Hardcore shopping

Publié le par LAO.Nord

Vendredi 10 juillet

Levée 8h30 grâce au réveil d'Alandra, le mien est parti avec le portable. Je commence ma journée marathon. Internet d'abord pour écrire au Consulat, puis je me rends à la Fiscalidad où l'attestation m'est délivrée rapidement. Je hante ensuite la ville à la recherche d'un appareil photo, de lunettes de soleil, d'un guide de voyage et d'un sace à dos. Pas convaincue par les appareils en ville. Je trouve des clips à mettre sur mes lunettes de vue mais il faut les limer à la taille de mes lunettes : c'est déjà assez ridicule comme ca ! Il me faudra repasser à 16h30 pour qu'ils puissent s'en occuper. Je passe devant une librairie mais elle aussi n'ouvrira qu'à 16h30 : c'est la pause déjeuner.

Je me rends donc au mall qui sera vraisemblablement ouvert pendant ce temps. Je trouve un appareil qui me convient chez Falabella mais ils n'ont plus de carte mémoire qui va avec. Je me rends donc à la chaîne Paris concurrente où je me laisse convaincre par la vendeuse pour un Nikon Coolpix vendu avec une carte mémoire. Je fais une halte à l'hôtel avant de repartir en ville.

Le limage des lunettes prends un temps dingue et j'en profite pour chercher un guide pendant ce temps. Après mainte recherche, je finis par trouver "le" guide en Anglais de la ville. Il n'a pas l'air terrible mais je n'ai pas vraiment le choix et en plus il coûte deux fois le prix du Lonely... En revanche, je n'arrive pas à trouver un sac potable. Je crois que je vais utiliser un sac plastique en attendant. Au moins, ca n'attirera pas l'attention. J'essaye les lunettes, c'est vraiment cloonesque mais je ne vais pas encore attendre 5 jours pour des lunettes à ma vue.

Je rentre à l'hôtel absolument épuisée. Je finis le reste de mon pique-nique de midi et suis à nouveau invitée par la bande de francophones qui ont fait une salade extraordinaire avec amandes, cacahuètes, laitue, poires, mandarines, caorttes et tomates. Je me resserts deux fois tellement c'est bon. En revanche, je ne les accompagne pas boire un verre car j'ai fait un léger vertige.

Je reste à discuter avec Maira et un Allemand dont c'est le deuxième séjoure ici. Maria nous raconte sa vie. Son mari est parti avec sa meilleure amie après 10 ans de mariage. Il l'a laissée seule avec deux enfants en bas âge, Andres et Mauricio. Elle a toujours su se débrouiller. Et puis, un jour, un Israëlien a tapé à sa porte pour passer la nuit. Il est resté 15 jours. Elle lui aviat dit de ne rien payer mais il a laissé un petit mot avec beaucoup d'argent dedans. Quelques temps plus tard, deux Israëliens frappent à la porte. Ils cherchent une chambre et ont entendu parler de la Casa de Maria par leur ami.

Le bouche à oreille faisant son oeuvre, la maison accueillante se transforme peu à peu en auberge, s'agrandissant et s'équipant au fur et à mesure avec l'aide d'Andres et Mauricio. Et puis un jour, quelqu'un sonne à la porte avec un guide de voyage en main dans lequel on parle de Cas Maria. Cette dernière est toute émue et se plie en quatre pour ses hôtes. Enfin, le courronnement, c'est le Lonely Planet et depuis la maison ne désemplit plus. Maria envisage de refaire sa cuisine.  Il faut surélever le toit et faire un espace plus grand pour qu'elle puisse cuisiner et faire des gâteaux pour les routards. Maria a le coeur sur la main. C'est vraiment la maison du bonheur !

Publié dans Chili

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