A vélo dans Siem Reap et ses environs

Publié le par LAO.Nord

DSCN2798

Siem Reap, mardi 15 juin,

 

Levée 8h30. Trop tard pour envisager d'aller a Angkor ce matin et de toute façon je n'ai pas suffisamment la forme après le voyage d'hier qui m'a achevée. J'en profiterai mieux demain. Je commence donc tranquillement avec un petit déjeuner a base de yaourt, fruits et céréales et un café glacé. Je cherche a louer des vélos mais ceux de la rue ont l'air vraiment miteux. Je me dis que je trouverai bien en chemin.

 

En fait, j'ai a peine fait quelques pas que la chaleur est déjà torride et que le simple fait de marcher s'avère une épreuve. Par contre par de vendeurs de vélos en vue. Je dirige mes pas vers la Villa Royale, traverse le jardin qui mène au Royal Hôtel mais il faut déjà que je fasse une pause crème solaire.

 

Il fait décidément trop chaud. Je reviens dans ma rue et demande ou je pourrai trouver un vélo pour la journée. Le premier hôtel n'a que des VTT ou un vélo de ville trop grand. Je vais de toute façon me changer car mon pantalon blanc ne fera pas l'affaire. On m'indique la Lovely Guesthouse qui n'a plus qu'un vélo qui fonctionne, a ma taille mais sans panier sur le devant, pas pratique pour regarder le plan de la ville. Je prends quand même et commence par remonter une petite route de terre jusqu'au Wat Po Langka. Sans grand intérêt.

 

DSCN2784Je réalise alors que je n'ai pas de cadenas et repasse a la Lovely Guesthouse ou ils m'en fournissent un. Ce n'est pas que le vélo vaille grand chose mais ici, ils sont tous d'occasion et même parfois on se demande comment ils roulent encore. Je mets le cap vers le sud, longeant la rivière et m'arrêtant a nouveau dans une pagode moderne. J'arrive au vieux marché et parque ma bicyclette.

 

Je fais un petit tour des étals puis m'installe dans un petit resto en bordure du marché ou il y a une foule de locaux. Je montre un plat au jugé qui me semble bien. Haricots verts et boeuf, on ne peut pas se tromper. C'est effectivement très bon et coûte a peine plus qu'un dollar.

 

Je me pose ensuite a la terrasse de café qui fait l'angle et qui sert du café italien. Un vendeur de bouquins, dont les deux bras se terminent par des moignons, me fait des signes n'osant pas trop s'approcher. En rade de bouquin, je lui fais signe de venir me montrer ses livres. Il n'a rien qui me tente mais je lui laisse tout de même une petite obole.

 

DSCN2786Je reprends mon vélo et fait un rapide tour du vieux centre aux jolies maisons anciennes. Bien vite, je reprend la route de la rivière descendant plein sud. Je fais une halte a la ferme aux crocodiles ou tous les gabarits sont présents, faisant la sieste dans des mares saumâtres. Tout d'un coup, un énorme croco qui se tenait immobile sur le bord, se jette brutalement a l'eau a une vitesse spectaculaire. Puis plus rien, tout redeviens paisible.

 

Je continue a longer la rivière toujours vers le sud pour atteindre le vieux village de Siem Reap. On me dit qu'il est a 14 kilomètres. Je ne sais pas si j'irai jusque la mais je longe déjà de petites maisons traditionnelles et les habitants me font parfois des signes amicaux. Après un petit moment, j'observe que la route de terre de l'autre coté de la rivière a l'air plus typique, je continue encore un peu et décide de rentrer sur l'autre rive.

 

En effet, c'est absolument charmant et j'ai un peu plus d'ombre et beaucoup moins de trafic. C'est l'heure de la sieste mais je croise quelques villageois et plonge dans les maisons. En effet, les gens vivent a l'extérieur sous la maison sur pilotis. Beaucoup font la sieste dans des hamacs. Je fais une petite pause pour manger des longans qui me restent d'hier. J'en offre a deux petits enfants qui me regardent avec curiosité et me disent des hello a répétition.

 

DSCN2797Un peu plus loin, un petit bébé tout nu traverse la route. Il est craquant. Je m'arrête pour boire un peu et le regarder. Des enfants s'attroupent. Je sors mon appareil et leur demande si je peux prendre une photo et d'autres courent pour être sur la photo. Trop mignons. Je continue a longer la piste pendant l'heure chaude et ruisselle sang et eau. A l'entrée de Siem Reap, je m'arrête a Wat Damnak ou un jeune bonze commence a me parler et m'incite a visiter la libraire qui a été financée par les Français. J'y jette un coup d'oeil puis fait une longue pause a l'ombre avant de reprendre mon vélo.

 

Reprenant la Wat Bo road vers le Nord, je m'arrête a la pagode Wat Bo. C'est une vraie splendeur. Les toits sont anciens. A l'ombre de l'un d'eux, je suis attirée par le bruit d'instruments traditionnels. Il s'agit d'un cours de musique auquel j'assiste un moment avant de visiter la pagode. Un vieil homme m'ouvre la porte. De belles fresques au mur, des volets en bois sculptés, je laisse ma petite obole.

 

Je décide de repartir plus au Nord et d'aller voir le musée national. Il est en fait beaucoup plus près que je ne pensais. Je demande le temps de visite, il faut compter deux heures. Il est 16 heures, c'est parfait. Le musée est assez exceptionnel. On entre par la salle aux mille bouddhas qui est une véritable mise en scène avec de petites niches et une lumière tamisée. De très belles pièces dont un bouddha dont la tête se penche dans votre direction selon l'endroit ou vous vous positionnez par rapport a lui. Un peu la Mona Lisa khmère en quelque sorte.

 

DSCN2802Je pénètre ensuite dans des salles qui présentent l'art khmère puis la religion. C'est absolument passionnant et les pièces sont très belles et magnifiquement mises en valeur. Alors que j'attaque la salle historique sur les principaux rois, j'entends une annonce précisant qu'il ne reste qu'une demi-heure avant la fermeture. Je n'ai même pas fait la moitie du musée et pas vu le temps passer !

 

J'arrête donc a contre-coeur de lire les explications fort intéressantes et presse le pas pour voir l'ensemble des salles. Il y a une salle sur Angkor Wat et une autre sur Angkor Thom ou j'aurai aimé passer plus de temps. Je termine par la salle des vêtements et des Apsaras, ces danseuses célestes. Il reste 10 minutes et je voudrai revenir en arrière mais les employés ont déjà éteint les lumières. Je demande si je peux revenir mais il me faudra payer a nouveau l'entrée qui est quand même a 12 Euros, un somme pour le pays !

 

Je sors toute dépitée, j'en rate le carrefour d'embranchement pour mon hôtel et dois revenir sur mes pas. Je dépose mon vélo et m'installe sur Internet qui ne fonctionne pas vraiment ce soir, le débit étant ultra-lent. Je commande donc a dîner un plat de nouilles et vais bien vite me coucher pour être en forme pour demain mais peine perdue, je n'arrive pas a m'endormir avant 1 heure du matin... Dire que je me lève a 6...

Publié dans Cambodge

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article