Départ

Publié le par LAO.Nord

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Arequipa, mercredi 30 septembre,

Levée 9h. La valise est bouclée. Dernier petit dej sur la terrasse. Fernando vient me rejoindre pour prendre son café d'adieu. Je fais mes adieux à la abuela et Fernando m'accompagne jusqu'au combi. J'arrive à peine à passer par la porte avec mon gros sac à dos. Arrivée au terminal, pas de bus le matin comme c'était prévisible. Le seul moyen d'arriver de jour à Nazca est de prendre un bus de nuit. Je choisis la compagnie Oltursa qui offre un service de bus cama incluant le dîner et le petit dej.

Comme il est encore tôt, je laisse mon sac en consigne et part visiter la Mansion del Fundador que je n'avais pas encore eu l'occasion d'aller voir. Il s'agit d'une belle demeure un peu à l'écart, au Sud de la ville. Murs épais en pierre conservant la fraîcheur, portes en enfilades donnant des perspectives et facilitant la ventilation, grandes salles voûtées, belle terrasse donnant sur les champs et les montagnes et même une chapelle privée ! Cela doit être un chouette endroit pour organiser des fêtes, réceptions ou célébrer un événement.

DSCN3073Je rentre au centre mais le rabatteur du bus m'a mal informée et je fais toute une boucle inutile, dans les bouchons, en pleine chaleur, avant de descendre à plusieurs quadras du centre. Je peste. Je meurs de faim. Je décide d'aller faire un dernier pèlerinage à la crêperie où travaille Soledad. Cesar, un Péruvien, me propose de jouer aux échecs. Je ne sais pas jouer. Qu'à cela ne tienne, il va m'apprendre. J'ai le temps. Je m'amuse comme une petite folle et fait malencontreusement tomber ma bouteille d'eau sur l'échiquier, renversant tous les pions. C'est bête, j'étais bien partie pour gagner... Nouvelle partie où j'ai laissé mon roi sans protection. C'est foutu.

Je passe une dernière fois au Correos pour poster le fameux bonnet péruvien, mon certificat de travail et la plaquette de l'ONG. Je reste ensuite 3 heures d'affilées dans mon ancien cyber de la rue San Augustin et ai juste le temps de choper un carro pour la gare de bus. Je suis en salon VIP avec écran plat géant projetant un documentaire en attendant le départ. C'est le moment de sortir les petits biscuits moutarde-parmesan offerts par Flo et Xav et de me faire une petite tartine de tapenade !

DSCN3077A peine montée dans le bus, ma voisine, Gabriela, enclenche la conversation et nous papotons joyeusement jusqu'à minuit pasées. Je jette un oeil distrait au film, que je prends en cours de route, car Gabriela est partie dans une grande tirade sans fin sur sa quête religieuse et son bonheur d'avoir enfin trouvée sa voie. Je pense qu'elle est dans un genre de secte évangélique comme il semble en pleuvoir ici. Des chaînes de télé avec des pasteurs très influents diffusent la bonne parole et semblent ne pas manquer d'adeptes. La croyance dans les miracles est ici plus que répandue et la religion semble plus tenir de la superstition que de la spiritualité.

Le film tout juste terminé, ma voisine s'endort. Pour moi, c'est une autre paire de manches. Je regarde les heures défiler à l'horloge lumineuse et devine les tournants de la route qui s'enchaînent et défilent sous mes yeux, éclairés faiblement par les phares du bus. Je tremble dans les descentes, ne me rendant pas vraiement compte de la vitesse du chauffeur qui me semble bien alerte au vu des sensations de tangage que l'on ressent depuis l'étage supérieur...

Publié dans Pérou

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