Découverte de la vieille ville de La Paz

Publié le par LAO.Nord

La Paz, jeudi 13 août,

Grosse flemme ce matin. Décollage 10h. Je m'arrête au café Berlin pour un super petit dej américain. Je vais un peu au hasard des rues, passant par la Plaza Murillo, centre de tous les pouvoirs religieux, politique et législatif. Je monte et descend les rues en pente très animées. Des vendeuses de fruits et légumes proposent leurs produits à même le trottoir, vêtues de leur éternel chapeau melon.

Je descends la rue Sagarnaga aux boutiques d'artisanat et agences de voyage, proposant trekkings et excursions diverses. Je dépose mon email dans deux agences de trekking pour qu'on puisse m'avertir quand un groupe se forme afin que je puisse me joindre à eux. Je sillonne les rues pas forcément judicieusement pour optimiser les dénivelées. C'est le souffle court, après une belle montée, que j'arrive au musée de la coca.

Très instructif et brisant les tabous. Montrant les vertus de la petite feuille, donnant de l'endurance dans les tâches harrassantes comme le travail dans les mines, aidant à l'oxygénation en altitude, anesthésiant pour les opérations, mais aussi ses effets destructeurs, consommées sous forme de cocaïne, qui touche les zones sensibles du cerveau et provoque des phénomènes de dépendance.

L'importance de la feuille de coca dans la vie des Boliviens est à tous les niveaux : lien social, objet de culte. Elle est consommée par environ 90 pour cent de la population, diabolisée par les pays même qui en font la plus grosse consommationet en tirent la plus grosse source de profit, car détenteurs des technologies de transformation en médicament, drogue, ou encore boisson internationalement répandue.

Juste à côté du musée, un chouette restaurant, Angelo Colonial, m'offre les rayons du soleil qui percent sous sa verrière. Salade de tomates et avocats accompagnée d'une orange pressée. Je continue mon exploration de la ville et traverse ses vieux quartiers aux bâtisses coloniales bien décaties. Je traverses la grande artère de la ville au pont suspendu et à l'agitation incessante et remonte sur l'autre flanc en direction d'un complexe de 3 musées abrités dans une très belle maison coloniale bien restaurée.

Très beau musée de l'or montrant les belles parures des Incas, petit musée contant les déboires militaires de la Bolivie, en particulier la perte de son accès à la mer au profit du Chili, et un petit dernier présentant un expo de vieilles photos dédiées aux Cholas de 1900 à 1950. Je suis très impressionnée par certaines d'entre elles dont les longs cheveux tombaient jusqu'au sol.

Je descends la petite rue Jaén aux magnifiques maisons coloniales toutes restaurées et peintes de couleurs vives. Je trouve enfin de jolis ponchos en alpaca pour le petit Sacha dans une des boutiques d'artisanat qui la bordent et dont la vendeuse n'est visiblement pas de langue maternelle castillane mais plus vraisemblablement Aymara ou Quechua comme la plupart des Boliviens de l'Altiplano. Nous arrivons tout de même à nous entendre avec un peu de patience et de répétitions.

 

En bas de la rue, je m'arrête au musée d'instruments de musique, unique en son genre. Il regroupe tous les instruments boliviens : charangos en carapace de tatous ou de tortues, flûtes de pan sous toutes ses formes, tambours, grelots, et j'en passe. Egalement une belle collection d'instruments de musique à travers le monde. Et, le clou de la visite, des instruments "prototypes", assez créatifs et divertissants : guitares de 2 à 5 manches et autres élucubrations inventives.

J'ai eu ma dose pour la journée et je rentre gentilment à l'hôtel pour mon heure habituelle sur le net. Double conversation sur Facebook où Marion, depuis Paris, et Clémence, depuis New York, sont en ligne. Je ressors à deux rues de l'hôtel, vers un restaurant de grillades, à l'intérieur d'une belle maison coloniale, abritant bizarrement une petite chapelle avec un autel à la Vierge orné d'offrandes typiquement boliviennes, feuilles de coca, fleurs, bougies, etc Je commande une très bonne brochette mixte boeuf-poulet, accompagnée d'un petit verre de vin rouge de Concepción dans le sud de la Bolivie.

 

A l'hôtel, je retrouve Jackqui explore une carte des alentours de La Paz, à la recherche d'une petite rando pour s'acclimater à l'altitude, avant de partir à l'assaut des sommets. Nous nous proposons de partir ensembles à Chacaltaya le lendemain avec la possibilité d'y passer la nuit et de randonner dans les environs.

Jack vérifie si ses crampons peuvent se fixer sur mes chaussures de rando. Nous prévoyons de nous lever à 8 heures le lendemain, d'aller faire un petit tour au marché pour acheter des vivres et de choper un bus. Je suis un peu stressée par cette expédition impromptue et très peu préparée.

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