En route pour la capitale

Publié le par LAO.Nord

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Potosi, Sucre, jeudi 23 juillet

8h30, je m'apprête à descendre prendre ma douche, persuadée que le portier a encore oublié de me réveiller, quand je le croise dans l'escalier, il montait frapper à ma porte. Douche froide à nouveau. Je fais grève. Je suis furieuse. J'en ai marre d'avoir froid. Je natte mes cheveux en tresse africaine et enfile mon bonnet par dessus.

Je passe par le marché où j'achète petits pains frais, pommes et fromage de chèvre frais, pour 50 centimes d'Euros ! Je passe prendre un petit déjeuner dans un lieu bien original. Il s'agit d'un immense palais baroque, reconverti en théâtre, et qui abrite également un restaurant. Service pas au niveau du standing de l'endroit, petit déjeuner continental tout juste correct, je ne laisse pas de pourboire.

DSCN1104Je m'aventure à nouveau dans les rues en pente du centre et tombe sur l'Iglesia San Francisco qui est ouverte à la visite. Je me décide car je n'ai pas encore vu les toits de la ville et on peut monter dans le clocher. La vue est effectivement superbe. Toits de tuile, clochers baroques pointant par ci par là et bien sûr le Cerro Potosí dominant la ville. La lumière est très belle. Le reste de la visite est sans grand intérêt.

Je repasse à la Poste où le marchand de cartes postales m'a fait crédit d'1,50 Bolivianos car il n'avait pas la monnaie. Mais c'est fermé. Je suis bien embêtée. Je regagne l'hôtel, où je résilie la chanbre et récupère mon sac à dos et m'empresse vers la gare de bus. Le portier de l'hôtel m'avait dit que les bus pour Sucre partaient à 13h mais le Routard avait bien raison, le bus de 12h30 vient de partir et le prochain est à 14h.

DSCN1108J'en profite pour passer un coup de fil et réserver mon hôtel à Sucre, puis faire un peu d'Internet. Je prends mon pique-nique, en attendant qu'on charge mon sac sur le toit du bus. Je complète mon délicieux repas par des gâteaux à la farine et aux oeufs, à mi-chemin entre le gâteau au yaourt et la madeleine, en plus bourratif !

La route est belle, sans plus, mais le soleil tape fort et l'on est obligés de fermer les rideaux. Nous descendons de 4100 à 2800 mètres. Je pense que le chauffeur n'a pas de levier de vitesse car il freine par à-coups, ce qui est terrible et me donne limite mal au coeur.

DSCN1111Petite scène dans le bus, tandis que le chauffeur accepte plus de passagers que de places assises et que le couloir central devient encombré. Un passager menace de dénoncer le chauffeur qui nous fait prendre des risques inconsidérés pour maximiser le revenu du trajet. On finit par repartir et le chauffeur cesse de s'arrêter pour faire monter de nouveaux passagers. Je constate, effarée, que les passagers voyageant assis sur leur baluchon dans l'allée centrale payent le même prix que les autres. Quelle magouille !

Contente d'arriver à Sucre. La ville est installée sur de petites collines et semble bien accueillante. Je saute dans un micro qui se dirige vers le centre ville. L'hôtel que j'ai réservé est en plein centre. Je saute dans la douche mais rebelote, l'eau est belle et bien froide. Mais, contrairement à ce matin, la température extérieure est plus engageante et je tente le tout pour le tout, je me lave les cheveux. Un peu difficile quand même mais je suis tellement contente, et il fait si bon dehors.

DSCN1122Je sors faire un rapide tour de la grand place, avant de me poser dans un bar resto, tout ce qu'il y a de plus européen. Retour à la civilisation. Les rues grouillent de monde, les étudiants se retrouvent sur la grand-place, bâtiments d'influence espagnole, qui me rappellent Buenos Aires, bars et restos branchés, je trouve ici une Bolivie surprenament moderne.

Publié dans Bolivie

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danielle iriart 30/07/2009 10:15

Tu es très loin des 5 fruits et légumes/jour.....
Bien terre à terre... comparé aux sites inoubliables que tu parcourent.