Egarement, marché coloré et cascades pétrifiées

Publié le par LAO.Nord

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Oaxaca, Tlacolula, Hierve el Agua, Mitla, dimanche 14 février,

Je suis réveillée par le vacarme des voisins. Je sors, dans l'idée de gueuler un coup, quand je réalise qu'il fait plein jour et qu'il n'est plus l'heure de dormir ! Il est presque 11 heures quand je passe au marché pour mon yaourt. Je pars avec seulement un petit sac, le gros restant en consigne à l'hôtel, pour la Vallée de Tlacolula où je compte rester deux jours.

Je cherche le terminal des collectivos et m'égare malencontreusement dans la rue des prostituées. Heureusement, en ce dimanche matin il n'y a pas trop de clients et je passe presque inaperçue ! Je me dépêche tout de même de quitter l'endroit, le Lonely Planet aurait pu être un peu plus précis, je suis sûre que le Routard aurait mentionné le fait ;-) Je tombe sur une sorte de marché aux puces très animé lui le dimanche matin. Je décide d'aller au terminal de seconde classe non loin de là, sans plus fouiner dans ce quartier pour trouver les collectivos, ce sera plus sûr.

DSCN9291Me voilà embarquée dans le bus pour Tlacolula, qui me dépose à deux pas du marché du dimanche. Je longe la rue principale, achetant au passage petit pain et bananes. Je visite l'incroyable chapelle du Saint Christ sculptée, peinte, dorée, à un point à peine concevable, les Mexicains doivent avoir encore plus horreur du vide que les autres habitants de la planète. Des femmes en tenues traditionnelles, huipiles, tablier, nattes entrelacées de rubans de couleurs, qui ne sont pas sans me rappeler le Guatemala.

Je rentre dans la halle couverte et m'arrête au stand d'une petite mamie aux cheveux blanc comme neige, chose très rare ici. Je prends un taco de chivo, pas trop sûre si c'est du bouc ou du mouton. Je fais encore un petit tour puis retourne au terminal prendre le bus pour Mitla. Celui-ci me dépose, conveniently, au pied du pick-up qui part justement pour Hierve el Agua.

DSCN9293Je fais route avec un Argentin émigré en Australie, et sa femme Australienne ,qui commencent un périple de 3 mois jusqu'en Argentine, une Québecquoise et une jeune Américaine du Mishigan. Nous discutons agréablement, secoués sur le chemin de terre qui tournicote et s'élève de plus en plus, nous offrant un paysage semi-désertique absolument fabuleux.

A Hierve el Agua, j'ai une grosse frayeur en voyant les piscines semi-naturelles dans lesquelles se baignent adultes et enfants. Je préfère admirer le paysage et continuer plus loin pour pouvoir observer la cascade pétrifiée qui en découle et se jette dans le vide juste au dessous des piscines. Je suis un peu déçue, je m'attendais à quelque chose de plus grandiose.

DSCN9309Je suis un petit chemin et découvre une piscine moins profonde mais beaucoup plus naturelle et où il n'y a quasiment personne. Je m'y pose un moment, regardant une maman et sa petite fille jouer dans l'eau. Je me décide enfin, malgré la chaleur encore très cuisante, à prendre le chemin qui descend le long de cette seconde chute pétrifiée sans grand espoir.

C'est alors que je découvre le clou de la visite, un énorme rideau d'eau pétrifiée, dont le calcaire a pris des couleurs diverses, passant du vert à l'aubergine. On peut même aller jusqu'au pied de la cascade où nous ne sommes que deux à nous être aventurés. Quel dommage que je doive déjà remonter au pas de course pour le pick-up qui part à 17 heures !

DSCN9319Je suis vite essoufflée avec l'altitude et je dois ralentir l'allure. Alors que j'atteins le parking, je vois le pick-up qui s'enfuit. Je fais de grands signes et la Québécoise qui m'a vue fait arrêter le chauffeur. Le pick-up est bondé et je voyage d'abord debout, me dégageant ensuite un bout de banquette pour y coincer un bout de fesse, le voyage debout, sans rien pour s'accrocher se révélant trop périlleux.

Le pick-up me dépose sur la place principale de Mitla. Je prends un hôtel pour la nuit et vais immédiatement me réfugier dans le cyber voisin qui est étonnamment rapide et moderne. Mon blog est enfin à jour. Je fais trois restaurants fermés avant d'atterrir dans une cafétéria sur la place principale. Je goûte un délicieux mole oaxaqueño un peu épicé mais pas trop, puis tente la crêpe de cajeta y nuez sans trop savoir ce qu'est exactement la cajeta, une sorte de dulce de leche je suppose.

Publié dans Mexique

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