Au sommet

Publié le par LAO.Nord

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Quito, mardi 10 novembre,

Levée 7h15. Nous avons rendez-vous avec Carl et Marianne à 8h pour le petit dej. Nous avons prévu de partir de bonne heure pour prendre le téléphérique et escalader le Volcan Pinchincha qui domine Quito. Carl doit passer à son agence de voyage régler sa croisière. Pendant ce temps Marianne et moi passons à la boulangerie et achetons quelques bananes à un marchand ambulant pour le pique-nique du midi. Nous nous retrouvons cette fois-ci sur la terrasse.

Nous prenons un taxi qui nous emmène au pied du téléphérique. On a un peu l'impression de partir skier. Le temps est splendide. La vue est complètement dégagée et nous découvrons la ville vue d'en haut. Au loin nous distinguons un volcan enneigé.

DSCN5282Arrivés au premier pic Rucu, à 4100 mètres d'altitude, nous sommes accueillis par une musique couleur locale qui attire notre attention vers un stand de souvenir. Nous ne sommes pas venus là pour ça. Nous attaquons le petit sentier qui mène au second pic Guagua à 4794 mètres d'altitude.

Ca commence plutôt tranquille, nous franchissons une série de petites collines qui nous maintiennent bien essoufflés, en longeant une vallée verdoyante. Herbes hautes, petites fleurs orangées, la végétation est très sèche. Devant nous, le pic rocheux du Guagua. Après deux bonnes heures de montée, nous reprenons des forces avec une énorme banane au goût un peu bizarre et à la chair orangée.

Le pic se voile d'un léger brouillard. Nous décidons de ne pas prendre de risque en l'attaquant de front par le chemin qui demande de faire un peu d'escalade et comporte d'après ce qu'on ma raconté des passages assez dangereux. Nous contournons le pic par la droite découvrant un paysage tout autre. Mousses, fleurs de toutes sortes, nous cheminons au coeur de la végétation provoquée par ce brouillard humide.

DSCN5298Nous continuons le petit sentier et devons escalader quelques passages rocheux sans danger. Nous arrivons ensuite dans une zone sablonneuse où nous nous enfonçons à chaque pas. L'altitude se fait sentir de plus en plus et la pente se raidit. Enfin, nous atteignons la crête rocailleuse de la montagne et escaladons les derniers mètres dans le brouillard de plus en plus épais.

Arrivés au col, surprise, de l'autre côté le ciel est limpide, le brouillard reste bloqué. Nous sommes émerveillés par le paysage et nous asseyons un moment pour reprendre des forces. Nous en profitons pour grignoter quelques petits pains frais. Le soleil sort de sa cachette et le paysage se découvre complètement. Nous voyons au loin la ville de Quito. J'essaye de continuer à escalader jusqu'au sommet mais il n'y a plus de chemin et l'escalade devient impraticable à main nue. Je renonce et rejoint Carl et Marianne.

Nous redescendons difficilement les passage rocailleux et je commence par prendre une belle gamelle sur les fesses. Le terrain sablonneux est plus sympathique. Nous nous enfonçons et courons, tombant de temps en temps dans le sol meuble. Nous rejoignons le petit chemin dans la végétation, repassons les zones rocheuse puis nous voilà dans les collines. Le pas se fait plus léger. On accélère même pressés d'arriver, mais la route est encore longue et trompeuse.

DSCN5341Au loin, les antennes du Rucu. Je file. La température fraîchit. Le brouillard nous poursuis et finit par nous envelopper. Heureusement, le chemin reste bien visible et sans difficulté. J'arrive au téléphérique. Panne d'électricité. Il n'est prévu qu'il ne reparte qu'a 16h30. Je me repose en attendant les autres qui ne tardent pas à me rejoindre. Nous discutons avec deux Américains qui travaillent pour Delta Airlines et sont en transit pour quelques jours à Quito.

Les bennes redémarrent comme prévu à l'heure dite grâce au générateur d'appoint. Elles arrivent à un rythme de fourmi. Malgré le fait que nous soyons arrivés les premiers, tous les Equatoriens qui se sont contentés de regarder la vue d'en haut sans marcher, nous passent devant. Nous sommes frigorifiés. Nous montons enfin à bord d'une benne et entamons la descente en plein brouillard.

DSCN5340Une bonne demi-heure plus tard, nous voilà en bas. Un minibus nous dépose à notre hôtel où je m'empresse d'aller boire une tasse de thé sur la terrasse. Nous dînons tous ensembles avec une nouvelle venue, Dotty, la charmante colloque de Carl, une Allemande qui en est à son second tour du monde. Nous sommes affamés. Dotty nous fait goûter son humus. Marianne me file ses pommes de terres, une autre convive me laisse finir ses légumes. Je commande une pomme au four et laisse ma glace rhume raisin à Dotty et Carl. C'est vraiment les assiettes musicales ce soir !

Nous discutons encore un bon moment et nous donnons rendez-vous pour le lendemain entre 9h30 et 10h pour partir à la Mitad del Mundo tous ensembles. Le concept est assez kitch mais on devrait bien s'amuser.

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