive à la buanderie. Puis je passe à la boulangerie du coin où je trouve tout un assortiment de petits pains et un yaourt à la pêche. Je retourne grignotter mon butin dans la salle commune.

Je ressors visiter la vieille ville. Je commence par la Basilique sur les hauteurs puis descends la rue Venezuela jusqu'à la Place du Théâtre, passant devant de jolies maisons coloniales peintes de couleurs vives. De part et d'autre, s'élancent des volées de marches au milieu de ruelles en pentes, à flanc de colline.

Je fais une pause au Café du Théâtre pour un jus de fraises et un expresso. Je me prélasse un moment à la terrasse. Je me décide enfin à bouger et arpente les rues en pente, passant devant la jolie Eglise de la Merced au clocher blanc orné d'une grosse horloge. La messe bat son plein, les chants accompagnés à la guitarre sont très entraînants.

De là, mes pas me mènent Place San Francisco, encore une église devant laquelle passent les trolleys. Je descends jusqu'aux portes de la vieille ville et immortalise la plaque du Paseo 24 de Mayo, l'une des victoires de Sucre sur les troupes royalistes en 1822. Le quartier, au pied d'une colline surmontée d'une statue de la vierge, n'a pas l'air très sûr mais des policiers sont en vigile à chaque coin de rue.

Je remonte Place San Domingo. Encore une porte de la vieille ville. J'admire le portail de l'Eglise de la Compañia, baroque ultra-chargé, et me décide à rentrer. Quelle n'est pas ma surprise de découvrir l'intérieur, entièrement décoré de pan de oro. Très chargé mais admirablement travaillé et rutilant. J'y reste un bon moment, admirant voûtes, chapelles, orgue, peintures des saints et de l'enfer (très explicite sur les traîtements subis suivant les péchers).

La Plaza Grande vaut également le détour. Le Palacio del Gobierno est très imposant avec sa colonnade. L'immense cathédrale est assaillie par des badauds qui en occupent toutes les marches, charmés par un bonimenteur. Je poursuis ma promenade rue del Espejo où se trouve le théâtre Bolivar à la façade Art Déco. Je remonte la rue Flores pour observer l'Eglise San Augustin devant laquelle un attroupement écoute un groupe de chanteurs locaux très plaisant.

Je reviens sur mes pas pour prendre un chocolat chaud dans l'un des cafés de la rue Espejo. Je suis horrifiée de voir des bulles de gras flotter dans mon breuvage qui est absolument infâme.  De plus, ils m'ont apporté une empanada au frommage saupoudrée de sucre, que je n'ai évidemment pas commandée ! Je m'en vais laissant la quasi-totalité de cet horrible en-cas et me réfugie à nouveau au Café del Teatro pour une tasse de thé. Le serveur me reconnais et s'étonne de me voir de retour si vite.

Je rentre à l'auberge et me pose une petite heure sur le Net, chattant au passage avec Hélène qui est connectée depuis l'Angleterre. Je remonte demander une heure supplémentaire, n'ayant pas terminé mon article, mais c'est déjà l'heure du dîner. Il n'y a plus de soupe. Va pour la pizza végétarienne.

Je retrouve la Hongroise et la Suédoise de la veille. Puis je discute avec Carl, un Anglais qui voyage pendant 15 mois en Amerique Latine et en Asie. Il arrive tout droit de Colombie après avoir traversé l'Amérique Centrale. Il a travaillé pendant six mois dans la lutte anti-terroriste. Nous nous donnons rendez-vous le lendemain pour le petit déjeuner.
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Lundi 9 novembre 2009
Latacunga, Quito, samedi 7 novembre,

Levée 9 heures. J'ai bien récupéré de notre folle nuit de la veille. Je boucle mes bagages et rejoint mes amis pour le petit dej, bonne dernière. Nous partons en ville pour la fiesta de la Mama Negra, la vierge noire de Latacunga. Arrivés aux abords du lieu du défilé, je bats en retraite, ne souhaitant pas prendre un bain de foule.

Je rentre à l'hôtel et me connecte sur Internet pour mettre les photos de la veille sur facebook et Picasa. Su Skype, je retrouve Brigitte, fidèle au poste, puis Jac et Dan. Le téléchargement prend un temps fou et je le mets à profit pour rattrapper le retard pris sur le blog.

3 heures plus tard, je retrouve mes amis, rentrés de leur bain de foule. Stefan s'est fait voler son PDA, Marlous a pris une douche de bière pour avoir refusé de boire dans un verre inconnu. L'ambiance de la fête a mal tourné. Les gens sont saouls, aggressifs et les pick-pockets sont à la fête.

Je commande un riz aux légumes pendant que mes amis sont à nouveau à la bière. Je décolle. Mes amis me recommandent vivement de prendre un taxi plutôt que de me rendre à pieds au terminal de bus. Les rues sont bondées, il ne fait pas bon y traîner aujourd'hui. Je me range à leur conseil. Le gérant de l'auberge, José, m'accompagne même dans la rue pour me trouver un taxi. Je fais le voyage sans souci, observant à travers les vitres la foule qui déambule dans les rues.

Un bus part immédiatement pour Quito. Je repère mon hôtel sur le plan et regarde défiler le paysage où les volcans s'enchaînent les uns derrière les autres jusqu'à Quito. Arrivée au terminal, je me renseigne sur le meilleur moyen de me rendre au centre. On me conseille le trolleybus. Je paye mon billet et fait la queue. Le premier trolley se remplit. Je prends le suivant et trouve une place assise au fond, à côté d'un emplacement à bagage où je pose mon gros sac.

Je me renseigne pour savoir si je suis sur la bonne ligne. Un passager me dit que je dois changer à Recreos. Une dame assise à côté de moi me précise qu'elle s'arrête une station avant moi et me préviendra pour descendre. Recreos, terminus. Je suis la dame pour prendre un second trolley.

Je suis debout. Un homme me fait de la place pour poser mon bagage. Une grande soeur prend son petit frère sur les genoux pour m'offrir une place assise. L'homme m'invite gentilment à dîner après avoir entammé la conversation mais je décline prudemment.

Je descends à Hermano Miguel. Je demande mon chemin dans une épicerie mais la femme m'indique la mauvaise direction. Je suis à deux pas mais ne trouve pas la rue. Un chauffeur de taxi s'arrête et m'indique aimablement le chemin.

La réception du Secret Garden est au 5ème étage sur la terrasse. Markus, un jeune Allemand, m'enregistre et me montre mon dortoir, en bordel. Je remonte sur la terrasse, appréciant la vue magnifique sur la ville au coucher du soleil. Je commande une soupe de citrouille et le dessert du jour, banane flambée et glace.

Je discute avec deux amies vivant à Gibraltar, Georgina, Hongroise, et ??? Suédoise, qui arrivent direct de l'aéroport. Nous sommes rejointes par Dough, un Anglais, qui vient de Colombie et fait le même voyage que moi en sens inverse, avant de commencer dans un cabinet d'avocats à Londres. Après le dîner, thé et café sont offerts. Je prends une petite manzanilla. Puis, nous nous rapprochons de la brouette où une belle flambée réchauffe la nuit fraîche.
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Dimanche 8 novembre 2009
Latacunga, vendredi 6 novembre,

Levée 7h15. Nous nous activons pour la rando. Petit dej dans le patio. Le guide vient nous chercher. Nous nous arrêtons pour récupérer le pique-nique. Mais le Land Cruiser ne veut pas redémarrer. Nous poussons la voiture au milieu d'un rond-point. Nous repartons. Nous nous arrêtons à nouveau dans un village pour acheter de l'eau. Puis nous prenons une route non asphaltée et cahotique en direction du volcan. Petite église blanche au pied de la montagne.

Le guide manoeuvre pour laisser la voiture en descente face à la pente au cas où elle ne redémarrerait pas au retour. Le ciel est entièrement dégagé. Nous avons une vue magnifique sur les Illinizas et apercevons au loin le Chimborazo. Nous commençons la rando. Le souffle un peu court. Nous sommes à plus de 4000 mètres. Le guide est à la traîne. Mon colloque hollandais, gros fumeur, ayant bu au moins trois bières la veille, abandonne au bout d'un petit quart d'heure de marche.

Quelques centaines de mètres plus loin, notre guide, qui sort d'une bronchite ou d'une angine, abandonne lui aussi. Nous voulons récupérer le pique-nique mais il se propose de nous l'apporter à son rythme. Il nous donne des instructions pour arriver au glacier. Le chemin semble assez limpide.

La pente est faible. Nous avons une vue magnifique sur la face Sud du volcan. Nous croisons une colonie de lamas bien paisibles. Nous continuons à monter et l'herbe du Páramo s'efface progressivement pour laisser place à un sorte de gravillons de roche volcanique. La végétation disparaît totalement à l'exception de quelque tâches jaune vif de pissenlits ressortant sur le sol noir. Le sol devient de plus en plus fin. Nous marchons dans une sorte de poudre de cendres volcaniques.

Devant nous se dresse le volcan. Terre rouge et noire, surmontée d'un cône d'une blancheur éblouissante, sous un ciel bleu vif. En s'approchant, on distingue des crevasses sur le glacier. A notre droite, une formation rocheuse s'élève sur un sol jaune orangé. Nous longeons un petit canyon de lave rouge séchée.

La dernière partie avant le glacier se fait plus raide. Le vent se fait plus violent et le froid se fait sentir. Nous enfilons gants et bonnets. Le souffle court, nous progressons à pas lents, faisant des pauses régulièrement jusqu'à ce que les battements de notre coeur reprennent un rythme plus lent.

De petites tentes constituent un refuge qui sert de base pour l'ascension du glacier. Nous nous arrêtons là pour casser la croûte, à l'abri du vent. Marlous et Rob, un couple hollandais absolument charmant, plein de bonne humeur et d'énergie communicatives, ont été prévoyants. Ils nous offrent des cacahuètes. Stefan, un Allemand, fort sympathique également, distribue un cookie et une demi-pomme à chacun. Je sors mes dernières munitions du paquet envoyé par Flo et Xav, les Oboles de Lucernes, qui ont beaucoup voyagé, mais ont conservé toute leur saveur, en particulier en cet instant de pénurie et après l'effort de la montée. Nous avons emporté le pain du pique-nique, qui, fort heureusement, ne tenait pas dans le sac à dos du guide. Stefan se fait un sandwitch de tous ces ingrédients réunis.

Après ce pique-nique composite, nous attaquons le dernier raidillon qui est plus long qu'on ne l'aurait cru. Nous y voilà. Nous touchons le pied du glacier. La neige est couverte de grains noirs de cendre volcanique. Séance photos. Petit film délire. Nous sommes comblés et euphoriques.

Nous redescendons en courant à moitié dans le cendres molles. Nous sommes dopés par les endorphines et la dopamine, éblouis par la beauté du paysage. Nous prenons encore quelques photos du sommet, papotons joyeusement, profitons pleinement de la beauté du paysage. Nous sommes ravis de notre ballade en toute liberté. Nous nous accordons quelques petites pause pour faire durer l'instant et profiter à fond de la lumière de l'après-midi.

Nous retrouvons sans problème le chemin du retour et rejoignons les déserteurs qui nous attendent dans le Land Cruiser, ayant passé les six dernières heures à somnoler au soleil. Sur la route du retour, nous sommes silencieux, boudant le guide qui s'est montré si incompétent et irresponsable. Nous apprenons qu'il n'a jamais fait la face Sud, plus difficile que la face Nord et qu'il n'est jamais monté au sommet du Cotopaxi. Il nous fournit tous les arguments pour nous plaindre auprès de l'agence.

A l'agence, nous exposons la situation et demandons à ne payer que pour le transport. Nous réussisson à récupérer 25 Dollars sur les 50 payés pour l'excursion. Nous ressortons satisfaits de notre négociation. Good value for money au final.

Nous nous accordons une bonne bière fraîche, bien méritée, à l'auberge, où nous retrouvons deux Hollandaise et une Anglaise qui ont fait une ballade en VTT sur les flancs du volcan. Nous commandons à dîner de bonne heure. Très bonnes lasagnes végétariennes. Puis, l'humeur générale tourne à la fête. Rob et Marlous, très motivés, réussissent à convaincre tout le monde de sortir clubber.

Nous nous arrêtons dans une sorte de dance floor local. La musique à fond saturant les hauts-parleurs. Les Equatoriens dansent salsa, cumbre, regeatton. Nous nous mêlons joyeusement à eux et nous amusons follement. Il nous semble être 3 ou 4 heures du matin quand nous quittons l'endroit. En réalité, il n'est que 23 heures ! Nous tombons comme des masses dans le dortoir où j'ai négocié avec Marlous un lit en bas des lits superposés...

Stefan
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Samedi 7 novembre 2009
Quilotoa, Sigchos, Latacunga, jeudi 5 novembre,

Réveil 8 heures. Nous avons tous super bien dormi. Chouette petit dej, confiture de mûre maison, salade de fruits incluant melon et pastèque, juteux à souhait. Mes amis décollent pour Latacunga dans une camionnette qui va les déposer à Zumbahua, de là ils pourront récupérer un bus pour rentrer. Je les laisse partir car je veux découvrire l'autre route vers le Nord passant par Chugchilán et Saquisili où se tient un grand marché le jeudi.

Me voilà seule dans le bled. Je bouquine un peu en attendant le bus qui ne doit arriver que vers 13h30 ou 14h selon les versions. Soudain, arrive à bicyclette Christian, un Américain que j'ai déjà croié à deux reprises. Je le salue et je l'accompagne jusqu'à la lagune qui a totalement changé de couleur. Alors qu'elle était bleue hier, elle est aujourd'hui vert émeraude. De plus, le ciel est entièrement dégagé et l'on aperçoit très nettement les deux sommets des Illinizas, l'un enneigé, l'autre rocailleux. Nous faisons un petit tour et nous posons un moment pour admirer la vue. Christian partage un orange juteuse à souhait. Nous retournons à l'auberge prendre un café. Puis, Christian reprends la route.

Je commence à bouquiner un peu puis cherche un endroit où déjeuner. Juste au moment où je trouve un resto sympa, j'apprends que le bus pour Chugchilán passe en fait à 12h30 et non 13h30. Je file donc sans manger jusqu'au bord de la route. Un paysan m'emmèn jusqu'à l'arrêt de bus et je bouquine en attendant. Les rares passants me disent bonjour et m'assurent que le bus ne va pas tarder.

En effet, il finit par arriver à mon grand soulagement. De plus, il va jusqu'à Sigchos, ce qui devrait m'éviter 2 heures de marche à pieds pour faire la connection entre deux villages desservis. Enfin, là-bas, je devrais pouvoir choper un bus à 16h pour Latacunga. Mon chemin du retour est assuré, je suis rassurée. Je ne vais pas être obligée de dormir dans un bled pauné.

Je somnole un peu et tente de rester éveillée pour admirer le paysage. La route, non asphaltée, tourne sans cesse. C'est effectivement une vraie aventure à part entière. Je découvre de beaux paysages baignés dans la lumière de l'après-midi. Je guette Christian sur la route, mais pas de vélo en vue.

Arrivée à Sigchos, j'ai une heure de battement. Je descends au centre à la recherche de quelque chose à grignotter. Je trouve une boulangerie où j'achète un empanada au frommage, un yaourt aux fruits rouges et un pan integral sucré ! Du terminal de bus, on distingue parfaitement les deux Illinizas qui sont dégagés et beaucoup plus proches.

Nous repartons. La route est un vrai petit bijou. Nous ne perdons presque pas de vue les Illinizas et nous rapprochons du Cotopaxi. Coucher du soleil éclairant les sommets enneigés. Ciel rose derrière la masse cônique du Cotopaxi à la neige immaculée. C'est décidé, demain je vais là-bas.

Arrivée à Latacunga, je retourne à l'Hôtel Tiana, toujours aussi accueillant. Je file graver un DVD avec plus de 800 Mégas depuis Cuzco ! Pause Web, mais pas le temps ni l'énergie de mettre à jour le blog, il est déjà 20h30. Je commande des spagettis bolo à l'auberge et me renseigne sur les ballades au Cotopaxi. 4 personnes partent demain pour 700 mètres de dénivelées jusqu'à la limite du glacier. Je discute avec la joyeuse tablée qui a réservé et me décide à les rejoindre.
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Samedi 7 novembre 2009
Latacunga, Quilotoa, mercredi 4 novembre,

Levée 9 heures. Petit dej à l'auberge, pain frais, confiture de mûre, jus de maracuya. Je vais chercher de l'argent à un distributeur mais tous sont pris d'assaut après ce long week-end. Je fais la queue pour rien, il n'y a plus de cash. Un militaire m'indique un autre distributeur où nous faisons de nouveau la queue. Mission accomplie.

Je passe dans une agence pour acheter mon billet mais ils chargent 28 Dollars pour le service et le billet est plus cher que ce que j'ai vu sur le Net. Je retourne à l'auberge et suis toute contente de réussir à passer la transaction sur le site de Copa Airlines. 20 novembre 7 heures Quito, 8h45 Panama City, 9h47 Panama City, 11h07 Guatemala City ! De là, cap sur Antigua pour retrouver Caroline et Tchad. Isabelle nous a même envoyé les coordonnées d'une amie qui vit là-bas !

Je file vers le terminal de bus. En traversant le pont, une petite fille de 10 ans entamme la conversation et me conduit jusqu'au terminal, m'attendant même en route pour que je puisse acheter une bouteille d'eau. Un bus part immédiatement. Je n'ai même pas eu le temps d'acheter de pique-nique. Mais un vendeur monte à bord, proposant un gâteau à la banane. Miam ! Ca fera très bien l'affaire.

Je suis tout au fond du bus. La plupart des passagères portent le costume traditionnel avec un petit feutre vert foncé orné d'une plume dans un style bavarois à s'y méprendre. Nous quittons Latacunga et nous élevons progressivement. Vue superbe sur le Cotopaxi à la cime enneigée. Nous passons d'un paysage verdoyant, dense en cultures irriguées, à une nature de plus en plus pauvre. Herbes jaunies, disparition de la forêt d'eucalyptus. Nous passons quelques petits villages.

Arrêt. Discussion animée, engueulade, ça s'éternise. Les trois quarts des passagers descendent du bus et s'en mêlent. Le chauffeur aurait érafflé un motard qui ne se laisse pas faire. Je ne suis pas trop sûre de la réalité des faits. 30 minutes plus tard, nous redémarrons enfin.

Le bus me laisse à l'entrée du village de Quilotoa. Je m'arrête à Las Cabañas Quilotoa pour réserver ma chambre pour la nuit. Je négocie 8 Dollars au lieu de 10 pour le gîte, le dîner et le petit déjeuner. Je continue jusqu'à la lagune. Je suis au sommet du volcan. L'immense cratère abrite un joli lac. Au fond, le sommet du Cotopaxi se dégage.

Je descends au fond du cratère dans un terrain poudreux très confortable. Je passe dans un étroit corridor de roches et me trouve nez à nez avec un troupeau de moutons à la laine épaisse, accompagnés d'un jeune berger et son chien. Je poursuis ma descente au pas de course avant que le soleil ne disparaisse derrière les sommets. Puis, je remonte à pas de fourmi, faisant des pauses à chaque tournant. Les 3850 mètres d'altitude se font sentir. Je croise quelques villageoises qui me proposent de m'héberger dans leur hostal.

En remontant, je décide d'aller attendre le coucher du soleil du haut d'un petit promontoire. Sur le chemin, je croise Julien et Loreline, le couple Franco-Suisse rencontré à Baños. Nous sommes dans la même auberge. Superbe coucher de soleil. Séance photos. La température baisse d'un seul coup. Je n'ai apporté ni bonnet ni gants. J'enroule mon écharpe autour de ma tête pour me protéger du froid et rentre les mains dans les poches.

L'auberge est chauffée par un poëlle à bois qui est drôlement efficace. En peu de temps, j'enlève les couches de vêtements. La conversation est animée. Katherine et Duncan, un sympathique couple d'Australiens en tour du monde, un Californien en vacances et un Espagnol. Une femme de l'auberge s'approche pour me demander des médicaments contre la fièvre et les maux de tête. J'ai justement ma trousse de survie sur moi.

Le dîner arrive. Pop corn, soupe de pommes de terre très poivrée et épicée, plat principal composé de riz, patates, poulet et... bananes plantins, brocolis, haricots verts, petits pois. J'e prends une deuxième ration de plantins et de légumes, c'est festif ! Nous avons même une tomate de arbol en dessert. Nous discutons encore un moment puis rejoignons notre dortoir chauffé, lui aussi, par un poëlle à bois très efficace.
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