Un petit côté LA

Publié le par LAO.Nord

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Cochabamba, lundi 10 août,

Grasse mat. Il est 10h30 quand je quitte l'hôtel. Rattrapage de la mauvaise nuit de la veille. J'ai tué le moustique qui me tenait compagnie AVANT de me coucher ! Je prends mon temps et commande un petit dej "light" au soleil dans un patio. Entendez par light salade de fruits, yaourt chimique rose mélangé à des simili Smacks, tartines beurre et confiture de fraise, jus d'orange pressée et thé, en toute simplicité. Presque un brunch. Vu l'heure !

Il est déjà 11h30 passées quand je prends l'avenue Heroinas direction le téléphérique qui mène au Cristo de la Concordia. Le terre-plein central est planté de palmiers et, avec la colline pelée où domine la statue du Christ et les belles demeures qui longent l'avenue au fur et à mesure que j'approche, il y aurait presque un air de Californie, un petit côté Los Angeles en particulier.

Arrivée au pied du téléphérique, j'apprends que celui-ci est en réparation pour une semaine. Des chauffeurs de taxi me proposent de me conduire en haut de la colline pour une somme éhontée. Il y a un péage et 8 km en montée qui justifieraient les 15 Bols... Ok.

DSCN1460Il est midi quand j'arrive et l'on ne peut pas grimper à l'intérieur de la statue. La vue sur la ville est un peu brumeuse, probablement la pollution. Pas vraiment époustouflant mais la route pour monter est belle et laisse découvrir l'immensité de la ville.

Je demande à mon taxi de me ramener au centre et le tarif grimpe à 25 Bols, soit. Je visite le musée archéologique, rempli de fossiles, crânes trépanés, momies horriblement bien conservées, poteries et textiles, sans compter quelques coiffes en plumes.

Je déambule dans les petites allées piétonnes derrière la Cathédrale, puis m'arrête déjeuner dans un resto extra, Sucremanta. Le cadre est très plaisant. Intérieur d'une vieille maison coloniale peint en ocre rouge, belle déco sobre, petit balcon intérieur, fer forgé, et, qui plus est, le plat typique que j'ai commandé est excellent.

DSCN1462A nouveau du maïs cuisiné à merveille, mélange de viande de boeuf et de porc, et l'inévitable patate à l'eau. La serveuse a même pris le soin de mettre l'aji picante dans une petite soucoupe à part. L'endroit a l'air fréquenté par la bonne bourgeoisie locale. Pourtant la note n'est pas astronomique. Une bonne adresse.

Je passe à la Casona Santivañez, vieille demeure coloniale convertie en musée, mais je trouve porte close. Je me rabat sur le Café Fancés, à l'angle de la Plaza 14 de Septiembre. Ambiance bistrot très soignée et double express digne de ce nom ! Rempli d'étrangers bien sûr.

Je vais ensuite prendre un micro pour le quartier de la Recoleta, au Nord de la ville, où se trouve Los Portales, "château" de Simon Patiño, un magnat de l'étain au d´but du siècle dernier. Contrairement aux indications du guide, il est fermé le lundi !

Maintenant que j'ai traversé la moitié de la ville et failli me faire écraser par une voiture pressée de démarrer au passage piéton, je fais quand même un tour du quartier et m'arrête sur le Paseo de la Recoleta pour prendre un jus de fruits. Très animé le soir apparemment mais complètement désert à cette heure. Le serveur m'offre le riz au lait et me fait un petit plan pour m'expliquer d'où reprendre le bus et où descendre. Je rêve.

De retour au centre, ça n'avance plus et ça pollue un max. En plein bouchon. Le temps se couvre et je presse le pas vers la Casona Santivañez. Cette fois-ci, j'ai plus de chance, elle est ouverte. Joli patio intérieur et galeries de sculptures assez intéressantes. Vieilles photographies de la ville, plus quelques peintures sans grand intérêt.

Je me fais surprendre par une pluie battante et reste à l'abri en attendant que ça se calme. J'enfile ma parka et affronte la pluie jusqu'à la laverie où j'ai déposé mon linge le matin. Je continue, toujours sous la pluie, jusqu'à une agence de voyage pour me renseigner sur les excursions au Parc Torotoro, où l'on peut observer des empruntes de dinosaures bien conservées. C'est une expédition de 3 jours et seule c'est inconcevable à un prix raisonnable. LA vendeuse me propose une excursion d'une journée vers les plus grandes ruines incas de Bolivie pour la modique somme de 100 dollars. Ça m'intéresserait bien effectivement mais pas à ce prix là. J'aurai bien le temps de voir des ruines au Pérou.

Je repasse déposer mes affaires à l'hôtel puis fais une longue halte dans mon cyber habituel. 3 articles, une mise à jour de la carte et de la configuration du blog. Il est 21h quand je sors pour aller dîner. Le resto indien que je visais n'est pas ouvert le soir. Qu'à cela ne tienne, il y a un bar-resto à la folle ambiance juste en face. Rempli de jeunes qui jouent aux dés sur de jolies tables rondes en bois. Cadre très chouette et musique anglo-saxonne à plein tube.

Publié dans Bolivie

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