De 4700 à 2700 mètres à pied...

Publié le par LAO.Nord

La Paz -> Chucura, via La Cumbre, dimanche 16 août,

Nuit agitée, impossible de dormir. Serait-ce à cause du frappuccino que j'ai pris en dessert ou de l'excitation du trek ? Je me réveille de bonne heure. A 7h30, l'hôtelier frappe à ma porte. Je me prépare et croise Jack qui attend son ami qui vit à Sucre pour partir en excursion. Je me dépêche car je dois être à 8h45 à l'agnece. Juste le temps d'envoyer un petit email pour prévenir de mon départ.

Nous sommes 4 : 2 Allemandes, Frederike et Nora, et 2 Francaises, Laurence et moi. Nous partons dans le van et c'est à peine si je regarde le paysage pourtant splendide tellement je passe mon temps retournée à papoter avec mes nouvelles comparses. Nous montons jusqu'à La Cumbre à 4700 mètres. Sommets enneigés, petits lacs de montagne à l'eau transparente. La vue est à couper le souffle.

Nous sommes toutes excitées par la randonnée à venir. Le point de départ est de bon augure. Nous enfilons polaires, écharpes, gants et bonnets car il fait bien froid à cette altitude. Nous commencons à descendre le chemin de l'Inca en discutant tranquillement. En effet, la route est pour ainsi dire pavée et en pente relativement douce. Ca a l'air d'un petit trek tranquille et bien sympathique.

La vallée que nous descendons est extraordinaire. Petites maisons de bergers, lamas, nous sommes sous le charme. Nous nous arrêtons pour déjeuner et rencontrons Hergins, un sympathique Allemand, qui voyage seul, accompagné de 3 Boliviens : 1 guide (Arturo), 1 cuistot et 1 porteur, le comble du luxe. A nous quatre, nous nous contentons amplement de David et Peter, qui portent quand même près de 30 kg sur le dos, entre la tente, les repas et les ustensiles de cuisine !

Poulet grillé, riz et pommes de terre frites, plus une banane, de quoi nous reconstituer pour l'après-midi. Nous sommes en plein vent et ne nous éternisons pas car dès qu'on s'arrête, il ne fait plus très chaud. Nous repartons donc et pouvons déjà observer le changement de paysage. Beaucoup plus de verdure. Nous marchons parfois sur un tapis d'herbe ou de mousse bien agréable pour amortir nos pas. Nous commencons d´jà à sentir les mollets qui tirent mais surtout les cuisses et les fesses qui travaillent bien dans la descente.

Le paysage est tellement beau que nous n'arrêtons pas de prendre des photos. J'impose une petite halte et en profite pour manger ma banane que j'avais mise de côté pour un petit creux. Nous traversons un petit village et devons nous retenir de prendre les villageoises en photo car elles n'apprécient pas du tout ca. Nous arrivons de bonne heure au campement. Encore un lieu paradisiaque avec une petite rivière enjambée par un pont suspendu. 2 ou 3 cabanes éparses et c'est à peu près tout.

Nous plantons la tente bien à plat sur une belle pelouse et nous posons autour d'une table en bois et de quelques bancs. Enorme goûter auquel nous faisons un sort. Thé, chocolat, trimate, biscuits secs et confiture. Laurence et moi faisons un petit tour du hameau et allons dire bonjour à nos voisins de l'autre côté du pont.

Nous suivons ensuite avec attention la pr´paration du repas du soir dans le mini-four en terre d'une vieille grand-mère qui nous prête son humble masure. Une paillasse, une radio, un four, un chat, et voilà tous les biens amassés au cours d'une vie terriblement rude, au vu des rides qui sillonnent le visage fatigué par le temps. Nous ne pouvons pas beaucoup communiquer car la vieille dame ne parle pas Espagnol. Nos guides servent de traducteurs Quechua-Espagnol.

Avant la nuit tombée, il est 17h30 quand Peter nous propose d'attaquer la soupe. Il est bien tôt mais nous sommes épuisées de notre journée. Délicieuse. Suivie des traditionnels spagetti bolo. C'est à peine si nous réussissons à veiller j'usqu'à 20h30. Nous gagnons bien vite nos tentes. Mais le sommeil est dur à trouver. Nous sommes un peu à l'étroit, les muscles tirent, on n'arrive pas à trouver une position pour dormir. Il fait un peu humide dans la tente.

Au milieu de la nuit, petite excursion pour aller aux toilettes. Il faut se motiver pour enfiler les godillos et monter jusqu'à la petite cabane, mais l'on est amplement récompensé par le magnifique ciel étoilé qui semble si proche et si brillant. J'arrive à reconnaitre les constellations du Taureau, du Dragon et Persée. Je suis contente car ce n'est pas facile avec la voûte céleste inversée !

Publié dans Bolivie

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Christine 26/08/2009 08:32

Vivement les photos ! Chapeau pour les constellations...moi j'ai tout oublié depuis notre retour de Libye !