Dans le coffre !

Publié le par LAO.Nord

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Cochabamba, villages du Valle Alto, dimanche 9 août,

Passé une nuit infernale à me battre avec un moustique. Hors de question de passer la journée du dimanche, où tout est fermé, à Cochabamba. Je descends à pied jusqu'au Terminal des bus en partance pour le Valle Alto. En chemin, je passe par plusieurs marchés très animés, en particulier celui de la Cancha, l'un des plus grands de Bolivie.

DSCN1434Difficile de trouver l'emplacement des minibus pour Tarata. Il y en a un qui est presque plein. Parfait. Je n'ai pas trouvé de café ouvert et je me rabat sur un reste de pain de la veille et de l'eau en guise de petit dej. Jolie route. Je vois au loin des sommets enneigés. Le ciel est d'un bleu parfait et la température est très agréable, ni trop chaud, ni trop froid.

Tarata est un joli petit village bien préservé mais pas du tout entretenu ni mis en valeur. Pas l'ombre d'un touriste, ni grand monde dans les rues. Seuls les abords des église, et oui, c'est la messe dominicale, montrent un peu d'animation. Grand tour du village, fatiguée, je me laisse convaincre par un chauffeur de taxi de m'emmener à Cliza, le village suivant du Valle Alto.

DSCN1438Ça tombe bien, c'est le jour du marché. Ça grouille de Cholas portant chapeaux de paille et baluchons colorés sur le dos, avec leurs jupes bouffantes, leurs chemisiers de dentelle et leur pull, malgré la chaleur, parfois un grand tablier recouvrant le tout. Je réalise que je n'ai pas encore osé en prendre en photo. C'est tout de même l'un des aspects les plus typiques de la Bolivie. Dans la foule du marché, mes clichés conservent mieux l'anonymat.

La ville elle même n'ayant pas d'intérêt particulier, je trouve un colectivo en partance pour Punata. C'est apparemment l'un des marchés de Bolivie les plus typiques et étendu. Malheureusement, aujourd'hui, tout le monde est à Cliza, le grand jour de marché étant le mardi. L'estomac dans les talons, je pousse quand même jusqu'à Arani, réputé pour ses pains et sa gastronomie.

DSCN1445Je trouve un taxi break qui est complet et m'offre une place dans le coffre ! Heureusement qu'il n'y a que 5 km, mais je les sens passer, surtout les dos d'âne à répétition. La place principale est superbe. Malheureusement, j'arrive un peu tard et l'église et ses azulejos resteront fermés. Le comble est que tous les restos de la place sont aussi fermés. Une épicière m'indique le seul resto ouvert du village.

Je commande du poisson. Petits poissons frits, patate à l'eau et maïs façon pop corn à la vapeur. Pas de couverts. On mange avec les mains. Je m'apercois un peu tard qu'ils ont laissé la tête et la queue des poissons après en avoir avalé un entier... La maïs vapeur est vraiment délicieux et les grains sont absolument énormes.

DSCN1446Pas d'autre choix que des sodas. Allons-y pour un Coca, on ne peut vraiment pas y échapper ici. Ils sponsorisent chaises, nappes, éclairages, repeignent les murs. C'est vrai que c'est le pays de la coca mais quand même ! Un des clients du restaurant me laisse sa carte en partant alors qu'il ne m'a même pas adressé la parole, strange ! Il faut dire que ca ne doit pas être tous les jours qu'une touriste débarque dans ce resto et les gens me regardent étonnés.

Rassasiée, je retourne à la place du marché où j'achète deux petits pains, spécialité locale, qui n'ont en fait rien de spécial, avant de remonter dans un minibus pour Cochabamba. Arrivés en ville, je demande au chauffeur de me préciser où nous sommes pour me situer. Ma voisine me prend en main pour m'indiquer un microbus ou me commander un taxi car l'endroit n'est pas sûr. J'opte pour un taxi et elle lui précise bien de ne pas déconner et de me déposer au lieu dit.

DSCN1447En fait, mon chauffeur est très sympa mais ce n'est pas toujours le cas apparemment. J'ai donné l'adresse de la laverie, soit disant ouverte tous les jours, qui est bien entendu fermée. J'en profite pour me balader dans un quartier de la ville vers lequel je n'avais pas poussé la veille à cause de la tombée du jour. C'est désolant de voir si peu de monde dans les rues et toutes les devantures fermées.

Je rapplique à l'hôtel faire une pause sur la terrasse. La journée est décidément très plaisante et la température idéale. Je me renseigne auprès de l'aubergiste sur les restos ouverts dans le quartier. Il n'y a guère que Dumbo où j'ai été la veille. Il y a aussi une pizzeria un peu plus loin. Très bien. En attendant, je passe la fin d'après-midi au cyber. Bon rattrapage : 3 posts + mise à jour complète de la carte avec lieux et dates.

Publié dans Bolivie

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DAN 15/08/2009 11:14

Quel confort !!!!c'est un luxe, j'espère au moins que c'était gratuit