C'est le p'tit train qui s'en va dans la campagne

Publié le par LAO.Nord

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Santa Cruz -> San José de Chiquitos, lundi 3 août

Réveil vers 9 heures. Une fois de plus oubliée par le portier. Adam traînasse au lit mais il est prêt en un rien de temps. Nous passons déposer sa lessive puis cherche de quoi faire un pique-nique. Petit dej dans un café "de luxe" que j'ai repéré la veille. Dommage qu'ils m'aient servi un Americano plutôt qu'un expresso... Échange d'emails, qu revoir, je saute dans un taxi pour la gare. J'arrive 1 heure en avance, comme précisé, pour aucune raison valable. Petite queue pour l'accès au quai. On patiente en attendant le train.

A bord, je suis surprise de trouver des Mennonites, hommes vêtus de salopettes et chemises à carreaux, chapeaux de paille, femmes vêtues de robes à fleurs, fichu et chapeau également. Il y a une grande communauté dans la région. Ils parlent un langue que je ne comprends pas et se distinguent encore par leur teint pâle, leurs yeux et leurs cheveux clairs, complètement inadaptés au climat.

 Ma voisine, quant à elle, une grand-mère bolivienne qui voyage avec sa fille et son petit-fils, porte un foulard rouge à fleur et une polaire sans manches sur un gros pull, d'énormes bas de laine sous sa jupe. Malgré la chaleur de la journée qui monte probablement jusqu'à 30 ou 35 degrés celsius, elle ne se découvre pas d'un fil. Moi, je transpire tant et plus, et je regrette de n'avoir pas mis un débardeur et mes tongs !

DSCN1392Le voyage est long et il est difficile de lire car le train donne sans arrêt des secousses. Le paysage n'est pas très varié. Très plat, arbres et palmiers, quelques buffles épars, très peu de villages. Écrasés de chaleur en pleine journée, proie des moustiques à la tombée du jour. La situation s'aggrave quand le train s'arrête au coucher du soleil au milieu de nulle part. Vaines tentatives de réparer la loco. On doit en acheminer une autre. Cela prend trois bonnes heures.

Moi qui avait pris ce train, plutôt que l'express de la veille, pour arriver à San José de jour, c'était bien la peine. Bilan des courses, 10 heures de trajet dont 3 à l'arrêt, au lieu de 5 avec l'express, pour arriver à 22h au lieu de minuit 30 la veille. Ça fait partie du voyage.

Du coup, je prends un taxi à l'arrivée. 8 Bols pour 4 quadras, exorbitant, mais que faire, je n'ai même pas de plan du village, et me diriger dans le noir me semble contre-indiqué. L'hôtel a de la place mais coûte deux fois le prix habituel. Salle de bain dans la chambre, ceci explique cela. Je me contente d'un thé avant de me coucher, n'ayant pas arrêté de grignoter dans le train : pain, fromage, cacahuètes, biscuits, fruits secs, tout y est passé.

Publié dans Bolivie

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