Sous le charme d'Arequipa

Publié le par LAO.Nord

DSCN2201

Arequipa, mardi 25 août

Pas trop dormi cette nui. Encore un abus de tomates du marché qui n'est pas passé. Je me lève tout de même. Coupure d'eau pour la journée. A croire que chaque fois que j'arrive dans un pays ça crée un cataclysme ! Pas de douche donc ce matin. Heureusement que j'ai refait le stock de lingettes et de savon sans eau la veille...

En sortant prendre le petit dej, l'hôtelier nous propose ses excursions au Cañon de Colca. Il rentre tellement dans le détail que, ne me sentant pas très bien, je dois aller m'asseoir. Ouanès a repéré un endroit où prendre le petit dej dans une maison coloniale, peinte en bleu vif et en blanc, avec un petit patio. Tandis que Ouanès commande un petit déjeuner continental, je me contente d'un thé et d'une eau gazeuse.

DSCN2199Plutôt que de me traîner derrière lui, je vais rester à l'hôtel ou au cybercafé. A l'hôtel, je me pose au soleil dans un canapé en osier sur la terrasse avec vue sur l'Église San Augustin d'un côté, les montagnes enneigées et le linge qui sèche de l'autre. Un peu de crème solaire car l'aubergiste me signale qu'Arequipa est la ville du Pérou où la couche d'ozone est la plus fine. Effectivement, ça tape. Je termine The God of Small Things, toujours aussi bien du début à la fin. Rien à redire. Ça va me faire un deuxième livre à échanger. Encore que c'est vraiment dommage, j'aimerai bien le garder.

Je me sens un peu mieux et vais au cybercafé. Il est déjà 13h20 et c'est bon signe, je crève de faim. Cependant, le menu du cyber n'est pas très adapté. Pas de riz sur la carte. Comme ils tardent à venir prendre ma commande, je ressors en direction d'un resto chinois. Riz blanc et camomille, un remède de choc. Le serveur est tout étonné que je ne prenne rien d'autre. Il appelle une autre serveuse qui revient à la charge me proposant un plat au curry. Non merci, je ne pense pas que ce soit une bonne idée vu mon état.

DSCN2210Remise d'aplomb, je fais un petit tour de la ville, d'abord à la recherche d'un endroit pour prendre un café. Le café allemand qui soutient les enfants des rues ne sert pas en raison de la coupure d'eau. Je redescends au Sud de la Plaza de Armas et m'arrête dans une copie conforme du Starbcuk's, à la limite du plagiat. Après une bonne pause, je parcours les belles rues de la ville, d'église en marché, de façade ouvragée en cour intérieure plantée de palmiers.

Je me fais alpaguer par un rabatteur au niveau du Musée des Sanctuaires Andins qui expose la momie d'une jeune fille inca sacrifiée au dieu de la montagne Ampato et préservée quasi intacte par le glacier. Un peu morbide a priori mais en fait extrêmement intéressant, raconté par une étudiante de l'Université Catholique qui nous fait pénétrer dans le mystère des rites incas et comprendre leur logique.

DSCN2217La nuit commence à tomber et je regagne la Place d'Armes qui commence à s'illuminer. Atmosphère magique avec les palmiers qui se détachent devant la cathédrale et les arcades en pierre blanche au crépuscule. Je fais une dernière petite incursion à la Casonna Iriberry (encore des Basques), qui abrite le Centre Culturel. Petite expo d'art moderne mais surtout un cadre envoûtant, c'est le cas de le dire : pièces voûtées, patios intérieurs plantés d'énormes palmiers. J'emprunte un petit escalier qui mène sur les toits. Vue sur le clocher de la cathédrale et sur la ville avec les derniers reflets du soleil couchant. Encore un instant magique.

Je retourne ensuite à l'hôtel et retrouve enfin Ouanès qui s'est baladé aux confins de la ville. Il a bien discuté avec les locaux et s'est renseigné sur les expéditions au Cañon de Colca et envisage même l'ascension du Volcan Misti qui le branche finalement plus que le survol des lignes de Nasca. Nous nous mettons d'accord pour partir 2 jours dans le Cañon de Colca dès le lendemain.

DSCN2222Je m'absente une petite heure pour surfer dans le cyber voisin, puis nous partons en reconnaissance Calle San Francisco pour trouver notre resto du soir. Ici, c'est la rue des restos léchés, Italien jouxtant Turc ou Marocain, ici un bar lounge, là un bar à vin, nous ne serions pas étonnés que toute cette rue ne soit investie par des Européens qui ont fait appel à des décorateurs d'intérieur pour donner une ambiance particulière à chaque endroit, tout en préservant les superbes façades aréquipéniennes.

Nous optons pour un Turc qui nous semble un peu moins cossu que les autres mais néanmoins fort sympathique. Kofta-frites pour moi, sandwich ratatouille pour Ouanès. Je me laisse tenter par le Mojito-Frambuesa absolument délicieux, pendant que Ouanès choisit le traditionnel Pisco Sour. J'ai la surprise d'entendre passer le disque de l'Espagnole Bébé qui me ramène avec plaisir quelques années en arrière. Retour à l'hôtel et préparatifs pour l'excursion dans le Cañon.

Publié dans Pérou

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article