A la frontière colombienne

Publié le par LAO.Nord

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Tulcán, Quito, lundi 16 novembre,

Levée 8h30. Je passe au sympathique marché, où je prends un jus de mûre, en terminant mes petits pains. Je poursuis ma route jusqu'au fameux cimetière. Tous les arbres sont taillés en forme de personnages, animaux ou êtres fantastiques. Original.

Sur le chemin du retour, je flâne dans le marché aux vêtements. Je recherche des sous-vêtements. Les miens s'usent à vitesse grand V, au gré des lavages et séchages peu scrupuleux. Une femme me propose des culottes de petite fille colorées et brodées de dessins. Je lui demande si elle n'a rien d'uni, mais visiblement non. Je m'arrête à un stand voisin mais la patronne est partie se promener.

DSCN5637Je retourne à l'hôtel prendre mes affaires et hèle un taxi pour le terminal. Je suis assaillie par une rabatteuse et lui demande de me laisser le temps d'acheter de l'eau et quelque chose à manger avant de monter à bord. Je ne trouve que deux pommes et une bouteille d'eau. Des marchands ambulants montent à bord proposant empanadas et chips de bananes. J'aurai d'autres occasion d'acheter de quoi manger en route.

Nous partons, divertis par un film de Jackie Chan. On contrôle nos papiers. J'achète un maïs chaud et un petit morceau de fromage frais en guise de déjeuner. Second contrôle des papiers. On voit que nous sommes proches de la frontière colombienne où transitent toutes sortes de trafiquants. Nous enchaînons avec un Jean-Claude Vandamme. Dans la série films d'action, j'ai rattrapé mon ignorance des 33 dernières années en quelques mois.

DSCN5646Il fait de plus en plus chaud sur la route et mon jean ne semble pas très approprié à la situation. Nous traversons Chota, une petite ville peuplée de descendants d'esclaves noirs, appréciant particulièrement le climat caniculaire local. En arrivant aux abords d'Otavalo, je reconnais le volcan Imbabura dont j'aperçois pour la première fois le sommet dégagé.

Le temps tourne à la pluie et les montagnes se couvrent de nuages. Je décide de ne pas m'arrêter à Cayambe compte-tenu de la météo. Si c'est pour ne pas voir le volcan, ça n'en vaut pas la peine. Je poursuis ma route jusqu'à Quito. Le paysage vallonné et la route sinueuse sont toujours aussi séduisants.

DSCN5657Au terminal, je prends un premier bus qui s'arrête à la Y puis un trolley surchargé. Je trouve une place assise au bout d'un moment. L'arrêt que je visais n'est pas sur la ligne. Je dois donc descendre précipitamment à l'arrêt précédent. Les passagers râlent un peu mais m'aident à soulever mon gros sac et le font passer par dessus les têtes.

Me voilà sous la pluie. J'enfile vite ma parka et m'empresse vers l'auberge Secret Garden dont je connais cette fois le chemin. Je prends un lit, laisse ma lessive, monte prendre une tasse de thé et file sur Internet avant le dîner. Ce soir, j'ai pris le repas complet : soupe, aubergines et champignons, j'avais presque oublié le goût des champignons, 4 mois d'abstinence !, heureusement, ici les plats végétariens sont variés et exquis, et pour finir brownie et glace à la mûre, miam ! Je lis un peu puis vais me coucher avec les poules.

Publié dans Equateur

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