Sur le port d'Antofagasta

Publié le par LAO.Nord

Dimanche 12 juillet

Le maître de maison me réveille  à 8h. Devant l'infâmie de la douche, je me contente d'une toilette de chat. Je suis à la gare à temps pour le bus de 8h45 pour Antofagasta, la 2ème ville du pays. Pas formidable apparemment mais c'est déjà 7 heures de bus. Le trajet est long et monotone à travers le désert. En plus un gamin insupportable n'arrête pas de crier et de faire des crises. Ici, l'enfant est roi et c'est à peine si on lui demande de se taire. N'ayant plus mon ipod, je ne peux m'isoler dans ma sphère.

Après avoir traversé ce désert infini, nous arrivons enfin à Antofagasta qui est une bande de terre entre la montagne et la mer. Les petites barraques sur un seul étage, comme partou ici, pour réduire l'impact des temblores et terrmotos, semblent bien pauvres, vieillottes et de guingois, pour la 2ème ville du pays.

Arrivée au terminal de bus, je demande déjà les horaires pour Iquique et San Pedro. Seulement 4 heures pour San Pedro. Mon coeur balance. Marre du bus. Je vais peut-être arrêter les villes et faire un peu de randonnée dans la cordilière.

En attendant, je demande mon chemin pour le centre. La gare de bus semble bien loin. La cajera de Turbus me recommande de prendre un collectivo, taxi collectif. Il y en a un qui arrive quasi-immédiatement. Je n'ai pas de monnaie mais le chauffeur est sympa et il me fait l'appoint. Il me conseille même pour les hôtels.

Je suis néanmoins très sceptique sur les residenciales du coin. De toute facon, le seul que je trouve n'a que des chambres de 4. On m'en indique un autre mais je ne l'ai jamais trouvé. J'arpente les rues pas très engageantes en ce dimanche après-midi. Les boutiques sont fermées et très peu de gens dans les rues à part quelaues traînards. Je joue à les éviter à la recherche d'un hôtel.

Je finis par m'apercevoir que je suis suivie par 4 chiens errants, sans doute attirés par le reste de frommage qui embaume mon sac plastique. J'ai vraiment l'air d'une clode ! Je remonte vers le haut de la ville plutôt que de descendre vers le port et la qulité des maisons va en s'améliorant. Le prix des hôtels va crecendo aussi. Après avoir refusé une chambre minable à 5000 Pesos, je me retrouve épuisée à accepter un hôtel à 25 000 Pesos ! Hors de prix, mais j'en ai trop marre. Comble du luxe, j'ai une salle de bain dans la chambre. En revanche Internet est payant, l'abus...

Je prends mon courage à deux mains pour faire un petit tour du centrem sans mon gros sac cette fois, avant la tombée de la nuit. Je vais jusqu'au Yacht Club avec vue sur le port. Vraiment pas terrible ! Je rebrousse chemin et vais faire un peu d'Internet car j'ai vraiment beaucoup de retard sur mon blog. Je redescend ensuite la rue de l'hôtel qui se prolonge en voie piétonne et où j'ai repéré un resto sympa ouvert.

 

Je commande une albaroca grillada sur une trilogie de purées de pomme de terre : romero, aceituna et merquén. La préparation est accompagnée d'une sauce à l'orange, au miel et au gingembre. L'alaborca est un poissonm je ne prends pas trop de risques au bord de la mer. Et puis, ca m'a l'air original et délicieux. En effet, je suis conquise, seule la purée de papas al merquén me laisse sur ma faim, un peu trop forte à mon goût.

 

La serveuse va chercher le chef pour qu'il me donne des explications. Grande maison ! D'autant que j'ai le droit à un petit amuse-bouche pour éveiller les papilles, glace orange et gingembre : délicieux. Du coup, je me laisse convaincre par le chef d'essayer un dessert, première fois de mon séjour où j'arrive jusqu'au dessert. Enfin, c'est plus par gourmandise et par curiosité. Ils font une crème brûlée irlandaise  à base de Whyski. Pas mal, mais un peu décevant, la crème est un peu compacte à mon goût. Mais un vrai bon point pour Raconto, mon meilleur resto, et surtout le plus créatif, depuis mon  arrivée au Chili.

Publié dans Chili

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