Cyber-hysteria

Publié le par LAO.Nord

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Sucre, samedi 25 juillet,

Je me lève tranquillement et vais dans un café voisin, à l'intérieur d'un patio blanchi à la chaux, et où l'on fait la queue pour déguster empanadas à la viande ou au poulet. Je goûte à une de chaque. Absolument exquises. Je me rends ensuite au Musée Universitaire, qui comprend une partie d'art bolivien jusqu'à nos jours, une partie coloniale et une partie archéologique. Sans guide, c'est moins intéressant.

DSCN1207Je me rends ensuite à la Banque Nationale de Bolive, la BNB, qui présente une petite exposition de masques traditionnels très bien présentée et expliquée. Je profite ensuite de l'heure creuse pour monter tout en haut de la ville, au Café Mirado, qui m'a été recommandé par mes amies belges de la veille.

Je prends mon petit pique-nique sur une place où se tient une fête foraine. Très peu de touristes. Un petit marché offre tout un tas de sucreries et je craque pour des pruneaux. Mon pique-nique, acheté le matin au marché, regorge de fruits et légumes qui font tant défaut dans les restos. 2 tomates, 1 poire et des pruneaux, je crois que j'ai un peu forcé la dose... Je termine par un cocktail de fruits frais, au café avec vue sur la ville.

DSCN1212Le soleil tape fort dans le transat et je retourne faire un tour avant l'ouverture du Couvent de la Recoleta. Celui-ci abrite 4 cloîtres très agréables, les uns plantés de fleurs médicinales, les autres d'arbres fruitiers : orangers et citronniers. Un magnifique cèdre millénaire exauce les voeux. Christs sanguinolents, ostensoirs en argent et pierres précieuses, madones, saints, la panoplie habituelle. Je commence un peu à saturer.

Je fais ensuite une grande ballade un peu excentrée en direction du cimetière qui semble être un parc comme un autre, ombragé par de grands arbres et dont les tombeaux sont plus présomptueux les uns que les autres. Même dans la mort, le statut social a son importance.

DSCN1215Fatiguée de mon périple, je rentre en micro et fais une petite pause salutaire à mon hôtel, avant de retourner dans un bar, où j'ai repéré qu'ils faisaient de l'échange de livres. Je veux me débarrasser de mon guide du Chili, devenu un poids mort, mais je ne suis pas convaincue par l'offre. Je me rattrape sur un chocolat chaud.

Il est encore tôt et j'en profite pour écrire deux articles sur Internet. L'inspiration me prend même de télé-charger mes photos. Grosse erreur. Je ne peux pas télé-charger massivement sur Facebook, Picasa prend des plombes et mon ordi n'a pas de graveur de CD.

DSCN1222J'emprunte une clé USB à mes voisins, mais elle est vérolée. Je dois donc télé-charger à nouveau mes photos sur un autre ordi, mais il n'a que des ports USB1 et ça prend des heures, au sens propre. Ca finit par planter alors qu'il est près de 21h30. Ça fait plus de 3 heures que je suis dans le cybercafé. Je suis dans un état de rage, heureusement vite compensé par mes nouveaux amis, qui me proposent d'aller dîner ensembles.

Nous testons un resto dans la rue et, après quelques tapas, je commande un hamburguesa. Ça plus la bière, je suis calée. Fabien et Matthieu sont saisonniers dans les stations de ski des Alpes. Ils ont pris 5 mois pour descendre depuis le Costa Rica jusqu'à la terre de feu. Ils logent à côté de mon hôtel et sont motivés pour venir avec moi le lendemain matin au marché de Tarabuco. Mon hôtel est fermé. Je dois sonner. Il est près de minuit !

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dan 02/08/2009 09:20

Un peu de perfectionnisme.... Peux-tu mettre sous la date le nom de la ville ou du bled où tu te situes.
Quel voyage : tu sembles infatiguable !!