De la neige du Chimborazo à la végétation luxuriante de Baños

Publié le par LAO.Nord

DSCN4718

Riobamba, Baños, dimanche 1er novembre,

Levée 6h15. Je saute du lit ayant super bien dormi. Je fais mon petit balluchon et sus même prête en avance. J'en profite pour demander de l'eau chaude à l'aubergiste pour me faire un thé avant de partir. Le chauffeur de taxi arrive alors qu'il est tout juste prêt à boire. Je le transvase  dans une petite bouteille et nous voilà partis. Arnulfo me dépose au en route pour acheter quelques vivres, l'habituel cocktail pains-bananes agrémenté d'un yaourt à la mûre.

Mon chauffeur est volubile et conduit à merveille. En revanche, le ciel est plombé. Nous traversons la campagne puis montons doucement jusqu'à 4800 mètres. Une petite pluie se met à tomber. Les habitations se font plus rares, le paysage se fait de plus en plus désert. Strates de roches volcaniques, grandes steppes peuplées seulement de quelques vigognes.

DSCN4724Et puis, au détour d'un tournant, surgit face à nous le flanc enneigé du volcan Chimborazo ! Le sommet est malheureusement caché dans le brouillard... Arnulfo me dépose au premier refuge et m'accompagne gentiment sur le début du chemin pour voir comment vont mon coeur et mon souffle et me prendre quelques photos. Voyant que je n'ai pas de souci, il me laisse continuer et j'emboîte le pas à un groupe de Colombiens accompagnés d'un guide local, histoire de ne pas cheminer seule.

Un petit chemin en pente douce se fraye un passage dans le tapis de neige fraîchement tombée. Nous avançons à petits pas pour ne pas nous faire surprendre par le soroche. La montagne se découvre partiellement et l'on aperçoit le deuxième refuge. Petite photo à 5000 mètres, nous y voilà. Nous n'irons malheureusement pas plus loin car le brouillard se fait plus épais et il risque de neiger.

DSCN4726Nous nous posons un petit moment au refuge pour reprendre des forces et je discute avec mes compagnons de route, qui habitent Quito et me recommandent vivement de visiter la Colombie, qui n'est pas si dangereuse qu'on le dit et est vraiment magnifique.

Nous redescendons d'un pas beaucoup plus alerte et je regagne le taxi. Celui-ci me dépose un peu plus bas dans une lande où pâturent quelques vigognes. Je suis un petit chemin tout droit et en descente pour retrouver mon taxi un peu plus loin. Il me dépose à mon hôtel ayant chargé quelques villageois en route.

DSCN4731Je file récupérer ma lessive et refais mon paquetage. Il me manque deux chaussette (dépareillées) qui ont disparu comme par enchantement. Je me rends au terminal de bus pour Baños et achète une paire de chaussettes imitation Addidas, en espérant ne pas me faire choper par la répression des fraudes à un passage de frontière quelconque, au petit marché d'en face en attendant le départ du bus. Je n'ai guère d'autre choix que de commander un quart de poulet au resto du coin. Je discute avec un Hollandais, qui baroude depuis février 2007 en Amérique du Sud, avant de monter à bord.


Je somnole un peu sur la route. Deux heures plus tard, mous entrons dans Baños où la végétation luxuriante et la température nous rapprochent sensiblement de la Selva éloignée d'une quarantaine de kilomètres. Je fais route avec "Pedro", le Hollandais, en direction de nos hôtels voisins. Celui que je visais est complet en ce long week-end de 4 jours... Je rejoins donc Pedro à l'Hôtel Chimenea, qui n'a plus qu'une chambre double que nous décidons de partager. Nous avons une salle de bain dans la chambre et même un petit balcon avec une vue splendide.

DSCN4743Nous descendons nous enregistrer et j'en profite pour échanger mon guide du Pérou/Bolivie contre un guide du Guatemala a disposition. Nous montons explorer a terrasse qui comporte une grande véranda et une vue sur une immense chute d'eau en plein coeur de la végétation. Je squatte un transat et discute avec un Ecossais qui descend à Moto de Quito à la terre de feu.

Je vais ensuite faire un tour en ville pour m'informer des randos à faire auprès des agences. La plupart des ballades peuvent se faire en solo sans problème. Je passe faire un tour dans le petit marché et rentre dans l'Église Nuestra Señora de la Agua Santa où une figurine de la vierge trône devant un parterre de cierges, complètement inaccessible tant il y a de monde venu faire des dévotions en ce 1er novembre.

DSCN4745Je me pose le temps de prendre un jus d'ananas sur la terrasse du resto El Jardín puis fait ma pause quotidienne sur Internet. Je me rends ensuite dans le premier resto venu où je commande une locra de papas, qui est accompagné d'un très bon fromage, et un mate de cedra avec des herbes fraîches infusées. Je me met au lit dès 20h30, complètement à bout afin de récupérer un peu de ma série de petites nuits consécutives.

Publié dans Equateur

Commenter cet article