Journée champêtre

Publié le par LAO.Nord

Arequipa, mercredi 16 septembre,

Grasse mat pour fêter mon jours de repos. Petites courses à l'épicerie de Juan. Mamie s'excuse car son petit fils s'est servi un verre entier de mon yaourt liquide. Elle est très contrariée. Il ne savait pas que cet étage du régrigérateur m'était réservé. Mamie avait pourtant mis une petite marque sur son yaourt pour ne pas le confondre. J'ai beau lui dire que ce n'est pas grave, elle a l'air très embêtée et veut absolument que je prenne de son yaourt en échange.

Je décide de me rendre à Sabandía petit village dans les environs d'Arequipa où il y a des cultures en étage et un petit moulin. Je vais à pieds jusqu'à la Calle Independencia à l'Est de la ville et attends désespérément un bus. Une femme finit par me dire qu'il vaut mieux attendre de l'autre côté et là, j'ai un micro immédiatement.

Nous nous éloignons du centre et je suis contente de voir un peu de verdure, quelques moutons, des vaches et de sentir un air un peu plus respirable. Ma rue est la rue où passent tous les micros et il y a une pollution d'enfer. Je retrouve presque avec plaisir l'odeur des bouses de vaches beaucoup plus naturelle que celle des pots d'échappement.

Le petit moulin est en belle pierre blanche mais n'a rien d'exceptionnel, même si le site est tranquille avec son grand pré, son petit ruisseau, un lama et un alpaca qui broutent dans un enclos, et les champs en étages avec le clocher dans le lointain. Je descends jusqu'à la petite église et la place principale assez déserte puis retrouve le même micro qu'à l'aller.

Je remonte la Calle Santo Domingo puis la Calle San Francisco pour aller manger un morceau dans le restaurant marocain qui était fermé l'autre soir. Caviar d'aubergine et thé à la menthe. C'est très, très léger. Je me dirige vers l'Alliance Francaise où j'ai prévu de rendre quelques livres mais la bibliothèque n'est pas encore ouverte. Je m'arrête à la crêperie voisine où j'ai la surprise de retrouver Soledad qui est serveuse. Petite crêpe pomme-poire-citron pour compléter le déjeuner tardif ou attaquer le goûter comme on voudra.

Je rends les livres et cherche s'il y a d'autres livres intéressants en Espagnol pour les enfants, mais ce n'est pas vraiment leur créneau et je repars bredouille. Enfin, nous sommes loin d'avoir fini Michel Strogoff et je pense que ca va nous occuper jusqu'à la fin du mois, si ce n'est plus.

Je passe voir comment ca s'est passé à l'Alliance Francaise pour Janeth. Elle a pu avoir ses papiers tamponnés pour à peine le quart du prix. Elle m'offre au passage une poignée de chocolats. Je repars à la recherche d'un échange de livre que j'avais cru repérer dans la rue mais en vain. Je m'arrête donc dans un cyber pour mettre à jour la journée de la veille que j'avais encore une fois zappée dans mon carnet...

Publié dans Pérou

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