En bateau sur le Lago Atitlán

Publié le par LAO.Nord

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Panajachel, samedi 21 novembre,

Réveillée à 8 heures par les cloches de l'église voisine. Elles ont apparemment sonné 4 fois depuis 6 heures du matin mais je n'ai rien entendu. Pendant que Chad prend sa douche, Caroline et moi passons à la boulangerie. Le pain integral que je visais est raci, me dit la boulangère. C'est bien la peine de le laisser en vitrine. Le seul pain frais de ce matin est le pan francés, pas très exotique. Je préfère prendre un cake à la banane tandis que Caroline essaye des petites tartelettes.

Nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse. La vue sur les volcans est superbe et le temps encore très clair avec la lumière du matin. Le soleil commence cependant à taper bien fort. Le différentiel avec la nuit plus que fraîche est flagrant. Nous descendons la rue principales aux échoppes de tissus et d'artisanat. Nous descendons jusqu'au lac escortés d'un rabatteur pour les tours en bateaux. Nous nous arrêtons pour prendre une orange pelée par une machine rigolote que Caroline s'empresse d'essayer.

DSCN5760Nous réalisons que prendre le bateau vers les villages indépendamment avec le public boat est beaucoup moins cher que de prendre le billet groupé que nous propose le rabatteur. Nous choisissons de commencer notre ballade par Santiago de Atitlan. Le lac est gravement pollué par des algues verdâtres dont on ignore l'origine mais qui viennent probablement du fait que toutes les eaux usées des villages qui entourent le lac se déversent directement dedans or celui-ci n'a aucune rivière d'évacuation. On vous laisse imaginer le résultat et le goût du poisson que des pêcheurs traditionnels continuent à pêcher dans le lac...

Le village de Santiago est absolument horrible. Architecture ignoble, rue principale hyper-touristique, marché calamiteux. Nous cherchons un endroit où déjeuner mais je refuse de cautionner une secte évangéliste qui organise un repas paroissial. Nous trouvons finalement un petit fast food vendant 3 tacos pour 10 Quetzales, cela nous plaît beaucoup mieux. 3 saveurs à partager végétarien, hawaïen et langue. Je passe mon tour pour ce dernier.

DSCN5768Nous retournons à l'embarcadère et partageons la fin du cake à la banane en essayant de faire baisser les prix de la traversée jusqu'à San Pedro. Rien à faire, nous payerons le prix touriste et pas le prix local. Le village est beaucoup plus sympa que le précédent. Nous longeons le lac au milieu des bananiers, manguiers, papayers, caféiers. Nous observons une grue au milieu des roseaux. Nous croisons des villageois aux costumes traditionnels très colorés. Les femmes portent des blouses parfois brodées et un huilpil, sorte de jupe drapée tissée de couleurs différentes selon le village d'origine. Encore une église évangélique dont la forme et les couleurs rappellent plutôt un gros gâteau à la crème. Chad craque pour une noix de coco à boire et à manger tandis que Caroline préfère acheter des litchis qui ont plus une allure d'oursins.

Nous ratons ensuite le bateau direct pour rentrer à Panajachel. Nous sommes finalement ravis de prendre l'omnibus qui s'arrête à tous les villages bordant le lac. Les flancs des montagnes et volcans se jetant dans le lac sont très sauvage et la végétation est encore bien préservé malgré quelques grosses villas et aberrations architecturales sûrement dûes à la corruption des autorités locales. Les paysages sont superbes et la brume de fin d'après-midi qui couvre les volcans leurs donnent un aspect mystérieux. Chad, Caroline et moi voyageons à l'avant du bateau et nous faisons bien secouer et occasionnellement arroser.

DSCN5777Nous retournons à l'hôtel, où Caroline et Chad débouchent en mon honneur une bouteille de Gato Negro du Chili d'un cépage inconnu. Nous profitons des derniers rayons du soleil couchant sur les volcan confortablement installés sur la terrasse. Le soir venu, nous nous arrêtons dîner au restaurant Paris, Paris qui s'avère être un très bon choix avec un menu du soir tout à fait raisonnable. Soupe, pollo asado, légumes et riz. Caroline et Chad terminent chez le glacier qui semble faire de très bons parfums nappés de chocolat et d'amandes mais il fait trop froid pour une glace. Caro, en grande forme, voudrait profiter du samedi soir et aller danser dans un des bars qui crache du son à plein volume. Chad et moi, caputs, préférons rentrer nous coucher.

Publié dans Guatemala

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