En route pour La Paz

Publié le par LAO.Nord

Cochabamba -> La Paz, mardi 11 août,

 

Prête vers 10h, je prends un micro pour le Terminal de bus. Je me renseigne à un guichet pour savoir où prendre les tickets et l'on m'indique une compagnie. Un bus part immédiatement. Pas le temps d'acheter quoi que ce soit, il faut embarquer. Une vendeuse passe dans le bus pour proposer de l'eau que je m'empresse d'acheter. Il me reste des petits pains, de quoi faire un petit dej et un mini-casse croute.

 

Je suis assise à côté de Guadalupe, une vieille dame toute vêtue de noir, aux cheveux noirs de geai. Nous bavardons agréablement pendant une bonne partie du trajet. Elle vient d'Oruro mais habite La Paz et a rendu visite à de la famille à Cochabamba. Elle a travaillé pour une entreprise anglaise qui achetait des minerais en Bolivie. J'ai un peu de mal à la comprendre mais m'habitue peu à peu à sa façon de parler. Comme il n'y a pas de musique, elle me chante l'hymne sportif bolivien et quelques airs de tango.

 

On nous passe ensuite un film brésilien, Fancisco et ses fils, plutôt sympa. Je suis tiraillée entre le film et le paysage qui devient de plus en plus sec au fur et à mesure que nous prenons de l'altitude. La végétation disparaît peu à peu et l'on retrouve l'Altiplano, les villages au maison en adobe, des troupeaux de moutons, les villageois vêtus du costume traditionnel. De plus en plus de chapeaux melons en feutre noir.

 

Nous faisons une halte et Guadalupe m'offre un sachet de pop corn pendant que j'achète une pomme et quelques biscuits. Nous continuons à discuter à bâtons rompus et sommes émerveillées par les sommets des Andes qui se rapprochent, en particulier le superbe Illimani recouvert de neige. Brusquement, après avoir traversé El Alto, le quartier de La Paz qui reste à 4000 mètres sur l'Altiplano, nous plongeons à pic sur la ville qui recouvre toute la cuvette entre les sommets enneigés. C'est spectaculaire. Très impressionnant.

 

Nous descendons jusqu'au Terminal d'où je prends un taxi officiel pour le centre. Les 2 hôtels que j'avais repérés n'ont pas de chambre simple et je dois traverser une grande place, devant l'Église San Francisco, prendre un souterrain et monter une rue bien pentue avant d'arriver à l'hôtel de substitution qui, fort heureusement, a une chambre disponible.

 

Dans le hall, j'entame la conversation avec Reinaldo, un Brésilien qui utilisait Internet. Il travaille dans la pub dans une société financière à Sao Paulo. Il est originaire de Rio de Janeiro. Il voyage avec un autre ami. Il me laisse les 20 minutes restantes sur son crédit Internet que j'utilise pour lire mes emails. Sur ces entrefaites, il me propose de venir dîner et boire une verre avec lui et son ami Guillermo. Je laisse mon sac à l'hôtel pour ne pas tenter les pickpockets et nous voilà partis au coeur de la ville grouillante.

 

On traverse sans feu en courant au milieu des voitures. J'observe, émerveillée, les petites lumières sur les flancs de la montagne. Reinaldo, lui, n'est pas surpris, c'est très semblable à Rio. Jolie Église Baroque de San Francisco, que Guillermo trouve affreuse. Nous remontons la rue Sagarnaga, très touristique, et nous arrêtons au Café Luna qui a l'air très sympa. Guillermo commande un sandwich gargantuesque. La nourriture n'est pas très bonne mais le cadre est sympa, peuplé de gringos. Nous passons un bon moment à discuter tantôt moi en Espagnol, eux en "Portuñol", comme ils disent car ils ne parlent pas Espagnol, mais on se comprend à peu près, tantôt en Anglais International.

 

Un écran de TV montre un match de foot. Un supporter descend sur le terrain et frappe un joueur violemment. Le match est suspendu. Un entraîneur reçoit de pétards ou feux d'artifices dans l'oreille. Ça dégénère. Mon premier contact avec le foot bolivien, pas très fair play tout ca...

 

Mes amis m'invitent à venir avec eux à Tihuanaco demain. Ils avaient prévu la descente de la route de la mort en vélo jusqu'à Coroico mais Guillermo souffre du mal d'altitude. A peine arrivés à La Paz, ils sont montés à plus de 5000 mètres aujourd'hui. Ils ont donc préféré annuler.

Publié dans Bolivie

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dan 19/08/2009 11:51

Benh ! heureusement qu'ils ont annulé la descente .... je te connais tu t'y serais bien risquee ?