Ruinas del Imperio Aymara de Tihuanaco

Publié le par LAO.Nord

La Paz, Tihuanaco, mercredi 12 août,

On frappe à ma porte. Persuadée que c'est Reinaldo qui vient me réveiller, je saute du lit. Douche brûlante au gaz. Tellement chaude qu'il est impossible de rester dessous. Il est 7h quand je sors. Ca devait être une erreur. J'ai une bonne heure d'avance sur le planning. J'en profite pour me faire une petite tasse de thé à la cuisine où je trouve Jack, un néo-zélandais, qui arrive du bus de nuit en provenance de Sucre. Il me propose bananes et biscuits. Ce n'est pas de refus car je suis à cours de provisions.

Je vais ensuite voir si mes compères brésiliens sont levés. Pas encore. Je discute avec l'aubergiste qui me recommande de passer par l'hôtel pour prendre une navette directe pour Tihuanaco. Elle passe entre 8h30 et 9h. Je me décide à réveiller mes amis pour les consulter. Finalement, on préfère y aller par nos propres moyens. Micro à la volée, puis minivan qui part du cimetierre.

Au passage, je découvre les rues animées de La Paz, un grand marché aux vêtements, les femmes ont troqué le chapeau de paille pour le chapeau melon en feutre noir. J'achète deux délicieux petits pains et des bananes pour le petit dej. Nous voilà partis.

La route de Tihuanaco est très belle. Nous repassons par El Alto, le quartier haut perché de la ville, puis nous roulons sur l'Altiplano en longeant la Cordilière enneigée. Très peu de végétation sur le plateau, quelques troupeaux de vaches et de moutons broute de l'herbe jaunie. Je somnole un peu après mon réveil matinal.

Le bus nous dépose devant le musée. Beaux esemplaires de poteries agrémentés parfois de têtes de pumas, habituels crânes déformés volontairement, momie, outils en bronze. Un deuxième musée abrite une impressionnante statue sculptée de la Pachamama trouvée sur le site de Tihuanaco.

 

Nous abordons ensuite le site, malheureusement pas de guide disponible, ce qui rend un peu obscur les amas de pierres, et il faut utiliser toute son imagination pour reconstituer pyramides, temples et autres vestiges de la capitale de l'Empire Aymara de Tihuanaco. Je suis nettement plus impressionnée par les différentes statues sculptées, la porte du soleil et les petites têtes sculptées qui saillent des murs du temple souterrain.

La visite terminée, je meurs de faim. Mes amis se contentent d'un Coca Cola mais j'ai besoin de quelque chose de plus solide. Le gérant du resto en face du musée me compose un magnifique sandwitch. Me voilà prête à repartir explorer le dernier temple qui s'avère un peu décevant.

Nous retrouvons notre minivan pour le retour. Il fait un petit tour de la Place centrale du village pour trouver des clients et j'en profite pour descendre un instant afin de photographier la très belle église. Dommage qu'on n'ait pas pensé à venir faire un petit tour par ici avant de partir.

Le minivan est bondé et il fait une chaleur terrible. Je suis, une fois de plus, assise près de la fenêtre, en plein soleil, au fond du bus. J'étouffe littéralement et demande à ouvrir les fenêtres pour donner de l'air. Notre chauffeur nous arrête sur l'Alto contrairement à ce qui était prévu et prétend ne plus avoir d'essence. Nous faisons un scandale mais rien n'y fait. Une Bolivienne exaspérée part en courant sans payer.

 

Nous prenons un autre minibus pour le centre mais il tarde à partir et Guillermo préfère prendre la bretelle d'autoroute à pied pour en trouver un autre. Ca a l'air complètement hallucinant, dit comme ca, mais en fait, il faut bien s'imaginer qu'ici, c'est un grand capharnaüm où piétons et voitures cohabitent dans une embouteillage permanent. Dans le traffic, notre nouveau van freine brutalement pour éviter un autre minibus, où nous sommes amusés de voir qu'une femme est tranquillement en train de se faire les cils !

 

Arrivés à l'hôtel, mes amis repartent tête sur queue pour choper un bus pour Copacabana, qu bord du Lac Titicaca. Reinaldo a juste le temps de me laisser ses coordonnées. Jack, le Néo-zélandais, est dans le hall et s'apprête à partir se ballader mais je suis trop fatiguée pour l'accompagner après notre trajet pour le moins coloré et riche en émotions. Je lui indique quelques restos car il n'a pas de guide avec lui.

 

Après avoir ingurgité ma troisième banane de la journée, je suis toujours caput. Une petite demi-heure d'Internet mais le coeur n'y est pas. Je me pousse pour sortir dîner de bonne heure. Achat de bic car j'ai épuisé tous les miens. Mes pas m'emmènent vers la très belle Place Murillo, puis je traverse un pont coloré au-dessus de l'artès principale de la ville. Vue sur l'animation grouillante et les lumières de la ville. Très chouette. Je poursuis ma route et me retrouve dans le marché Lanza, très animé. Toutes sortes de babioles. Je bifurque dans une rue où l'on trouve toutes sortes de tissus artisanaux.

J'arrive enfin aur resto ciblé, par le chemin des écopliers. Malheureusement, l'échange de guide, pour lequel je l'avais ciblé, est fermé. Le cadre est très hétéroclite mais plein de charme. J'opte pour une soupe andine, accompagnée d'un verre de vin blanc chilien. Je regrette de n'avoir pas accompagné Jack pour dîner. C'est un peu tristoune ma petite table rond avec sa chandelle qui se consumme, sans compagnon...

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