Dans les dunes de Huacachina

Publié le par LAO.Nord

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Ica, Huacachina, mardi 13 octobre,

Il est trois heures du matin quand je trouve enfin le sommeil. Six heures, je me réveille avec le jour. Je semble à peu près reposée malgré la courte nuit. Je somnole encore jusque vers huit heures. Nous entrons dans Nazca pour une courte pause. Je vais me dégourdir les jambes. Nous repartons et s'enclenche un film que j'ai déjà vu, complètement couillon, mais drôle, et ça fait passer le temps.

Nous arrivons en ville. Je guette mon arrêt, mais pas de terminal en vue. Je demande à ma voisine, qui ne sait pas si nous sommes à Pisco ou Ica. J'appelle l'accompagnateur. Nous avons dépassé Ica de plus de 12 kilomètres. Il pensait que j'allais jusqu'à Lima...

DSCN3899Le bus s'arrête au milieu de nulle part et nous cherchons mon sac à dos, qui, heureusement, n'est pas trop loin. Je suis furieuse et engueule copieusement l'accompagnateur. Un passant est outré de la scène et me propose de porter plainte au commissariat juste en face. Il note la plaque d'immatriculation et m'emmène au commissariat où le flic me dit qu'il en voit malheureusement tous les jours de bien pires et que la compagnie ne va pas me dédommager. Il m'aiguille vers un taxi, à qui il demande de me mener à bon port, afin de redorer le blason du Pérou. Il ne souhaite pas que les touristes repartent avec des expériences négatives du pays.

DSCN390810 Soles plus loin, me voilà arrivée à Huacachina, petite oasis à 4 kilomètres d'Ica. Je me pose à l'hostal del Barco. Douche extrêmement chaude, me revoilà d'aplomb. Je passe déposer ma lessive à l'hôtel voisin. 12 Soles, un scandale, mais tout est loin ici, l'eau est rare et la concurrence inexistante. Je déjeune au restaurant de l'hôtel et profite de la proximité de l'océan pour commander un ceviche especial. Pas de dessert, pas même un jus de banane.

Je fais un petit tour de la lagune et m'arrête dans la sympathique auberge de jeunesse, où je commande un milk shake moka qui fait café et dessert à la fois. Je termine mon tour du lac et profite de l'heure chaude pour faire une petite sieste. Je met le réveil à seize heures pour grimper la dune quand le soleil se fait moins ardent. Je l'attaque de biais et rejoint rapidement les sandboardistes à mi-hauteur. Je poursuis ma montée, faisant quelques pauses pour reprendre mon souffle. Le sol ne s'enfonce pas trop et c'est plutôt plus facile que dans la Vallée de la Mort de San Pedro de Atacama.

DSCN3911J'arrive au sommet et découvre le paysage à mes pieds, la lagune de Huacachina, au loin la ville d'Ica et, partout autour, des cordons de dunes sculptés par le vent. Je regarde, horrifiée, des véhicules de touristes faire des traces abominables et polluer l'air ambiant.

Je me pose un bon moment, profitant de ma solitude, du calme et de la vue splendide au soleil déclinant. Le vent soulève le sabe qui s'envole sur la crête de la dune. J'observe mes traces de pas régulières, zébrant la dune. Je fais quelques exercices de respiration pilate, avant de m'élancer en courant sur l'endroit le plus raide de la dune. Je saute, portée par la vitesse et par la pente. Une vraie gamine. Je dépasse les groupes de sandboardistes et quelques péruviens qui me disent bonjour en passant.

DSCN3915Je longe la lagune et regagne mon hôtel où je profite de l'Internet, revenu après la coupure d'électricité causée par le vent violent. Un petit message à Nuria, deux posts, il est déjà 19h45 et la température fraîchit. Je remonte dans ma chambre enfiler une polaire et redescend dîner au resto de l'hôtel. Le serveur est super sympa, la musique cool, les tables bondées. Je commande les pâtes Huacachina. Un rêve de fetuccine aux crevettes accompagnées d'une délicieuse sauce aux tomates fraîches, oignons, ail et fines herbes. Un régal.


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