Comment se faire recruter en 5 minutes chrono

Publié le par LAO.Nord

Phnom Penh, samedi 29 mai,

 

Levee 6h30. Mathilde reste au lit pendant que je suis la seule a prendre le chemin de l'ecole. Je discute avec le patron de Chez Mama qui me demande comment s'est passee ma matinee de la veille chez avec les assistants sociaux. Je lui dit que c'etait dur de voir les conditions de vie des gens et lui decrit l'habitat des familles rencontrees. Il me dit qu'il y a 10 ans, tout le monde vivait encore comme ca au Cambodge et ca ne semble pas plus l'emouvoir que ca. C'est un message d'optimisme en quelque sorte.

 

J'ai cours ce matin a 8 heures. Je suis meme en avance de 20 minutes. J'assiste donc au lever du drapeau. Je termine ensuite mon cours de marketing direct avec les premieres annees et enchaine sur la facilitation de reunion. Toujours plein de questions. A la pause, j'ai encore droit a un mangoustan. Je file ensuite au bureau de Vibol ou j'ai rendez-vous pour 10 heures.

 

Vibol me demande si la soiree de la veille m'a plue. C'est le moins qu'on puisse dire ! Il me demande ensuite du feedback sur PSE. Je lui raconte mon etonnement devant l'assiduite, la motivation, l'accueil et le respect montres par les eleves. Je loue aussi l'organisation et la reactivite de PSE. Mais il y a aussi des elements d'amelioration, plus de structure, un meilleur niveau d'Anglais, plus de cas pratiques, une plus grande information sur les marches asiatiques et cambodgiens, plus de cours de business generalistes. Vibol prend des notes et semble tres bien prendre mes remarques.

 

J'enchaine ensuite sur le sujet pour lequel j'ai convoque la reunion : exprimer ma motivation pour revenir travailler pour PSE s'il y a possibilite d'ouvrir un poste pour moi. Vibol me repond illico qu'il peut d'ores et deja m'offrir un poste. Il faut juste qu'il en parle a Pitch et qu'il me fasse un contrat. Reste a savoir contrat khmer ou francais. Pour le contenu, je pourrai travailler pour la business school mais aussi aider le service de communication. Ce serait un peu un poste sur mesure en somme.

 

Je retourne a mon poste et commence par mettre par ecrit mon feedback et reflechir a un descriptif de poste qui pourrait me convenir. Je rentre ensuite a l'auberge rameutant la petite troupe qui emerge a peine. Je teste les boulettes de viande et la puree. Il n'y a rien a dire, toute la carte est excellente ici. Mathilde et moi repartons nous coucher pour une petite sieste, mettant prudemment le reveil a 16h30. Nous emergeons doucement puis nous posons sur Internet. Nous retrouvons avec plaisir Gabi fraichement arrivee de Paris. Elle va attendre Alex pendant que nous nous rendons au 54 en eclaireurs.

 

Sopheak et Rithy ont voulu avancer le rendez-vous a 18h30 car ils ne pourront pas rester tard, l'un pour raisons familiales, l'autre parce qu'il habite en banlieue et que ca craint un peu passee une certaine heure. Lauren nous rejoint aussi. Nous attaquons derechef a la biere. Les pichets s'enchainent et on n'a pas le temps de terminer nos verre qu'on nous ressert aussitot. Sopheak passe des commandes pour diner. Nous hesitons a manger car nous prefererions attendre les autres qui n'arrivent qu'a 20 heures mais la vue de ces bons petits plats a raison de nous. Un traditionnel loc lac avec des oeufs sur le plat et un plat de boeuf aux legumes bien releve. 

 

Nous changeons de table et les autres nous rejoignent. Retour festif d'Alex et Gabi. Vibol, Charlotte et Pitch, Lulu, Quentin et sa troupe internationale de colloques, une Italienne, un Irano-Canadien, un Nord-Americain viennent completer la bande. Nous goutons un delicieux barbeque de viandes et fruits de mer revenus dans le beurre. Un regal. Nous terminons par un plat a base de chevre pas mal non plus. Bizarrement, l'addition reste tres moderee. Une excellente adresse, merci Pitch !

 

Ce dernier nous guide ensuite de boite en boite. Deux ont ferme ! Chaque fois c'est le grand ballet des moto-dops. Je commence par prendre un tuk-tuk avec trois ou quatre convives. Pour le second trajet, je grimpe entre Charlotte et Pitch. Au dernier, Gabi me fait signe de monter derriere elle. Elle a demande au chauffeur de suivre la moto de devant mais il s'est empresse de la perdre et Gabi et moi n'avons aucune idee de l'adresse. Le chauffeur continue tranquillement a conduire au hasard des rues pendant que je fais tous les numeros de mon portable avant d'en trouver un qui decroche et me donne le nom de la boite. Sacree Gabi, je t'y reprendrais a monter en moto-dop sans connaitre la destination.

 

Le Spark est une immense boite toute moderne. La musique n'est pas desagreable et nous nous posons a une table, commendant des consos par ci par la puis gagnons la piste de danse. Charlotte et Pitch se retrouvent avec l'addition et plus personne a table. Je vais a la recherche des danseurs et reussis sans trop de probleme a retrouver les buveurs egares qui paient leur contribution. Leo qui est en grande forme et dont on fete l'anniversaire me donne meme genereusement 5$ au cas ou je n'arriverais pas a collecter la somme due.

 

Un petit concert brise un peu l'ambiance puis ca repart de plus belle. Vers 2 heures, je suis sur le depart mais toute la petite troupe est en plein delire sur le podium. Je fais signe a Mathilde que je rentre. Je negocie un tuk-tuk de main de maitre a 1.50$, inespere a cette heure tardive. Il m'emmene dans une toute autre rue et une toute autre guesthouse et je dois le guider jusqu'a l'hotel parce que le nom des rues et la topographie de Phnom Penh, ce n'est visiblement pas son truc. Mathilde arrive finalement sur mes talons alors qu'ils ont du partir une demi-heure apres moi... Elle me propose d'aller manger des chips avec les autres dans une des chambres voisines mais je suis deja douchee et au fond de mon lit.

 

 

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Christine 02/06/2010 08:51


Sympa pour le job... va falloir qu'on prévoit un voyage au Cambodge si ça continue !!!