Journée au couvent !

Publié le par LAO.Nord

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Cuzco, lundi 5 octobre,

Encore un réveil tardif. Petit dej à l'hôtel. L'aubergiste passe une tête hors de sa douche pour me dire de me servir et de faire comme chez moi. Je descends au couvent Santo Domingo, encore appelé Qoricancha, du nom du temple du soleil sur lequel il a été bâti. Les anciens murs ont été largement saccagés par les Espagnols et l'or a été entièrement dérobé mais il y a quelques beaux restes de l'ancien temple, qui a mieux résisté aux tremblements de terre que la construction coloniale.

Quel dommage que les Espagnols aient saboté les magnifiques vestiges de la culture inca pour imposer la leur. Par ci par là, au gré de mes visites, je peux observer des symboles de résistance indigène à la christianisation forcée, qui apparaissent dans les tableaux de la vierge dont l'ample vêtement rappelle les montagnes et qui pose ses pieds sur la déesse lune. Des épis de maïs s'intègrent fréquemment dans la décoration des églises baroques. On trouve même des feuilles de coca, en offrande à la Pachamama, glissées dans les peintures.

DSCN3289Avant d'aller visiter le couvent Santa Catalina, qui abritait un ancien couvent inca, je m'arrête dans un petit resto qui ne paye pas de mine et commande le menu du jour : soupe de quinoa, spaghetti bolo et chicha morada. Requinquée, je déambule dans les salles sombres et austères du monastère, pendant qu'une pluie s'abat sur la ville. En sortant, je cherche un endroit où boire un café et m'arrête dans une sympathique boulangerie que j'avais repérée lors de mes précédentes ballades dans le coin.

 

Je continue ma série des couvents avec le Couvent de la Merced et son très beau cloître à deux étages. Je passe rapidement les salles d'Art religieux, dont je commence sérieusement à me lasser. Je pousse jusqu'à l'Eglise San Francisco, où je m'abrite un moment de la pluie. Je regagne ensuite la Plaza de Armas où je fais une splendide glissade sur le pavé mouillé et luisant. Dire que j'avais fait laver ma parka blanche avant de quitter Arequipa !

 

DSCN3296Je remonte vers le musée archéologique en me frottant les fesses. Il est fermé. Je continue jusqu'au musée d'Art précolombien qui a l'air nettement plus intéressant. Je suis sous le charme. Non seulement la maison qui l'abrite est superbement restaurée, mais la collection est de toute beauté, présentée et commentée avec soin. Un vrai petit bijou où je reste médusée jusqu'à la nuit tombée. Exemplaires uniques de céramiques des civilisations pré-incas, objets en bois, coquillages, argent, or, travaillés finement et mis en valeur avec beaucoup de goût. Je suis bluffée. Le musée des Arts Premiers à Paris n'a qu'à bien se tenir.

Je passe rapidement à l'hôtel où Lidia fait ses devoirs avec sa maman. Je m'éclipse et trouve un autre cybercafé, plus proche et moins cher. Après la mise à jour de deux articles, je rentre dans un resto, bondé de touristes, mais au cadre avenant, et dont je m'était faite jeter la veille, faute de place. Cette fois-ci, il y a une place et mon flair ne m'a pas trompée, la cuisine est délicieuse. Je commande un filet d'alpaga, sauce au vin, avec des petits légumes en persillade. Quel bonheur. La viande est succulente, tendre et juteuse à souhait. Je fais une orgie de chou fleur, brocolis, carottes et haricots verts. Que c'est bon. Et pour couronner le tout, ils ont un jus de mangue, fraîchement pressé, exquis.

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