Farniente a Coroico

Publié le par LAO.Nord

Coroico, le mercredi 19 août,

Je me réveille bien tard après une bonne nuit réparatrice. Toujours un peu de mal à descendre les escaliers jusqu'à la terrasse de l'hôtel. Petit déjeuner avec vue splendide. Je décompresse. Je fais quand même une petite marche d'un quart d'heure pas trop pentue jusqu'à l'hôtel-resto Cafetal où j'arrive de très bonne heure pour le déjeuner. J'explique que je vais profiter de la vue et me relaxer avant de commander.

J'ai la terrasse pour moi toute seule. Je rattrape tranquillement l'actualité de ces derniers jours sur mon journal de bord. Vers midi, je commande un jus de fraise et une truite au citron. Deux Françaises débarquent à l'hôtel. Elles s'installent à la table voisine et je noue la conversation.

Aline et Claudine viennent d'Annecy. Toutes deux ont fait des études de psychologie. L'une s'occupe d'enfants et ados dans des foyers et centres d'accueil de jour, l'autre n'a pas terminé ses études et fait quelques petits boulots et pas mal de voyages. Elles arrivent d'Uyuni via La Paz, après un petit périple au Pérou, et sont contentes de se poser ici après plusieurs jours dans les bus.

Elles m'invitent à leur table pour pouvoir discuter plus à notre aise. Elles commandent également un jus de fraise et une truite, tentées par mon assiette, mais il n'y a plus d'eau pour le jus de fraise, qui leur est donc servi avec du lait. Elles vont ensuite se prendre un bonne douche pendant que je continue mon journal.

Il est déjà 15h30 quand je décolle enfin du resto. L'heure chaude. Je monte jusqu'au cimetière où je passe une tête.
Deux hommes sont en train de cimenter une tombe et je leur demande mon chemin pour le ranch. Ils m'indiquent le chemin de terre que j'avais repéré mais pas osé prendre.

Je grimpe encore un peu et me retrouve sur une jolie route de l'autre côté du village. Encore une très belle vue sur les montagnes. Le chemin est désormais fléché, et après avoir passé l'hôtel Esmeralda, je ne suis plus très loin. Dernier petit chemin de terre avant d'arriver chez Renaldo. Je suis accueillie par sa fille de 18 mois, adorable.

Renaldo me propose une petite ballade d'une heure dans le coin. Les chevaux sont tous petits et ont l'air bien résistants. On dirait presque des mules. Ils sont tous sages apparemment mais je préfère demander une bombe, on ne sait jamais. Renaldo me fait faire une jolie ballade. Nous passons un champ de coca. Mon cheval n'arrête pas de faire des pauses pour brouter les herbes au bord du chemin. Il a bien compris à qui il avait à faire. A part ces petites incartades, il est effectivement très maniable et très gentil.

Renaldo me raconte que son travail est très difficile, surtout depuis qu'il est parti avec une autre femme... Son ancienne femme l'a laissé sans rien, et en particulier, il a dû vendre sa voiture, qui lui servait à transporter la nourriture qu'il allait chercher pour les chevaux. Il fait aussi vétérinaire et maréchal ferrant. Avec ce qu'il gagne, il n'a pas les moyens de s'offrir un assistant. Par le passé, il a eu quelques volontaires à qui il donnait des leçons d'équitation, mais ca fait bien longtemps que ca ne s'est pas produit. Je lui propose de faire un peu de pub sur mon blog.

De retour au ranch, il fait monter sa petite fille sur son cheval. Elle se débrouille presque aussi bien que moi mais a un peu tendance à regarder en arrière ce que je fais. Après m'être séparée de la charmante famille de Renaldo, je regagne doucement le centre du village où je repère enfin le resto Bamboo que j'avais cherché en vain la veille.

Je pousse jusqu'à la laverie pour récupérer mon linge. Les vues sur le village et le paysage alentour à la tombée du jour ne manquent pas de m'impressionner à nouveau. Je repasse rapidement par l'hôtel, histoire de déposer mes affaires et de m'enduire d'anti-moustiques avant de ressortir. J'essaye un nouveau cybercafé, à peine meilleur que celui de la veille. Au moins, Google Map est à peu près à jour. Difficile quand même de trouver les étapes de mon trek.

Je retrouve le Bamboo Cafe qui est désert. Il n'est pourtant que neuf heures moins le quart. Le cadre est chouette : jolies nappes aux couleurs vives, lumière tamisée. Les tacos bamboos me réconcilient avec la cuisine mexicaine, excellents, et puis ca me change un peu des plats habituels.

Publié dans Bolivie

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