Failli y laisser quelques doigts

Publié le par LAO.Nord

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San Pedro, Geysers del Tatio, jeudi 16 juillet,

Alexis tape au carreau de ma fenêtre à 3h30. Je me lève immédiatement en enfile ma tenue de combat. Nous sommes encore assis à l'arrière du minibus. Le chauffeur nous conseille de dormir si nous y parvenons. La route est très mauvaise. Elle semble ne jamais finir. Dans le noir, nous ne pouvons même pas regarder le paysage. Le froid est mordant et Verena qui est près de la fenêtre m'emprunte mon duvet que j'ai emporté par précaution.

Enfin, nous arrivons à l'aube. De loin, les geysers, entourés de montagnes qui se découpent sur le ciel rose. A couper le souffle. Nous approchons des geysers. Ce sont comme de mini-volcans qui crachent une vapeur d'eau chargée de divers minéraux. Au lever du jour, ils entrent tous en même temps en activité et la pression se fait plus forte avec les changements de température.

DSCN0386Spectacle magique, il faut cependant être prudent et ne pas trop s'approcher, on peut être gravement brûlé, certains sont même morts de leur imprudence. On s'attarderait bien plus longtemps mais il fait -8 degrés Celsius et les extrémités s'engourdissent. Je tape dans mes mains pour les réchauffer, mes petits gants de laine sont très insuffisants. Je vais investir dans une paire de gants en Alpaga pour doubler les épaisseurs.

Devinez quoi, le petit déjeuner nous est servi en plein air, et oui, les Atacameños sont de rudes gaillards ! Thé, sandwich au fromage et petits biscuits. Nous voilà revigorés. Je fais quand même quelques mouvements de body combat pour me réchauffer. Malgré mes grosses chaussettes de ski et mes godillots de rando, mes orteils commencent à prendre aussi...

DSCN0390Après les geysers, la baignade dans une piscine naturelle d'eau chaude. Me connaissant, vous savez, bien entendu, que je n'ai même pas pris la peine d'enfiler mon maillot de bain. Je suis chargée d'un appareil photo et d'un Iphone pour immortaliser les prouesses d'Alexis, Deborah et Mauricio qui se sont jetés à l'eau.

L'étape suivante est un microscopique village d'une seule rue, non loin duquel des lamas s'abreuvent à un cours d'eau, dans une grande prairie. Ils fuient à mesure que j'avance vers eux, puis peu à peu, s'habituent à ma présence. Sur le chemin du retour, nous nous émerveillons devant une lagune sur fond de volcans. Quelques oiseaux y ont élu domicile. Sur la paroi rocheuse, des mousses vertes cachent des lapins préhistoriques jaunes et verts avec la queue en tire-bouchon. Non, je n'avais pas pris trop de feuilles de coca. Je n'ai pas réussi à les voir mais je ne rigole pas, Mauricio et Deborah en ont immortalisé un. Incroyable.

DSCN0417Sur le chemin du retour, nous somnolons dans la voiture. De retour à l'auberge, petite dînette rapide. Deborah et Mauricio partent faire la sieste, Alexis, lui aussi, reste se reposer à l'auberge, il veut absolument tester le hamac étendu dans la cour. Verena, Melanie et moi allons au centre faire du shopping. La Poste est fermée. On fête la Virgen del Carmel.

Pendant que Melanie et Verena font des emplettes dans les boutiques de souvenirs, je visite les agences de voyage proposant des tours pour la Bolivie. Les prestations semblent toutes identiques et les prix varient très peu. Je suis donc mon feeling et arrête mon choix sur le premier vendeur qui a été très aimable et m'a expliqué tout le programme dans ses moindre détails.

DSCN0453Nous rentrons à l'auberge en vue de boire un verre tous ensembles avant le départ de Verena, Melanie et Alexis. Malheureusement, notre supermarché est fermé pour la Virgen del Carmel. Mauricio nous sauve la mise en sortant une bouteille de Pisco. Il nous propose un Piscola (Pisco + Coca Cola). Échange d'adresses. L'heure a sonné pour nos amis. Melanie semble très émue. C'est avec un peu de tristesse que je les regarde partir.

Je retourne en ville réserver mon expéditions. A l'agence, je croise un Francais qui arrive de Bolivie et que j'arrête au vol pour lui demander quelques infos. Nous discutons un bon moment et échangeons nos coordonnées. Je passe faire un peu d'Internet dans mon cybercafé préféré puis je retrouve Deborah et Mauricio qui m'emmènent dîner dans un resto AVEC TERRASSE qu'ils ont découvert.

 

DSCN0509La maison nous offre un Pisco de bienvenue. Nous nous installons A L'EXTERIEUR (vous avez bien lu) près du feu. Deborah est un peu indisposée par le mal d'altitude et a bien du mal à attaquer sa salade. Mauricio et moi avons opté pour le menu mais j'avoue que je cale un peu sur le dessert. J'ai, une fois de plus, explosé le budget pour notre dernière soirée ensembles.

Publié dans Chili

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