En lévitation sur Isla del Sol

Publié le par LAO.Nord

Copacabana -> Isla del Sol, samedi 22 août,

Il est 9h15 quand je quitte l'hôtel. Je retourne à la cathédrale faire une exploration plus en profondeur. Il y a un mariage à l'intérieur de l'église tandis qu'à l'extérieur une foule de voitures attendent d'être baptisées, tout aussi parées que la mariée.

Je prends un magnifique petit dej à base de yaourt, fruits, müesli, miel, un vrai bon café et des tartines. Motivée, je monte escalader une petite colline qui domine la ville. Péage de 10 Bols. J'arrive en même temps que Markus, un Allemand, avec qui nous négocions ferme le prix de l'escalade.

Nous grimpons ensembles en discutant. Je me rends compte de l'effet de l'altitude et suis vite essoufflée. Markus m'attend gentiment. Il a fait des études d'art plastique mais vit désormais au Brésil où il a acheté un champs dans la région de Manaus. Il s'est lancé dans l'agriculture écologique après un volontariat qui lui a beaucoup plu.

Nous arrivons au sommet avec une très belle vue sur la baie, le village et la campagne alentour. Nous redescendons accompagnés une fois de plus par un chien. Nous cherchons ensuite en vain à pénétrer l'enceinte de vestiges dont une pierre de la Pachamama.

Je quitte Markus pour retrouver mes amis Chilien et Américaine mais l'hôtel me dit qu'ils ne se sont pas enregistrés. Je pars déjeuner en pensant les retrouver au bateau pour Isla del Sol. Je choisis un resto chic sur les hauteurs mais ai juste le temps de commander un sandwich à emporter et un jus de banane.

Je retrouve effectivement mes amis sur le port. Nous ne sommes pas autorisés à monter sur le pont à cause du vent et des vagues. La ballade est un peu longuette dans ce genre de bateau mouche peuplé de touristes. Enfin, nous arrivons. Je me sépare de mes amis qui n'ont qu'une heure pour visiter l'île et préfèrent aller boire une bière.

Je m'attaque au grand escalier inca d'un pas un peu rapide et suis vite essoufflée. Je suis au coude à coude avec une mamie bolivienne et mets un point d'honneur à ne pas me laisser dépasser. Nous croisons de petits ânes en sens inverse.

Je continue la ballade pour traverser l'île jusqu'au Nord. Je suis suivie par 3 Italiens et devancée par 2 jeunes garçons boliviens. Le soleil tape dur mais un petit vent frais le fait oublier. Des eucalyptus donnent à l'air un parfum frais et léger. Nous longeons les collines en terrasses avec vue sur le lac d'un bleu profond. J'avance d'un pas allègre, contente d'avoir retrouvé la motricité de mon genou.

Quelques péages marquent le chemin. Après deux bonnes heures de route, je suis presque seule sur le chemin et suis exaltée par la beauté du site. Je me sens planer au-dessus des colline. Je discute avec Felix, l'un des jeunes garçons qui semblait m'attendre en faisant une pause. Il me montre un raccourci pour arriver au village et nous faisons route ensembles jusqu'à sa maison.

Nous débouchons sur une jolie plage où déambulent ânes, vaches, cochons. Les hôtels sont très sommaires mais ma chambre est correcte. La douche, en revanche, semble être aléatoire. Très peu d'eau sur le village. Je profite des derniers rayons du soleil sur la plage tandis que des bébés cochons s'approchent un peu trop de mon sac à dos.

Je vais me prendre un petit apéro dans une véranda qui donne sur la plage et suis rejointe par Ouanès, un physicien qui fait sa thèse dans la physique magnétique chez France Télécom. Nous dînons ensembles. Deux Suisses de Genève, à la table d'à côté, font le périple en sens inverse du mien en Amérique Latine et me donnent tout plein de tuyaux. Lui est jardinier paysagiste, elle éducatrice spécialisée. Ouanès retourne au Pérou en direction d'Arequipa et des lignes de Nasca. Nous allons sans doute faire un bout de route ensembles.

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