Dur, dur !

Publié le par LAO.Nord

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Arequipa, vendredi 4 septembre,

Réveil 8h30. Rituel habituel sur la terrasse. Je deviens une habituée du cyber. Ils sont étonnés qu'aujourd'hui je n'aie rein à imprimer. J'ai recopié la recette de la pâte à crêpes sur mon carnet. Sandwich au cheddar sur la terrasse. Je préparer mes textes de théâtre. 13h30, je saute dans un bus. Pas de place assise tout du long. C'est tellement bondé qu'en descendant, je me cogne la tete au plafond et en casse ma barrette.

Je suis la première arrivée et je discute avec Hermelinda, la cuisinière, qui est fort sympathique. Les enfants ont oublié Jesus à l'école et Hannah doit aller le chercher. Il traîne à descendre déjeuner et est privé de repas. Le déjeuner est un peu décousu car les enfants arrivent au compte goutte. Jorge n'en finit pas avec sa soupe qui ne lui plaît pas du tout tandis qu'Alonso me réclame une deuxième tournée.

 

Je suis chargée de surveiller les plus petits dans leurs devoirs. Kristell et Alonso sont bien sages. En revanche, Jesus est intenable. Impossible de le garder plus de 2 secondes assis sur sa chaise. Il joue avec un bout de plastique, un papier journal, part dans la pièce d'à coté d'où je suis obligée de le tirer par la peau des fesses. Il finit par me montrer son agenda avec ses devoirs. Il me fait enrager et je suis contente de le laisser entre les mains de Patricia qui m'envoie m'occuper de Johann.

Ce dernier doit faire une traduction. Je lui explique que je ne vais pas le faire à sa place comme il semble s'y attendre mais lui demande de lire et de me dire ce qu'il comprend. Il se bloque complètement et refuse toute forme de communication avec moi pendant plus d'une heure. J'essaye de comprendre ce qui se passe par tous les moyens. Il finit par feuilleter son dictionnaire et s'endormir à moitié dessus. Je suis inquiète qu'il n'ait pas assez dormi ou eu un problème dans la nuit.

J'appelle Patricia. En fait, il fait juste sa mauvaise tête. Après le sermon de Patricia, je n'arrive toujours pas à renouer le dialogue. Alexander vient faire ses devoirs et sollicite mon aide Je me détourne de Johann me disant que ça va peut-être changer son attitude. Rien à faire.

Andrés prend Johann en charge avec plus de succès. Il est juste fâché contre moi. Je suis bien contrariée par la situation, surtout quand Andrés me dit qu'il faut etre patient, qualité dont je pense avoir fait plus que preuve... Andrés me dira plus tard dans la soirée que ce n'était pas à moi mais à Johann que se destinaient ces paroles.

Patricia me tire encore une fois d'un mauvais pas en me demandant de m'occuper des bannières pour le show de Hapkido du lendemain. Je dessine les lettres Shinson Hapkido Casa Verde puis m'attèle au découpage quand j'ai la bonne surprise  de voir Johann arriver et me demander ce que je fais. Nous ne nous sommes pas parlés depuis plus de 3 heures et je suis contente d'entendre sa voix dépourvue de toute animosité. Je lui demande de venir me faire un baiser pour sceller notre réconciliation. Il me propose de m'aider et j'accepte avec plaisir.

Patricia l'interrompt dans sont élan car il n'a pas fini ses devoirs. Elle vérifie où il en est et lui passe un savon. Il est encore en retard, a copié ses exercices sur ses camarades. Il est privé de diner. Nous avons bien du mal à faire asseoir tous les enfants à table pour le dîner. Les ados de Casa Trampolin Varones jouent au volley devant la maison et c'est une distraction bien plus intéressante. Nous finissons par y parvenir et Jorge me demande s'il peut aller cherche le livre de Jules Verne pour la lecture du soir. Karina veut faire le Bénédicité.

Pendant que les enfants dînent, je fais la lecture mais, après m'être interrompue plusieurs fois pour demander le silence, je stoppe la lecture en punition. Patricia sermonne les enfants et les prive de télé pour ce soir. Hannah, Andrés et moi nous éclipsons. Je suis assez contrariée par ma journée mais Andrés me remonte le moral, me disant qu'il lui est arrivé la même chose il y a deux jours avec Johann, qui est coutumier du fait.

De retour en ville, je décide d'essayer un nouveau resto un peu plus haut de gamme que d'habitude pour me changer les idées. Je prends un rocoto relleno con camarones, poivron farci aux crevettes, typique de la région, et qui emporte la bouche tellement c'est épicé. Je suis obligée de laisser la fin.

Publié dans Pérou

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