Au voleur, comment je suis une femme dans la rue et ma rocambolesque arrivée à Lijiang

Publié le par LAO.Nord

 

DSCN1493Dali, Lijiang, mercredi 31 mars,

 

Vers 10h30, je retourne au Café de Jack prendre une salade de fruits au yaourt et un café. Je me rend ensuite au marche à l'extérieur des murs en face de la porte ouest. On y vend balais, fleurs, épices. Il y a même des stands de dentistes en plein air. Les femmes portent souvent leur tenues traditionnelles colorées dans les tons vert vif, rose fushia, rouge. Les hommes sont parfois en tenue mao marin avec la casquette. C'est une vraie expérience que ce marche.

 

En redescendant, il y a un petit embouteillage humain et je me retourne alors que je sens un homme en train de dezipper la fermeture éclair d'une des poches de cote de mon sac a dos. Je lui fais une remarque en Anglais du style "What do you think you're doing?" et il me repond "No, no", genre il n'était pas en train d'essayer de me chourer un truc. C'était la poche de la crème solaire et des lingettes, il n'aurait pas été bien loin...

 

 

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De retour dans l'enceinte de la vieille ville, je suis une femme avec une magnifique tenue rose vif et un foulard rose et noir enroule autour des cheveux. J'essaye de la capter en marchant, mais ce n'est pas facile. Elle m'emmène jusque dans un autre marche, celui la alimentaire, tout aussi pittoresque. Je suis ébahie devant les balances a l'ancienne, juste un barre, deux plateaux et des poids. Les femmes ont toutes leur petite hotte dans le dos avec qui un coq, qui des légumes, qui un bambin. Certaines portent les marchandises avec un balancier en bois sur l'épaule leste à chaque extrémité par des paniers bien remplis.

 

Je continue ensuite ma route et grimpe dans le pavillon de la porte Nord qui offre une vue sur les toits gris cendre de la ville. Je sors a nouveau de l'enceinte, cette fois-ci direction les 3 pagodes. Je prends une petite rue, attirée par une porte ancienne et pénètre dans un joli jardin autour d'un petit lac d'où on a une très belle vue sur les trois pagodes. Je rentre ensuite sur le site même qui est en fait assez décevant. Les trois pagodes sont anciennes, elles datent du XIXème siècle. Elles sont assez simples et entourées d'un joli jardin.

 

DSCN1403Ensuite on monte progressivement au travers des différents pavillons du nouveau temple Chonsheng. Deux d'entre eux abritent des petites statuettes de bouddhas, phoenix retrouves sur le site de l'ancien temple dont il ne reste plus rien. Le nouveau temple reproduit des structures traditionnelles mais manque cruellement de charme avec ses couleurs flashys et ses bouddhas rutilants. Avant d'attaquer la grimpette, je fais une pause dans un petits stands ou ils font des soupes de nouilles de riz végétariennes accompagnées de tofu et hyper épicées. Je grimpe ensuite jusqu'au dernier pavillon d'où on a une belle vue sur le lac, les montagnes et la ville au loin.

 

Nous avons eu un temps extrêmement bizarre avec alternances de petites averses, soleil et nuages qui donnent une lumière très particulière. Je rentre dans la vieille ville et descends la rue des étrangers puis gagne Renmin Lu ou se trouve une petite église. Je vais jusqu'à la porte Est et me fais saucer. Les rues sont désertées. Je reviens sur mes pas et trouve enfin la petite église dans un style très chinois.

 

Je reprends la rue des étrangers et atteins la porte Sud ou je ne trouve pas le musée de la ville. Il est déjà bien tard si je veux prendre le bus pour Lijiang et je hâte le pas jusqu'à l'auberge qui heureusement n'est plus très loin. Je récupère mon sac et la réceptionniste me propose de me prendre un billet pour le bus qui passe a 5 minutes d'ici dans 10 minutes. Marche conclus. Elle m'accompagne sous la pluie jusqu'au point d'arrêt du bus et nous patientons un bon moment.

 

Enfin, le bus arrive. Je suis contente de m'asseoir enfin. La route longe d'adorables petits villages dans le même esprit que les maisons de Dali mais sans le verni touristique. Le Yunnan accueille avec bonheur la pluie après ces six mois de sécheresse. Les champs sont pourtant bien verts. Nous montons de plus en plus. De 1900 mètres a Dali, nous serons a 2400 mètres à Lijiang.

 

DSCN1437L'arrivée sur Lijiang se fait de nuit. Mon guide indiquait 3 heures de trajet, la réceptionniste m'avait dit 3h30 et la vérité est plutôt 4 heures. Il est donc 20h30 passées quand j'arrive au terminus bien décidée a prendre un taxi pour l'auberge. Mais les chauffeurs ne semblent pas comprendre l'adresse que je leur donne. Je traverse la rue et demande dans une boutique ou on me dirige vers le bus 11 que je chope juste a temps.

 

Le chauffeur me dépose à l'entrée de la vieille ville qui n'est accessible qu'a pieds. Je commence par grimper plusieurs escaliers au travers d'un parc qui est une fausse piste. Une femme dans les cuisines d'un restaurant m'indique qu'il faut redescendre et contourner les maisons pour accéder a la rue. Je remonte toute la rue en demandant a 3 reprises, pas de trace de l'auberge de jeunesse. Pour compliquer les choses, il y a deux numéros 61, chacun d'eux étant un hôtel mais qui n'a rien d'une auberge de jeunesse. Je reviens sur mes pas sur le pave mouille me frayant un passage dans la foule qui lorgne les bars touche touche et crachant leur musique a fond.

 

DSCN1462Me voila revenue a la limite de la vieille ville. Je hèle plusieurs chauffeurs de taxi qui chaque fois refusent de me conduire. Au bout du cinquième, alors qu'il est près de 22 heures, que je n'ai toujours pas mange et que je désespère de pouvoir poser mon sac, je pique une crise de nerf en pleine rue, je crois que j'ai perdu la face. Je me remets bien vite car je ne vais pas rester la a pleurer sur mon sort. Je reviens sur la place principale ou j'aperçois une borne de taxi avec un policier qui semble gérer l'embarquement des passagers. Le taxi commence par refuser une nouvelle fois de me prendre mais après 5 minutes de parlotte avec le policier, ce dernier me fais signe de monter a bord. Shie shie, merci, merci, merci !

 

Le chauffeur me dépose de mauvais gré a 150 mètres de mon auberge. Je lui laisse les 7 Yuans affiches au compteur, je n'en ai pas un de plus pour le pourboire, qui de toute façon n'est pas dans les moeurs chinoises apparemment. L'accueil de l'auberge Panba est ultra-chaleureux après mes déboires de la soirée. Le réceptionniste parle un Queen's English. Il me dit que c'est uniquement pour les phrases du check-in qu'il répète toute la journée mais je n'en crois pas un mot, j'en ai vu des réceptionnistes chinois en un mois et pas un ne m'a accueillie comme lui.

 

L'auberge est juste charmante, propre, avec Internet gratuit, de quoi me remonter le moral. En plus, je suis dans une partie de la vieille ville, visiblement un peu moins touristique et a l'écart du vacarme et des lumières de la première rue que j'ai arpentée de long en large et ou finalement il n'aurait pas fait si bon dormir... Une fois mon sac pose, je repars, plus légère et tranquillisée, a la recherche d'un endroit ou manger un morceau. Il me faut faire 5 petites minutes a pied dans la rue avant de retrouver un peu d'animation.

 

Je prends le premier resto venu qui s'avère un très bon choix. Je teste les pommes de terre Naxi de grand mère, la version locale des pommes de terre sarladaises. Très bien mais j'ai encore un peu faim. Je commande une soupe de potiron - pommes de terre. Assez étrange, une sorte de bouillon aromatise au poulet, dans lequel on a émincé et a peine cuit ce qui ressemblerait plutôt à des courgettes et des pommes de terre. Apres trois mini-bols, je suis calée. Ils m'en ont apporte une grande soupière. Je rentre bien vite a l'hôtel et consulte rapidement mes emails avant d'aller me coucher pour la nuit.

Publié dans Chine

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Christine 01/04/2010 22:23


Ouf, tout est bien qui finit bien ;-)