Ballade écourtée

Publié le par LAO.Nord

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Huaraz, vendredi 16 octobre,

Nous sommes réveillés par l'hôtesse du bus, alors que celui-ci est arrêté au terminal de Huaraz. Nous prenons un taxi jusqu'à l'hostal Caroline, un peu à l'écart du centre. Un véritable repaire de routards à l'ambiance très chaleureuse et au confort au-dessus de la moyenne. Après une bonne douche extrêmement chaude, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, avec vue sur les sommets enneigés de la Cordillère Blanche.


Nous décidons d'aller jusqu'à la Laguna Churrup, à quelques heures de marche. Nous passons dans le centre et nous arrêtons au marché, très vivant, où nous achetons un fromage Philadelphia et quelques fruits. Nous prenons ensuite un combi qui nous arrête avant notre destination finale. Un pick-up rempli de sable et de briques accepte de nous emmener jusqu'à Pisec. La route est chaotique et il faut bien s'accrocher et baisser la tête pour éviter les branchages. Un vrai rodéo. Nous passons un passage périlleux car un autre camion arrive en sens inverse. Nous manquons de peu de rayer toute la carrosserie. Une femme en costume traditionnel nous accompagne à l'arrière du pick-up, rejointe par une autre comparse.

DSCN4126Le pick-up nous laisse face à sa maison et nous attaquons le chemin qui monte doucement, longeant les fermes éparpillées au bord de la vallée. Au fond, les Nevados. Le temps est menaçant mais le soleil réussit à percer par intermittence. Petites maisons rondes en pierre recouvertes de chaume, moutons, vaches, bergers, la ballade est très agréable.

 

Mon estomac crie famine et nous faisons une petite halte où je me fais dévorer par les moustiques malgré l'altitude, en dégustant les derniers restes de tapenade et de biscuits Michel et Augustin au thym et baies roses. Un petit sandwich de Philadelphia et c est reparti.

 

DSCN4131Nous croisons un couple de Français qui renonce, l'un d'eux s'étant foulé la cheville. Le temps se fait de plus en plus menaçant. Nous arrivons dans un petit hameau composé de huttes circulaires dans un cirque magnifique. Nous sommes à plus de 4000 mètres et la montée se fait plus dure, d'autant que nous faisons du hors piste pour un soit-disant raccourci...

 

Le vent se lève et la température fraîchit. Nous nous arrêtons en haut d'une petite tuce d'où la vue est superbe. Kabir casse la croûte. Il est plus raisonnable de renoncer à monter à la lagune si nous voulons rentrer avant la nuit et éviter l'orage qui se prépare. Un Basque Espagnol, lui, reprend son souffle avant de poursuivre en solo. Nous lui laissons un bouteille d'eau car il est monté les mains dans les poches.

DSCN4143A peine commençons-nous à descendre que la pluie commence à tomber. Nous accélérons le pas. Arrivés au village, nous retrouvons notre compagne de l'aller qui redescend, lestée de son gros baluchon. A la sortie du village, nous attrapons un colectivo que nous partageons à cinq à l'arrière, dont un enfant et une femme dans le coffre avec les bagages. La pluie se fait plus violente et nous sommes bien contents d'être à l'abri. Les bruits du tonnerre, répercutés par la montagne, étaient drôlement impressionnants et il ne faisait pas bon traîner là. Nous insistons pour que le taxi nous dépose jusqu'à notre auberge et rentrons nous y réchauffer.

Kabir donne un cours de yoga pendant que je fais une petite sieste pour récupérer. Nous profitons ensuite d'une petite éclaircie pour aller dîner au centre. Nous trouvons une pizzeria sur une charmante petite place. Des livres en Français sont à disposition pour échange et je regrette d'avoir déjà échangé La valse lente des tortues contre la Révolution des Fourmis de Bernard Werber. Il y a plus de choix ici et les livres sont en meilleur état. Tant pis, j'ai fait une heureuse. Une Française a immédiatement récupéré mon livre, enchantée de sa trouvaille. Après dîner, je m'installe devant un PC de l'auberge pour un post puis m'écroule épuisée de la journée.

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