Amazing Pisac

Publié le par LAO.Nord

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Pisac, Ollantaytambo, mercredi 7 octobre,

Je retourne au Ulrike's Café, sur la charmante Plaza de Armas de Pisac, où le marché bat déjà son plein. Excellent petit dej, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas offert un gros petit dej avec jus d'orange, yaourt avec fruits et céréales, etc. Il va bien me falloir ça pour monter jusqu'aux ruines à pied. 1h30 de grimpette avant d'arriver sur le site, et une fois là haut, j'imagine bien que ça ne va pas être une promenade de santé.

Il est 11h quand j'attaque la montée. Je croise un couple qui redescend tranquillement et me dit que je vais suer sang et haut pour arriver jusqu'en haut. Ce n'est pas la meilleure heure pour attaquer la montée. Mais ça commence gentiment à l'ombre des eucalyptus. On respire deux fois mieux en passant à leurs pieds.

DSCN3400Le paysage ne dément pas les éloges de mon guide. Un véritable escaliers de géant couvre toute la paroi de la montagne à pic. Ce sont des cultures en terrasse construites par les Incas. Petits escaliers pour passer de l'une à l'autre. Je grimpe allègrement, malgré la chaleur et l'altitude, dopée par la beauté du paysages. Je m'arrête régulièrement pour reprendre mon souffle et prendre des photos. Magnifique panorama sur la vallée et la rivière en contrebas.

Tout en haut, je vois une sorte de tour de guet en surplomb. Je croise un couple qui me recommande de ne pas prendre le chemin par l'escalier, vraiment très raide, mais plutôt le chemin des écoliers en pente plus douce. Après avoir été inspecter une fente dans la roche, je suis leurs conseils et longe les terrasses, jusqu'à arriver sur un premier site, splendide, en arc de cercle, composé de plusieurs entrepôts de stockage pour les marchandises. Je passe de l'une à l'autre sans me lasser. Petites niches dans le murs, portes trapézoïdales, larges murs de pierres, corridors étroits, petites fenêtres avec vue sur la vallée.

DSCN3404Je poursuis ma route, toujours en montant, et arrive à l'Intihuatana, temple du soleil. Véritable joyau architectural. Je monte sur l'escarpement d'en face pour avoir une vue d'ensemble. De petites canalisations laissent circuler l'eau. Un gros rocher est entouré d'un mur circulaire. Plusieurs petits temples, très bien préservés, dont celui de la lune.

Toujours plus haut, je continue à grimper au-dessus du temple, jusqu'à atteindre le point culminant du site. Personne pour s'aventurer jusque là, je profite à mon aise de la vue. En redescendant, je trouve d'autres constructions qui s'échelonnent sur plusieurs niveaux, s'adaptant à la morphologie du terrain. Je trouve un chemin plus facile pour redescendre de l'autre côté et découvre une sorte de petit village en contrebas avec des maisons à deux étages recouvertes de toits de chaume.

DSCN3409Je passe une sorte de col, où l'on peut observer des fontaines, puis une autre série de bâtiments, où l'on se perd à loisirs dans le lacis des murs. De là, je peux enfin acheter de l'eau. J'étais partie avec seulement 15 cl au fond d'une bouteille. Il est près de 13h30 et j'ai bien grimpé en plein soleil.

Je croise un Irlandais, que j'ai déjà vu en montant, et qui semble chercher quelque chose sur sa carte. Il ne trouve pas la nécropole formée de tombes creusées à même la roche. J'avoue que je ne l'ai pas vue non plus. Je rebrousse chemin, tandis qu'il poursuit sa quête. Je suis rejointe par une Israélienne qui fait la visite au pas de course, n'ayant pas anticipé l'ampleur du site de Pisac. Nous passons dans une fente de la roche, appelée tunnel du puma. Nous débouchons à nouveau sur le temple du soleil, avec une vue magnifique en plongée.

DSCN3430Je continue à descendre et aperçois l'hôpital, où des Péruviens travaillent à la restauration des bâtiments. Encore des maisons en adobe sur deux étages avec des toits en chaume. Ils m'indiquent le chemin du retour pour Pisac mais je fais un petit crochet et remonte jusqu'aux tours de guet que j'avais repérées en montant. Vue vertigineuse sur la ville de Pisac en contrebas. Je redescend par une série d'escaliers, dont je compte plus de 500 marches, avant de rejoindre les terrasses par lesquelles je suis arrivée. Je presse le pas car un groupe d'adolescent gueule tant et plus et ça dénature complètement l'esprit de ma ballade.

De retour en ville, je vais me poser pour déjeuner. Je m'arrête d'abord pour une petite empanada au fromage, oignons et tomates avant de retourner au Ulrike's Café qui a plus de choix. Je retrouve l'Israélienne qui est rentrée par le bus et a, elle aussi, fait un déjeuner tardif. Je commande la soupe de potiron, puis le cheese cake que je n'avais pas pu goûter la veille. Délicieux.

DSCN3459Je ne m'attarde pas à Pisac, qui a pourtant l'air d'être une charmante petite bourgade, bien que très touristique, car je veux prendre le bus pour Ollantaytambo avant la nuit tombée. Je prends un premier bus pour Urubamba. Je fais l'erreur de demander à mon voisin si c'est encore loin et il prend ça pour une invite à nouer la conversation. Je sens son haleine de feuilles de coca et il me postillonne allègrement dessus. Vivement Urubamba.

Je change de bus et demande à monter à l'avant. On charge à nouveau mon sac sur le toit, et c'est parti. La route n'est pas longue. Arrivée sur la place du marché, je demande mon chemin pour la Plaza de Armas et m'arrête au premier hôtel recommandé par le guide. Pas le courage de pousser plus loin, étant donné ma grosse journée de marche, environ 4 heures de montées et descentes. L'hôtel Ollanta est très mignon, avec une jolie cour intérieure. Ma chambre est au premier étage avec un petit balcon. Très propre.

DSCN3470Je vais à la recherche d'un cybercafé. Les prix ont encore augmenté. 3 Soles sur la place ! Le vendeur, voyant que je suis horrifiée m'indique un concurrent qui propose 2 Soles de l'heure. Je vais m'y installer et il est près de 21h quand je sors. Pas évident qu'on accepte de me servir à cette heure.

Je tombe sur un chouette resto. Le serveur me tape la discute puis une Cuzquénienne demande à manger de la truite, pas possible à cette heure-ci. Elle repart, puis revient bredouille, et finit par commander une pizza. Nous commençons à discuter. Juliana vit à Lima, où elle est enseignante dans une école de filles. Elle va se lever aux aurores demain pour se lancer dans les airs en travers d'une vallée, se laissant glisser le long d'une corde. Ça m'a l'air bien effrayant mais elle a l'air motivée.

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