Diabolique dent du diable

Publié le par LAO.Nord

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Parque Nacional Amboro, Samaipata, vendredi 31 juillet,

Levés 6h30. café et galletitas. Nous partons à l'assaut de la Muella del Diablo, la dent du diable. La montée est rude. Nous sommes en plein brouillard. Atmosphère troublante, où le paysage est changeant et où l'on découvre les montagnes alentours au travers des nappes de brouillard mouvantes.

Les à pics sont vertigineux. il ne faudrait pas faire un faux pas et glisser dans le vide. Enfin arrivés en haut, nous redescendons de l'autre côté et perdons vite trace du chemin. Nous glissons sur les pierres humides et les fougères. C'est à qui fera la plus belle glissade.

DSCN1306La faim nous gagne. Nous retrouvons le chemin et rejoignons une rivière sur un lit de terre rouge. Nous jouons à saute ruisseau et suivons le lit en mettant à plusieurs reprises les pieds dedans. Chaussettes trempées. Nous continuons jusqu'à l'hypoglycémie.

Près de 3 heures de marche avant de rejoindre le campement pour un vrai petit déjeuner. Pain et confiture maison, banane, cacahuètes, nous reprenons des forces avant d'attaquer notre marche de retour. Plus de 600 mètres de dénivelées à remonter. Ca grimpe raide mais ca glisse moins qu'à la descente.

DSCN1311Hervin nous fait prendre des raccourcis pour rattrapper le temps perdu. Nous montons sous les fougères géantes et retrouvons enfin le soleil, qui pare la jungle de toutes ses couleurs. Après deux bonnes heures de marche, Hervin meurt de faim et nous fait arrêter pour reprendre des forces. Sandwich au jambon fumé, quelques cacahuètes et ca repart. Toujours en montée.

Adam et moi traînons un peu la patte. Nous apercevons quelques singes qui sautent dans les branchages. Nous entendons un pic-vert qui frappe le bois de son bec. La route est longe et épuisante et toujours en montée. Nous arrivons enfin sur les crêtes et admirons les vallées alentours. D'un côté le brouillard se heurte à la montagne, de l'autre c'est plein soleil.

DSCN1312Plus de force dans les jambes mais la descente vient à notre secours. A nouveau en hypoglycémie. Hervin me passe des cacahuètes qui me redonnent de l'énergie pour continuer à avancer. Nous descendons d'un bon pas à travers la forêt avant de retrouver Frank qui vient à notre rencontre, à pied ! Il a garé la camionnette un peu plus bas sur la route.

Nous sommes tout plein de terre, les bas de pantalons trempés, mais heureux d'arriver après près de 9 heures de marche harrassante. De retour à Samaipata, je me précipite à la douche et frotte tant et plus la boue et la poussière incrustés dans mes mollets. Je me débarrasse de mes vêtements innommables à la laverie et passe le reste de la journée affublée de mon bas de maillot de bain et de mon haut de pyjama, n'ayant plus rien d'autre de propre...

Je passe donner des nouvelles sur Internet mais je suis trop épuisée pour réellement faire quoi que ce soit d'autre. Je retrouve Adam au Café Latina où nous dînons ensembles. Après 2 caipirinhas préparées par Carole, Adam m'invite à un dernier café dans sa cabaña. Chouette petite maisonnette avec terrasse et hammac. Vers minuit, complètement épuisee, je regagne mon hôtel pour une bonne nuit de sommeil.

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