Rencontre avec Casa Verde

Publié le par LAO.Nord

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Arequipa, Cayma, samedi 29 août,

Ce matin, je me tire du lit pour mon rendez-vous à la Casa Verde. Le portier de l'hôtel ne m'a pas réveillée mais j'étais sur le qui vive. Je suis prête à 8h15 et je pars prendre le petit dej, pourquoi pas, a Casa Verde. A cette heure-ci, ils sont encore fermés. Le café d'à coté, dans une jolie cour intérieure, fera tout à fait l'affaire. En plus, ils ont un petit dej avec pancakes, ça me changera. Dans le choix de jus de fruits, il y a exceptionnellement de la mangue. Fantastique. Le café est également excellent. Ouh, le bonheur.


9h, j'arrive à Casa Verde. On avait oublié ma venue. Les filles de la maison se battent pour m'accompagner en taxi. Je pars finalement avec la plus jeune demoiselle, 9 ans, qui babille gaiement dans le taxi, me racontant qu'elle a peur d'aller à l'école car le quartier craint un peu, me parlant de ses chiens, de son fr`re et de ses amis qui changent totalement de comportement en présence des filles, une vraie petite bavarde.

DSCN2471J'admire au passage le paysage et les volcans enneigés qui se détachent sur les hauteurs de la ville. La petite fille m'indique au passage les rues où se trouvent Trampolin Mujeres et Trampolin Varones, les équivalents de Casa Verde pour les 13-18 ans. Nous arrivons à la Casa Verde de Tomilla au Nord de la ville. Un immense cactus, une maison à 2 étages, un escalier en colimaçon qui descend d'un petit balcon.

Dessy réunit tous les enfants pour qu'ils se présentent. J'ai le droit à un magnifique spectacle de Hapkido en guise d'accueil, puis chaque enfant se présente. Crisol, le responsable de l'organisation, entame ensuite une explication du fonctionnement de la Casa Verde dans la "salle des professeurs", mais nous sommes interrompus par Patricia qui cherche quelqu'un pour ramener Kristell de la pharmacie où elle doit acheter un flacon pour faire des examens car elle est malade depuis une semaine. Patricia, elle, doit ensuite se rendre à Casa Trampolin Varones. Je suis désignée par le sort pour ma première missions. Je ne suis pas bien sure de qui conduit qui, mais Kristell glisse spontanément sa petite main dans la mienne sur le chemin du retour.

DSCN2473Crisol est occupé par le cour d'Hapkido quand nous revenons. Je les regarde un peu, puis suis appelée pour veiller sur les plus petits qui sont censés laver la terrasse mais sont surtout occupés à faire une belle coiffure de punkette sur cheveux mouillés à Karina, 8 ans, qui pavane. Ma troisième mission est de surveiller le réparateur de la machine à laver qui n'a pas apporté la bonne pièce de rechange et va devoir en commander une autre à Lima moyennant une avance de 50% de la somme.

Ma quatrième mission consiste à jouer avec Jesus, 6ans, et Karina, les plus petits et les plus turbulents. Ils sont ravis. Nous commençons par mettre la sono, puis j'apprends à Karina à faire des tresses aux Barbies. Karina se plaint que Jesus ne sache pas jouer et soit si brutal, mais globalement ils jouent très sagement et structurent leur histoire et leur mise en scène de main de maître, se donnant la réplique et élaborant au fur et à mesure avec un naturel parfait.

DSCN2501Crisol finit par libérer un moment pour me parler et nous convenons que je pourrai aider les enfants avec l'Anglais pendant la semaine et créer une activité théâtre le week-end. Je demande quelques jours de réflexion avant de m'engager pour 1 mois à la Casa Verde. En repartant, je redescend à pied jusqu'à la place centrale de Cayma, toute en pierre blanche avec une très jolie église. Je déjeune dans un petit resto et prends le plat du jour. Il est déjà 15h.

Je retourne ensuite au centre où j'ai prévu de visiter le Monastère Santa Catalina, sorte de ville dans la ville. Le couvent dominicain abritait des religieuses qui ne devaient plus sortir de ses murs. A l'intérieur de l'enceinte, les mus sont peints en rouge ou en bleu vif avec des pigments naturels afin d'éviter la réverbération éblouissante du soleil sur la pierre de lave très blanche d'Arequipa. Par endroits, on surprend une vue magnifique sur les sommets des volcans enneigés. Architecture d'une sobriété et d'une pureté à peine entamées par les différents tremblements de terre subis par la ville. La visite m'a tellement plus que je fais un deuxième tour pour mieux m'imprégner de la beauté des lieux.

DSCN2565En ressortant, je passe voir à l'hôtel si Ouanès est rentré de Cabanaconde. J'entame la discussion avec le sympathique hôtelier. Je descends ensuite au cybercafé où je fais une séance de 2h30 de rattrapage. Il est 21h quand je repasse à l'hôtel pour m'enquérir de Ouanès. Toujours rien. Je commence à m'inquiéter. Il devait arriver par le bus du matin... L'hôtelier me précise que la rando qu'il a planifiée est bien plus longue qu'il ne le pensait. Il a certainement du passer une autre nuit sur place.

Je pars tester l'atmosphère aréquipénienne le samedi soir, à la recherche d'un resto. Il est un peu tard pour dîner et je ne suis pas sure qu'ils servent encore dans les restaurants populaires. Il va falloir aller dans un resto pour touristes. Je tourne, je vire et finis par retourner à Istanbul, le resto turc qui fait de si bons mojitos frambuesas.

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