Au milieu de nulle part

Publié le par LAO.Nord

DSCN0882

Laguna Colorada, Salar d'Uyuni, dimanche 19 juillet,

Réveil 6h30. Je suis la seule apparemment à avoir bien dormi, ou presque. Mal des montagnes pour Christina, doublé d'asthme pour Patrycja, de resaca et de palpitations pour Iñigo. Bref, réveil difficile pour tout le monde. Pas de douche dans le refuge, ça tombe bien je suis déjà habillée !

Petit déjeuner calme, Iñigo et Agustin font passer leur mal au crâne avec un thé à base de feuilles de coca. Nous reprenons la route et Crespin, notre chauffeur, nous précise d'ores et déjà que la piste va être terriblement mauvaise. En effet, ça tangue tant et plus et Christina et Patrycja n'en mènent pas large. Nous sommes même obligés de descendre quand la voiture se trouve prise par la neige, la glace ou les rochers, pour que Crespin puisse manoeuvrer.

DSCN0849La matinée est à nouveau ponctuée de lagunes dont certaines sont peuplées de flamants roses. Nous déjeunons dans des rochers donnant sur l'autre versant du Licancabur, crevé par un immense cratère, encore légèrement enneigé (nous sommes côté Nord et ça n'a pas encore fondu comme du côté Chilien).

Nous avons le sentiment de faire du sur place malgré la route parcourue. L'après-midi est plus difficile. La route est longue, très pénible et le paysage se fait plus monotone. Nous arrivons dans un salar dénommé Chinguana, prémices du Salar d'Uyuni.

DSCN0878Aux bords du salar, nous nous arrêtons dans un bled dénommé San Juan où il ne fait pas bon vivre. Pauvres masures, quelques âmes en peine survivent, on ne sait comment, dans ce lieu perdu. Quelques lamas, du sel à perte de vue y poco más.

Nous découvrons les femmes boliviennes avec leur tenues excentriques : jupes courtes bouffantes, gros châles et chapeaux. Florinda, notre cuisinière, qui nous accompagne aux côtés de Crespin, en est le prototype. Toute vêtue de rose layette, elle a une touche extraordinaire.

DSCN0851Nos genoux sont à bout d'être recroquevillés dans la voiture et nous ne sommes pas pressés de nous entasser à nouveau pour la dernière heure de route jusqu'à l'hôtel de sel. Nous y sommes enfin, au bord du Salar d'Uyuni où nous allons faire quelques pas pour nous dégourdir les jambes. Ensuite, à la douche ! Il faut en profiter avant que la nuit tombe et que le froid mordant ne nous engourdisse.

Pour le dîner, Crespin nous annonce ironiquement un plat de flamant rose, vous comprendrez poulet rôti, absolument délicieux. Notre tablée a bien descendu la bouteille de rouge servie pour le repas. Nous nous regroupons ensuite avec la table voisine, composée d'un Brésilien, de plusieurs Espagnols, de Belges, de Français, d'un Japonais ainsi que de deux Allemands. On passe de l'Anglais à l'Espagnol allègrement, petits apartés en Basque pour Uxoa et Iñigo.

DSCN0933Iñigo fait tourner la bouteille de rhum qui touche déjà à sa fin, puis prépare un Calimucho. Nous ne sommes plus qu'à 3500 mètres d'altitude, un peu d'alcool ne peut pas nous faire de mal... Sur le coup de 22h, je tombe de sommeil et abandonne le champs de bataille.

Publié dans Bolivie

Commenter cet article