1er jour à Casa Jackson

Publié le par LAO.Nord

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Antigua, mercredi 25 novembre,

Levée 6h30. Dolores nous a préparé le petit dej typique, oeufs brouillés aux oignons, frijoles en purée avec des bananes plantins et la salade de betteraves et choux rouges. Excellent. Je passe à la laverie où les charmantes femmes qui tiennent l'endroit m'appellent déjà corazon. Je visite le couvent de la Merced en ruines. Reste une superbe fontaine et une vue magnifique sur les volcans depuis l'étage supérieur du patio.

Je descends la 6ème avenue où je m'arrête dans plusieurs agences pour me renseigner sur les navettes vers Río Dulce. Je continue jusqu'au Parque Central où l'agence Plus + offre le meilleur tarif. Puis, je me pose sur Internet. Emails, légendage de photos. Je retrouve les petits minois des enfants de Casa Verde. Sur le chemin du retour, je hume l'ambiance de cette ville qui me plaît décidément beaucoup et où je me sens prête à rester un moment pour faire du volontariat.

DSCN6116.JPGJe retrouve la famille et m'attable pour des pâtes bolo. Caroline et Chad ne tardent pas à me rejoindre. Je quitte la maison de bonne heure pour mon rendez-vous à Nuestros Ahijados. Luis, un Mexicain, qui jongle en permanence entre Anglais et Espagnol, m'accompagne à Casa Jackson en compagnie de Miguel, un jeune volontaire guatémaltèque. Les vacances scolaires ont commencé et il s'ennuie chez lui.

Je suis accueillie par Vera, Guatémaltèque parlant un Anglais absolument parfait, qui coordonne les volontaires. Elle me fait enfiler une blouse et un masque et me demande de ma laver les mains. Elle me fait visiter les lieux. Salle pour le pédiatre et la nutritionniste, buanderie, cuisine au rez-de-chaussée. Elle m'explique que la maison a été créée grâce à un couple de volontaires nord-américains qui ont fait une donation de 5000 dollars pour construire la maison.

DSCN6117A l'étage, quatre chambres avec des lits à barreaux, une salle de jeux, une penderie pour les vêtements et le linge des enfants. Elle me présente chaque enfant dont le nom est inscrit au dessus du lit. Tout est propre et bien en ordre. Plusieurs volontaires tiennent dans leurs bras des bébés. Les enfants sont ici pour 3 à 6 semaines, le temps de leur redonner des forces. Pendant ce temps, leur famille est éduquée pour les alimenter correctement. Un Français fournit des filtres à eau pour purifier l'eau.

Les histoires des enfants sont diverses mais toutes édifiantes. L'un deux, Esvin, a 9 ans, il est épileptique, ne sait ni marcher, ni se nourrir, ni parler. Jessica, une petite fille a un plâtre et est dans un fauteuil roulant. Malgré son âge elle ne parle pas, ni ne marche non plus.

La mère de l'un des enfants a été violée. Les parents ont forcé leur fille à épouser le violeur car elle était enceinte. Elle a vécu avec lui 3 ans en essayant de faire marcher le mariage mais son mari était alcoolique et la battait. Elle aime beaucoup son enfant mais celui-ci a inévitablement souffert dramatiquement de ce mariage désastreux.

DSCN6118Deux autres petits bébés rachitiques n'ont pas été nourris au sein et n'ont pas eu de lait de maternité. Leurs mamans ont 17 ans. Ils sont très en retard pour leur âge, ne savent pas s'asseoir et ont de petites jambes toutes maigrelettes. La plupart des enfants sont beaucoup plus petits que la moyenne de leur âge. L'un d'eux, Alex, a une grosse tête et un tout petit corps. Une petite fille est arrivée aujourd'hui au centre et ne cesse de pleurer.

Je commence par descendre les gobelets du dernier repas à la cuisine puis à plier le linge propre et à le ranger. Je m'occupe ensuite de Jessica qui veut être promenée d'une chambre à l'autre. Je mets ses chaussettes et ses chaussures à María, 2 ans, qui veut absolument marcher. Je console un tout petit bébé qui semble avoir une digestion difficile. J'amène Esvin dans la salle commune pour que ce soit plus distrayant pour lui. Je console encore une petite fille qui pleure.

Je discute un peu avec Justin, un sympathique Australien, qui est ici depuis 3 semaines et semble très enthousiaste. C'est l'heure du repas. Je nourris Alex, lui fait faire un petit rot à mi-parcours. Après avoir fini son gobelet de lait concentré, il s'endort sur mon épaule. Je le recouche et donne à manger à Esvin qui devient complètement hilare et tape des mains de contentement. C'est la première fois que je le vois un peu s'animer.

DSCN6119Je retourne consoler Rosa qui aime être dans les bras. Puis c'est le tour de la nouvelle venue. C'est déjà l'heure de partir et elle ne veut pas me lâcher. Elle serre très fort ses petits poings et s'accroche à mon doigt d'un côté et à ma blouse de l'autre. C'est un vrai déchirement. Je m'inscrit sur le grand tableau pour la fin de la semaine, laisse le week-end jusqu'au mardi pour l'excursion à Livingston avec Caroline et Chad, puis reprends de mercredi à dimanche pour la semaine suivante, le week-end étant le moment où ils manquent le plus de volontaires.

Je retrouve Caroline et Chad au Café Fernando pour un chocolat chaud. En partant, le propriétaire nous offre des fèves de chocolat. Je retrouve le Français qui à offert les filtre à eau à Casa Jackson et est de passage des US pour Thanksgiving. Il nous recommande plusieurs endroits à visiter et en particulier Finca Paraiso sur le Lago Izabal proche de Río Dulce.

Nous rentrons à la maison où nous attend une soupe de haricots rouges. Caroline et Chad ont rapporté de la poudre de chocolat et cannelle pour le dessert. Dolores et ses filles vont assister à un match de foot féminin entre différents quartiers de la ville. Nous discutons un moment avec Chad à propos de l'Afrique qu'il connaît bien, ayant vécu 2 ans en Côte d'Ivoire, travaillant pour les Peace Corps. Pendant ce temps, Caroline étudie le voyage au Honduras.

Publié dans Guatemala

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Christine 04/12/2009 09:02


C'est ça ! C'est finca Paraiso dont je ne trouvais plus le nom !
Sinon, chapeau de t'occuper de petits loulous qui n'ont pas des vies faciles, faciles...

bisous,
Christine


LAO.Nord 04/12/2009 15:55


Finalement, on n'y est même pas allés, flûte !