Sur la route

Publié le par LAO.Nord

Samedi 11 juillet

Ce matin, pas de réveil. Je pense me lever vers 8h30, en fait, quand je suis prête pour prendre le petit déjeuner, le couple de journaliste qui a décidé de faire la grasse mat me dit qu'il est déjà 10h. Et moi qui pensait prendre le bus de 10h pour Copiapo ! Heureusement, il y a un autre bus pour 11h. J'avale mon thé et mon pamplemousse, je fais mes adieux à Maria et je décolle enfin de la Serena...

Dans le bus, je suis assise à côté d'une gentille mamie canadienne. Le trajet passe vite entre la lecture de mon nouveau guide, l'écriture de mon journal, la discussion avec ma voisine, les photos du paysage désertique et montagneux qui nous entoure. Vers 16h nous arrivons à Copiapo. Ce n'est pas la fête des auberges ici. Les hôtels sont hors budget, certaines auberges sont complètes, d'autres sont franchement sordides ou complètement kitch, voire sales... Je finis par m'arrêter dans un residencial qui a l'air un peu plus sympathique que les autres et, surprise, il est moins cher. Allons-y.

Je parcours ensuite la ville à la recherche d'une agence d'excursion pour partir demain au Parque Nacional Tres Cruces où l'on peut admirer lagunes de toutes les couleurs et flamants roses. Peine perdue, j'ai parcouru des kilomètres pour rien. La seule agence que j'aie réussi à trouver n'a personne pour demain et le prix de l'excursion en solo est exhorbitant. Tant pis, je vais prendre la route demain pour Antofagasta plus au Nord.

Je m'arrête épuisée dans un restaurant avec terrasse qui a une mine sympathique. En fait, mon pancake (prononcer pankéké) est infâme mais ca nourrit : je n'ai pas mangé ce midi... Je passe donc faire des courses pour ne pas être prise au dépourvu dans le bus de demain. Je réalise alors que je n'ai pas mis mes polaires alors que la nuit est tombée. Il fait beaucoup plus chaud et surtout moins humide qu'à la Serena, c'est déjà ca de gagné.

Pas de routards ce soir dans mon auberge mais des musiciens chiliens. Pas sûr que j'arrive à dormir sans mes boules quiès qui sont elles aussi perdues corps et âme... En fait, je discute avec les musicien qui m'invitent à venir écouter le concert folklorique qu'ils vont donner sur la grand place. Je suis déjà en pyjama et un peu fatiguée, et puis je n'ai pas vraiement le coup de coeur pour cette ville, je décline donc leur aimable proposition.

Publié dans Chili

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