Des pains de sucre aux rizières

Publié le par LAO.Nord

Yangshuo, Guilin, Longsheng, mardi 16 mars,

Je me lève difficilement vers 11 heures et vais retrouver Florence pour le petit déjeuner. Elle est assise à l'ordinateur de son auberge. Nous choisissons un petit café-restaurant au coin de la rue. Florence passe directement au déjeuner, vu l'heure, avec du riz frit aux légumes et cacahuètes, tandis que je préfère opter pour un petit déjeuner avec yaourt aux fruits et céréales, orange pressée et café.

Nous nous séparons car Florence a juste le temps de grimper un pain de sucre dominant la ville avant son cours de Chinois. Il fait beau, pour une fois, et j'aurai bien aimé louer un vélo et aller faire un randonnée dans les environs qui doivent être splendides mais, toute seule, je n'ose pas m'aventurer sur les petite routes de campagnes avec le plan foireux des randonnées des environs.

C'est donc un peu à contre-coeur que je quitte Yangshuo et prends le bus pour Guilin. Je pars dans l'instant. Cette fois-ci, la route est bien dégagée et je peux admirer les collines karstiques qui défilent de chaque côté. Le bus nous dépose dans une gare que je ne connais pas mais un touriste d'Europe de l'Est me met gentiment sur la voie.

Encore un bon sketch pour prendre mon ticket pour Longsheng, plus exactement pour connaître le prix du billet. Il ne viendrait pas à l'idée de la femme de m'écrire la somme ou de me faire un signe de la main. J'apprends à compter en signes chinois, ce qui n'est pas du tout pareil qu'en Français. On ne montre pas les mêmes doigts. Il y a un signe pour six, pour sept et pour dix que nous n'avons pas du tout.

Le bus part dans 10 minutes. C'est synchronisé aujourd'hui. Un peut trop même, je n'ai pas eu le temps de racheter de l'eau. Mais j'avais oublié qu'ils en distribuaient sur les longues distances. La route monte dans les montagnes et le paysage se fait de plus en plus beau. Les rizières en étages commencent à apparaître. Nous dépassons de charmants villages traditionnels avec maisons en bois dentelées et toits de tuiles noires recourbées.

Je suis saisie par la beauté de la route et me remets peu a peu de ma frustration de ballade à bicyclette dans les rizières au milieu des paysages karstiques. Longsheng, en revanche, s'avère être la vilaine ville décrite dans le guide, mais il est près de 18 heures et ça fait tard pour enchaîner avec un bus pour Ping'an, sans compter que, de toute façon, j'ai dû rater le dernier.

Je m'en vais à la recherche d'un hôtel. Comme d'habitude, les indications du Petit Futé sont insuffisantes et les locaux ne comprennent pas un mot d'Anglais. Je finis par trouver un "hôtel pour touristes", rattaché à l'office du tourisme gouvernemental. J'ai dû tomber dans l'antre du communisme, mais le prix est abordable, le confort est correct, même plus que correct pour 5 Euros !

Je pars à la recherche d'un café Internet, passe un joli temple, et me fais aiguiller par une femme qui parle Anglais et m'accompagne jusque dans le cyber, discute pour moi avec le vendeur, s'excusant même de son mauvais Anglais. Bless her ! Je m'attable pour deux heures, blog, compte en banque, réponse aux emails de mes correspondants chinois, Xingdihao, rencontré à Xhaoqing, et Jiguco, rencontrée dans le bus de Wuzhou à Guilin.

Je vais ensuite dîner dans un resto où il y a encore du monde à cette heure tardive pour les Chinois, c'est de bon augure. Je mets un moment à comprendre qu'il faut commander à l'entrée et payer à l'avance. Ils ont un petit menu bilingue et je prends des nouilles au boeuf et des légumes verts locaux. J'ai commandé beaucoup trop, c'est très copieux ! Je finis quand même la soupe de nouilles, très bonne, mais laisse un peu de légumes, trop huileux à mon goût. Je rentre lire un peu avant de me coucher.

Publié dans Chine

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