Panne d'électricité !

Publié le par LAO.Nord

DSCN1040

Uyuni, Potosi, mardi 21 juillet,

Je me réveille difficilement. Mon lit était complètement défoncé et j'ai eu trop chaud avec ma tenue de combat. J'ai dû enlever les couches au milieu de la nuit et carrément sortir mon duvet de dessous les couvertures polaires. La femme de l'auberge a oublié de me réveiller. J'ai 20 minutes de retard sur le planning. Pas d'électricité dans tout Uyuni ce matin, on fonctionne à la bougie. Un peu laborieux. Du coup, l'eau chaude ne fonctionne pas. Encore pas de douche ce matin. Et moi qui comptais me laver les cheveux après notre trip dans le Salar !

Je boucle mon sac et m'arrête dans une papeterie pour acheter un carnet de voyage. Mon Moleskine est déjà fini... J'ai le choix entre couverture abîmée ou filles à poil ! La vendeuse finit pas me dégotter un carnet rouge à spirales. Je continue en direction du marché mais il n'y a pas grand chose de tentant pour mon petit dej et mon pique-nique du midi, à part une pomme. Arrivée au terminal de bus, je complète par un paquet de biscuits secs. En route !

DSCN1031Le confort et l'atmosphère des cars boliviens change du tout au tout. Je suis entourée de Boliviens, pas un seul touriste. Les femmes montent, chargées de paquets qu'elles portent sur le dos, dans un baluchon rose vif, décoré de fleurs bleues et vertes. Elles ont toutes un chapeau, de longues tresses noires, le visage buriné.

Une jeune fille s'assied à côté de moi. La piste est très bonne comparée à ce que nous avons vécu depuis la frontière chilienne. Cependant, ma voisine est visiblement sensible de l'estomac et se vomit dessus : charmant ! Je lui passe tous les Kleenex possibles et, heureusement, elle descend quelques minutes plus tard. Je me voyais mal passer les 6 heures de trajet à côté d'elle !

DSCN1038Ma nouvelle voisine a un petit bébé qui ne cesse de téter sa maman. Pour la pause dej, j'ai un mal fou à me faire servir dans le resto au bord de la route. Énervée que tout le monde me passe devant, je retourne dans le bus manger ma pomme et terminer mon paquet de biscuits. De toutes façons, les cuisines avaient l'air franchement insalubres...

 

Quelques beaux passages, mais dans l'ensemble, le paysage est monotone et le vent puissant soulève en permanence des nuages de poussière. Je commence à en avoir assez d'être assise quand nous arrivons enfin à Potosí.

 

DSCN1039Pour rejoindre le centre ville, je dois remonter 6 quadras avec une bonne côte. Lestée par mon sac à dos, je peste contre le vent, la poussière et l'altitude qui m'empêchent de respirer à mon aise. Épreuve de force, avancer à pas lents pour ne pas faire un malaise, comme c'est déjà arrivé à quelques touristes. Je choisis mon hôtel, pas trop éloigné, car cette montée est vraiment éprouvante. Pas mal de commerces à côté et quelques cybercafés.

J'ai un gros coup de barre. Je décharge mon sac avant de repartir visiter le centre. Petite étape préalable pour reprendre des forces dans un salon de thé, peuplé de routards, où je retrouve, pour la 3ème ou 4ème fois, le même groupe de Français. Nos chemins se suivent. Je commande un chocolat chaud et un gâteau aux pommes. J'ai bien du mal à retrouver mon énergie. Je me force néanmoins à aller faire un petit tour de la ville.

DSCN1041Première vraie belle ville au niveau architectural, influence baroque espagnole, l'altitude en plus. Multitude d'églises, marchés, rues animées, je pense que je vais rester un peu ici. J'achète de bons petits pains frais sur le chemin du retour de l'hôtel, où je repasse rapidement, puis, halte habituelle dans un cybercafé. Surprise, Marion est en ligne, et nous "chattons" sur facebook.

Je me rends compte que j'ai laissé ma bouteille d'eau dans le bus et retourne à l'épicerie où la vieille dame et une ribambelle d'enfants s'occupent de moi. Je gagne ensuite le centre, à la recherche d'un resto. Les rues sont très animées et engageantes. J'atterris sur la place principale, dans un bar-resto à la déco agréable et peuplé de gringos.

DSCN1042La table voisine est occupée par deux Australiens et un Belge, rejoints par un Texan. L'un des Australiens lie la conversation et me raconte sa journée à la mine. Mes voisins m'invitent à se joindre à eux. Ils sont très sympathiques et rigolos, et l'on passe allègrement de l'Anglais à l'Espagnol. Nous parlons tout bonnement le Spanglish. Ils sont dans un hôtel dans la même rue que le mien et le Belge pousse la politesse jusqu'à me reconduire à ma porte.

Publié dans Bolivie

Commenter cet article