Deboire de bus et circuits dans la campagne khmere

Publié le par LAO.Nord

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Phnom Penh, Kompong Chhnang, vendredi 11 juin,

 

Levée 8 heures. Je me fais alpaguer par un homme dans la rue me disant que mon paquetage est trop lourd, je lui répond que je ne vais qu'au coin de la rue. Je prends mon billet et dépose mon paquetage avant de passer en vitesse Chez Mama. L'homme est en fait en train de prendre son petit déjeuner en famille et m'invite a leur table. Ce sont des Malaisiens venus pour affaire. Ils sont très curieux et assez sociables, ce qui semble une caractéristique que j'ai déjà notée chez d'autres de leurs compatriotes voyageurs. Je demande a emporter mais ai finalement tout juste le temps d'avaler mon café, mes fruits et mon yaourts.

 

DSCN2542Petit coup de stress, il est moins une et je ne trouve plus mon billet pour récupérer mon bagage. Tout est bien qui finit bien. Je monte a bord. Les hauts-parleurs crient des blagues en Khmer au-dessus de ma tête. J'arrive a me décaler un peu. Après deux heures de route, plutôt jolie, nous faisons une petite pause. A peine avons nous quitté l'endroit que le bus ralentit et s'arrête sur le cote. Panne de moteur. Ça farfouille a l'arrière, on sort des courroies en caoutchouc, aucune ne semble faire l'affaire. C'est l'heure chaude, le soleil est au zénith et on crève de chaud dans le bus. Les passagers ont trouvé un petit bosquet ou ils se terrent a l'ombre. Je marche un peu puis en fait autant et commence a relire l'histoire du Cambodge dans mon guide pour passer le temps. 1h30 plus tard, on nous a affrète un nouveau bus car le notre semble vraiment en cale sèche.

 

Vers 13h, nous arrivons a Kompong Chhnang ou je suis la seule a descendre. Un motodop me dépose a l'auberge qui est très bien. Je vais déjeuner d'un plat de poisson au riz sur la place de l'Indépendance puis me fais aborder par un membre de la famille du motodop pour aller me faire faire une ballade dans les environs. Je négocie un peu. Marché conclu.

 

Nous commençons par un quartier traditionnel un peu a l'écart de la ville ou les familles font sécher et décortiquent les piments. Charmante famille ou je tombe en adoration devant un petit bebe en train de dormir dans un hamac, les deux bras en croix, les petits poing serrés avec de gros bracelets rouges aux poignets. Trop craquant !

 

DSCN2585Nous nous dirigeons ensuite vers les berges du Tonlé Sap ou je dois négocier d'arrache-pied les 5$ de l'heure pour une ballade en barque dans les maisons flottantes. Rien de tres nouveau après mon voyage dans le delta du Mékong mais toujours aussi plaisant, s'il ne faisait pas si chaud et si je n'étais pas tombée en rade de crème solaire, introuvable ici ou les crèmes seraient plutôt pour vous blanchir la peau... Heureusement, la rameuse m'a prêté un chapeau pointu bien efficace.

 

Nous traversons ensuite la grande halle, tres traditionnelle. On peut y déguster des criquets grillés qui ne me font pas vraiment envie. Mon chauffeur m'emmène ensuite visiter plusieurs maisons de poterie artisanale. D'abord, j'observe la fabrication des réchauds a charbons. Toute une affaire familiale. Les uns mélangent du sable et de la glaise avec leur pieds, les autres cisèlent les moules, d'autres encore les font cuire ou découpent des parois isolantes en aluminium. Tous les âges sont représentés depuis les plus jeunes jusqu'aux plus vieux.

 

DSCN2597Dans une autre maison, une femme me montre comment elle se sert du traditionnel tour du potier pour fabriquer de petits récipients. Un vrai travail d'adresse et de patience. Enfin, dans la dernière maison, je suis accueillie par Bruce, un Américain qui a épousé une Cambodgienne et est venu prendre sa retraite ici en fondant sa propre ONG pour faire évoluer le travail local vers plus de valeur ajoutée. Il a lui même 30 ans d'expérience derrière lui en Californie mais le travail étant tres physique, il se retire ainsi progressivement du métier tout en passant son savoir-faire a d'autres afin d'améliorer les revenus du village.

 

Je termine la grande ballade par une pagode ou je pause pour une séance photo avec quelques jeunes de Battambang puis discute un peu avec les moines. Sur le chemin du retour, mon chauffeur tient a me faire goûter une sorte de breuvage a base de palmier qui ne m'emballe pas du tout. Il m'arrête dans un hôtel voisin du mien pour que je puisse terminer ma journée par mon habituelle séance d'Internet avant d'aller dîner

 

Il est 20 heures passées et je demande a l'hôtel ou je peux trouver un resto encore ouvert. On me recommande le resto de l'hôtel que je n'avais pas repéré. La salle de restaurant est infestée d'affreux criquets comme ceux qui avaient envahi ma chambre le premier soir a Phnom Penh. On me recommande une sorte de table balancelle en terrasse, bien agréable en effet. Je commande un poulet aux noix de cajou qui vient avec les fameux piments. J'en croque un en entier en toute confiance, mon chauffeur de l'après-midi m'ayant dit qu'ils n'étaient pas forts. Pas forts mais quand même, un ou deux suffiront pour tout le repas, une petite Anchor bien fraîche aidant a apaiser le feu sur la langue.

Publié dans Cambodge

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