Départ

Publié le par LAO.Nord

Antigua, Coban, samedi 26 décembre,

Levée 7h40. Je prends mon petit dej, puis boucle ma valise. Je passe à Nuestros Ahijados pour voir Corinne, mais elle n'est pas là. Le portier appelle Vera, qui me confirme qu'elle doit venir aujourd'hui. Je laisse un petit message, puis fais le tour de quelques agences, pour réserver mon trajet jusqu'a Coban. Le prochain direct ne part qu'a 14h. Je me pose sur Internet et labellise les photos de Casa Jackson et la moitié du restant des photos du Guatemala. Il est déjà l'heure de rentrer déjeuner.

A la fortune du pot. Tortillas, nachos avec les restes des fêtes. Je retourne une dernière fois à Nuestros Ahijados, mais Corinne n'a pas donneé signe de vie. Je rentre donc attendre patiemment la navette, qui est évidemment en retard. A 14h30, je me décide à appeler, la navette a pris un peu de retard... Elle finit par se pointer, tourne et vire dans la Colonia sans me voir. Je dis au revoir à Melanie, et lui demande de passer le message aux autres, que je n'ose pas réveiller en pleine sieste.

La route ne cesse de tournicoter. J'ai la place à l'avant, entre le chauffeur et Bridget, une Canadienne. Pas de place pour les pieds, le sac sur les genoux, la banquette dure. C'est parti pour 5 heures de trajet. Je commence à bien maîtriser le chemin jusqu'à Ciudad Guatemala. Ensuite, on semble prendre la même route que pour Rio Dulce, puis un embranchement sur la gauche.

Les montagnes ne semblent pas si hautes et impressionnantes, mais la route ne cesse de tourner. Des passagers ont mal au coeur. Petite pause rapide, à mi-chemin, dans une station essence. On se dégourdit les jambes, puis nous repartons. Nous grignotons un petit morceau, ce qui me donne l'occasion de goûter au délicieux pain d'épices. Le soleil baisse déjà.

Nous sommes dans la forêt, quand le jour disparaît tout à fait. Nous approchons de la réserve naturelle du quetzal, cet oiseau emblème du Guatemala. Nous sommes pris dans des nappes de brouillard, qui font comme des apparitions fantomatiques devant les phares. Heureusement, notre chauffeur se montre très prudent quand il s'agit de dépasser un autre véhicule.

Je regrette de n'avoir pas mémorisé le nom de l'hôtel, proche de la réserve, pour demander au chauffeur de m'y arrêter. Sans lumière, je n'y vois goutte sur mon guide. Dans le noir, la route est nettement plus monotone, et je me raccroche aux bornes kilométriques pour passer le temps. Enfin, nous arrivons en ville.

Le chauffeur me dépose à l'hôtel Acuña, recommandé par Christine. Ca m'a l'air bien classe. Un couple d'Américains de Washington DC, qui s'appretait à se rendre dans un autre hôtel, se fie à moi. Je prends une place dans le dortoir, en negociant le prix à 45 Quetzales.

Je vais ensuite dîner car j'ai bien faim. Je commande un poisson au citron et au miel. Robin et Mike s'invitent à ma table pour dîner. Je suis contente d'avoir de la compagnie. Elle travaille dans l'écologie et lui est universitaire, sa specialité, le team building. Ils n'ont qu'une semaine de vacances et c'est un peu la course. Robin parle couramment l'Espagnol, ayant fait une partie de ses études au Nicaragua. Nous passons une très agréables soirée.

Moi qui pensait partager ma chambre avec un Néerlandais du nom de Peter, comme l'indiquait le registre de l'hôtel, je trouve Ada, une Israëlienne, en train de bouquiner. Je l'envie, n'ayant plus rien à me mettre sous la dent, mais ne tarde pas à me coucher car je suis bien fatiguée.

Publié dans Guatemala

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