VTT al lado del Pacifico y observacion del cielo del hemisphero sur

Publié le par LAO.Nord

Mardi 7 juillet

Levée 7 heures. A la douche, la place est déjà prise. Je dois donc patienter dehors dans le froid. Réveil vivifiant. Je prends le petit dej avec Elizabeth, l'Autrichienne, qui elle aussi a prévu l'excursion pour voir les pingouins de Humbolt. Maria, notre hôtesse me propose un petit pain frais pour accompagner mon thé. Ce n'est pas de refus. Le minibus passe nous prendre et nous faisons le tour de tous les hôtels pour récupérer tout le monde. Une fois au complet, le chauffeur nous annonce que le vent se lève et qu'on ne pourra pas naviguer aujourd'hui. Elizabeth est décue, elle part ce soir pour San Pedro et ne pourra pas reprogrammer l'excursion pour un autre jour. Pour moi, je remets ca à demain.

Nous décidons de partir ensembles à Coquimbo, la ville voisine, en louant des vélos. A cette heure matinale, quasiment tous les loueurs sont fermés. Mais on finit pas en dénicher un qui nous prête d'excellents VTTs. La ballade jusqu'à Coquimbo est très chouette. On longe l'Océan sur une piste cyclable, avec au loin le promontoire de Coquimbo. Le temps est magnifique et l'on se réchauffe vite à pédaler. En route, on s'arrête pour prendre quelques photos mais ma carte mémoire est déjà pleine. Déjà 272 photos que j'avais réglées sur 9 mègas !

Un peu plus loin, nous assistons au ballet des oiseaux qui pêchent au raz de l'eau. Nous observons ensuite des pêcheurs debouts avec de l'eau à mi-jambes qui pêchent au filet. Près d'un petit ponton, nous trouvons pélicans et loups de mer. Nous arrivons au port au moment du retour de la pêche. Les pêcheurs retirent de leurs filets de gros crabes roses. L'un deux en accroche un sur la gente arrière de mon vélo mais je n'ose pas le toucher pour le retirer ! Nous repérons au loin ce qui sera sûrement  notre restaurant pour midi.

En attendant, nous nous attaquons à la colline qui mène à l'immense croix en béton qui domine la baie. Au premier carrefour, je fais signe à Elizabeth que je continue à pied en poussant le vélo. En effet, la perspective de la montée rivalise avec les plus belles collines de San Francisco ! Ca n'effraye pas Elizabeth plus que ca, habituée qu'elle est aux cols autrichiens. Mais elle se plie à mes caprices et pousse sa bicyclette sans mot dire. La montée n'en finit pas.  Nous faisons route avec une habitante du coin qui nous indique le chemin.

Après une grosse demi-heure, nous atteignons enfin le sommet. Quelle vue ! Devant nous s'étend la baie avec au loin les sommets des Andes et à nos pieds les maisons colorées de Coquimbo. A ce stade, autant payer l'entrée du musée et grimper jusqu'au sommet de la croix équipée de deux ascenseurs et d'une vue panoramique. On n'arrête pas le progrès... Au pied de la croix, un petit musée en l'honneur du Cardinal local, vraie pop star de l'Eglise. Très insolite.

Pour redescendre, je suis terrifiée de reprendre le VTT. En plus, les freins sont tous neufs et je n'ai qu'une crainte, être obligée de freiner en urgence à un croisement et faire une culbutte par dessus le guidon. Je laisse passer les deux  premières quadras, très pentues, et finis pas écouter les conseils d'Elizabeth qui me montre comment faire pour ne pas prendre de vitesse. La redescente est beaucoup plus rapide et nous arrivons sans mal au port où nous avons bien mérité notre almuerzo.

Pour la peine, nous prenons le menu du jour : soupe de vacuna et congre frit. Le vin blanc chilien nous est servi dans des tasses à thé, sûrement plus pratique pour la vaisselle. Pas d'autre café que de l'instantanné. Nous enfourchons donc nos vélos à la recherche d'un vrai expresso. Apparemment difficile d'en trouver en ville. Nous prenons donc le chemin du retour où Elizabeth avise une magnifique terrasse avec vue sur la baie.

Le proprietaire est charmant et nous raconte tout plein d'histoire rigolottes. En particulier qu'il y a eu un temblor sur le coup de midi et demie. Nous devions etre dans la croix ou dans la montee, en tout cas on n'a rien senti ! On a evite de peu le maremoto en n'allant pas voir les pingouins de Humbolt. Il est deja cinq heures. Il faut vite rentrer rendre les velos, puis telecharger les photos avant l'arrivee de la navette pour l'observatoire de Mamalluca. C'est l'heure de pointe en ville, et apres avoir fonce sur pa piste cyclable, nous voila bloquees avec le trafic.

Sur le chemin du retour, je m'arrete dans une boulangerie pour acheter de quoi composer mon pique-nique du soir. Pendant ce temps, Elizabeth cherche un petit epicier pour acheter une biere pour l'apero. Arrivees au logis, j'ai tout juste le temps de telecharger mes photos de la journee et de rendre sa carte a Elizabeth que le chauffeur du minibus vient deja me chercher. Nous voila en route pour Vicuña, eclaires par la pleine lune qui illumine la Vallee del Elqui.

A Vicuña, nous faisons une petite halte et recuperons au passage un Francais venu travailler sur la reimplantation de l'Aquinoa au Chili. Il a juste une journee de libre et en profite pour aller voir l'observatoire. A l'observatoire de Mamalluca, pas vraiment de cours sur l'Astronomie, plutot des travaux pratiques. A peine arrives, nous avons deja l'oeil dans le grand telescope et observons une etoile rouge, une autre orange, une bleue, une nuage compose de plus de cinquante etoiles, puis c'est le tour de Saturne qui est meme visible a l'oeil nu. Petite explication des constellations, la Croix du Sud, le Scorpion, et pour finir la plus belle, la lune et ses crateres. On a meme une petite photo souvenir !

Retour dans la nuit, je tombe de fatigue, je prends quand meme une petite tisane avec Andres avant de m'effondrer jusqu'au lendemain.

Publié dans Chili

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