Condors, oasis, pisco !

Publié le par LAO.Nord

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Cabanaconde, Cruz del Condor, Sangalle, jeudi 27 août,

Nous avons mis le réveil à 6h pour prendre le bus de 7h pour Cruz del Condor. En fait, le bus va jusqu'à Arequipa. One ne paye qu'un Sol, mais on est debout, tassés dans le couloir central. C'est partir pour une demi-heure de folie. Je suis au fond du bus mais il reste de la place. Seulement, le monsieur derrière moi refuse de se décaler et pèse de tout son poids. Un touriste espagnol, tout aussi compressé que moi, met fin à ce manège et je respire un peu mieux. Toujours est-il qu'on est bien content d'arriver après une route bien chaotique.

Des femmes aux belles tenues brodées descendent en même temps que les touristes pour leur vendre des babioles. Nous nous installons sur les miradors et ne tardons pas à voir les premiers condors pointer leur bec. Un véritable ballet de condors jouant avec les courants d'air ascendant a lieu entre les versants du canyon. Nous avons même la chance d'en voir plusieurs se poser sur un petit promontoire non loin de nous.

DSCN2276Ils s'approchent de plus en plus et nous pouvons admirer leur envergure et leurs différentes couleurs, noirs unis, noirs et bruns, bruns unis, noir et blancs, nos préférés. Ils tracent des arcs de cercles au-dessus de nos têtes. Pourvu qu'ils ne partent pas en piqué nous manger les cheveux sur la tête ! Ils ont un vol majestueux. Nous ne nous lassons pas du spectacle et j'ai peur d'avoir raté le bus du retour.

En fait, notre bus passe bien plus tard que prévu. Mais, heureusement, cette fois-ci, nous trouvons des places assises, toujours en compagnie des villageoises aux tenues bariolées. Arrivés à Cabanaconde, nous nous empressons de faire notre check-out et de grignoter un morceau sur la place avant de filer en direction du canyon. Nous avions prévu une ballade de 6 heures jusqu'à l'oasis, mais je ne suis pas mécontente que nous nous soyons trompés de chemin et ayons pris la route directe qui ne met que 3h.

 

DSCN2395Pendant que Ouanès file plus vite que l'éclair, j'y vais tranquillement pour préserver mon genou autant que possible et ne pas me retrouver dans le même état qu'à Coroico. Les piscines de l'oasis nous font de l'oeil au fond du canyon. Nous avançons dans un paysage très sec, semé d'énormes cactus d'espèces très variées. La descente est longue et fatiguante, surtout que nous sommes à la pire heure, entre midi et 15h. Le soleil tape bien mais en descente on souffre moins. En revanche, nous croisons quelques malheureux qui semblent bien souffrir en remontant.

L'oasis est tellement charmant qu'il est difficile d'en décoller. Je décide d'y rester pour passer la nuit tandis que Ouanès est bien motivé pour continuer et se faire une boucle de 9 heures le lendemain vers les cascades de Fure. Je passe le reste de l'après-midi à discuter avec Yamil, le barman, qui semble doté de notions d'ésotérisme, chose somme toute assez courante ici, mais aussi Benoît et Anne qui vivent dans le Sud de la France, Alicia et Lorenzo, le couple de Suisse rencontré la veille, ainsi que deux Québécois, deux Barcelonaises et quelques autres.

DSCN2396Ambiance super relax, piscine, petit feu de bois, et pour finir, le clou de la soirée, Yamil m'apprend à préparer en direct live un Pisco Sour péruvien, rien à voir avec le chilien. Grosse rivalité sur le sujet. La recette : une quinzaine de mini-citrons verts coupés en deux et épépinés, une demi-douzaine de blancs d'oeufs, beaucoup de sucre, mais vraiment beaucoup, et beaucoup de Pisco bien sûr !

Le secret, c'est qu'une partie de l'alcool du Pisco est annihilé par l'acidité du citron et le blanc d'oeuf. Je participe activement à la préparation. Je coupe et épépine les citrons tandis que Yamil les presse et sépare le blanc des jaunes d'oeufs. Petit problème technique. La puissance électrique est insuffisante pour le batteur et cela nous plonge dans l'obscurité. Nous finissons, de guerre lasse, par battre les oeufs en neige à la main. Ensuite, on mélange le jus de citron au sucre et au Pisco, puis on incorpore progressivement les blancs en neige. Le résultat, délicieux, essayez !

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