Fête du poisson sous l'orage

Publié le par LAO.Nord

Santa Cruz -> Villa Tunari, vendredi 7 août,

Réveillée à 7 heures par le portier. Je boucle mes bagages et part au marché qui n'est pas encore ouvert. J'arrive quand même à dénicher un pain complet et quelques tranches de poulet. Taxi direction la Estacion Bimodal désormais familière. Je négocie à la baisse le prix de mon billet pour Villa Tunari.

Le bus part bientôt. Il est raisonnablement confortable et la route est goudronnée. Youpi ! En revanche, il fait une chaleur effroyable, et je suis, bien entendu, à côté de la fenêtre, au soleil... En plus, ma voisine de devant ne veut pas ouvrir la fenêtre et s'accapare la moitié du rideau. Je fonds littéralement sur mon siège alors que ma voisine est en tenue bolivienne traditionnelle et a gardé son pull !!!

Il fait tellement chaud que ca m'endort. Je me réveille alors que nous longeons la jungle. Nous sommes presque arrivés. Je demande à mes voisins de me prévenir pour savoir quand je dois descendre. Enfin nous arrivons. Ce n'est que le début de mes soucis.

Je traverse le village en pleine chaleur à la recherche de l'hôtel recommandé par le guide. Il est malheureusement complet. Je rebrousse chemin et m'arrête à chaque hôtel. Même rengaine. C'est la fête du poisson et tous les hôtels sont pris d'assaut.

En désespoir de cause, je traverse la route pour essayer l'hôtel Mirador. Il leur reste une chambre de 3 personnes à 240 Bolivianos la nuit. C'est 10 fois le prix habituel. Je m'apprête à repartir mais l'aubergiste, un Francais, me propose de garder mon sac pendant que je fais le tour des hôtels. J'accepte sa proposition et épuisée, écoeurée et inquiète de savoir où je vais passer la nuit, je décide de m'octroyer une pause jus d'orange pour reprendre des forces.

Sur ces entrefaites, un énorme orage s'abat sur la ville et me cloue sur place. L'aubergiste discute avec sa femme et me propose de rechercher 2 autres personnes pour partager la chambre. Marché conclu. Profitant d'une brève éclaircie, je cours m'attabler au cyber café du coin, étonnamment rapide et peu cher.

Retour à l'auberge, un couple va partager ma chambre mais ils sont repartis entre temps. Je vais faire une incursion à la fête du poisson, à l'autre bout du village. Les rues, non pavées, se sont transformées en véritables bourbiers. Mes tennis sont maculés mais je vais jusqu'au bout.

Je paye 5 Bolivianos pour l'entrée. 2 ou 3 stands d'artisanat assez minables, du poisson frit à déguster sous de grands chapiteaux, une scène où joue un groupe local, une piste de danse. L'endroit est comble malgré le temps et la pataugeoire pour déambuler. Je ne me sens pas d'attaque pour un poisson grillé dans ces conditions et je quitte les lieux à la recherche d'un resto.

J'erre dans les rues et atterris finalement dans une auberge au bord de la route, où il y a l'air d'avoir du monde. Malheureusement, ils ne servent pas de poisson. Je suis un peu déçue mais finalement c'est vraiment un bon resto par rapport à la moyenne.

De retour à l'hôtel, je trouve mes colocataires déjà prêts à se mettre au lit alors qu'il est tout juste 22h30. Un Bolivien et une Suissesse qui ont aussi eu du mal à trouver un hôtel. Elle fait du volontariat à Cochabamba et c'est sa première escapade touristique. Le lendemain, ils prévoient aussi de visiter le Parc Machía, réserve où l'on soigne les animaux et leur réapprend progressivement la vie à l'état sauvage. Singes, pumas, oiseaux. Une belle initiative.

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