Larga caminata en la lluvia

Publié le par LAO.Nord

DSCN9490

Mexico, jeudi 18 février,

Je me prépare et arrive un peu après la battaille pour le petit déjeuner. Plus une assiette ni un verre de propre. Je suis obligée de faire une petite vaisselle avant de prendre mon café et mes toasts. Il pleut toujours ! Je me décide à visiter le Templo Mayor et le musée attenant.

La structure du temple a été largement détruite par les Espagnols ayant construit leur ville par-dessus, empruntant quelques blocs de pierre pour la cathédrale et les maisons coloniales bordant le Zócalo, mais aussi par les travaux d'urbanisme de gouvernements du début du siècle et enfin par les tremblements de terre...

DSCN9471Difficile de s'imaginer le temple dans toute sa splendeur. Sept structures successives correspondent aux diverses époques de construction, liées aux élargissements, et rendent la tache encore plus compliquée. On a tout de même reussi à dégager de superbes disques représentant, pour l'un, la déesse Coyolxauhqui et, pour l'autre, sont fils, le dieu de la guerre, Huizilopochtli.

Je commence à ne plus avoir très chaud, après ce trajet sinueux dans les ruines, et rentre dans le musée, espérant avoir plus chaud que dehors, mais ce n'est évidemment pas chauffé ! Une maquette représente Tenochtitlan du temps de sa splendeur. Intéressantes statues de la déesse de la mort, représentations de Tlaloc, le dieu de la pluie.

DSCN9474Il est midi et demie quand je sors, espérant trouver un endroit ou grignotter un bout. Je longe la rue de la monnaie aux batiments anciens, la plupart en pierre volcanique rouge sombre, sont assez autères. Je passe plusieurs églises, toutes de guingois. La ville, construite sur un lac asséché, s'effondre peu à peu, et pas forcément uniformément, donnant à une quantité impressionnante de batiments un aspect penché, qui n'est pas une simple illusion d'optique et qui fait douter des règles élémentaires de la perspective. Ajouté à cela, les divers tremblements de terre, et la ville semble vraiment en péril.

Je m'arrête finalement pour déjeuner dans un stand de tacos du marché Abelardo Rodríguez, où l'on peut observer quelques fresques des muralistes mexicains. Je continue ma ballade vers la Place Santo Domingo, passant le terrible Palais de l'Inquisition. Je m'arrête pour un expresso et redescends la rue Republica de Brasil vers le Mont de Piété, où des rabatteurs me demandent "¿ que vende, que vende ?". Je le traverse pour rejoindre l'avenue Madero, que je n'ai pas encore eu l'occasion de voir de jour. Très belle rue en effet, très animée, et même piétonne jusqu'au Parque Alameda.

DSCN9501Je rentre dans le palais des Beaux Arts et m'initie aux "murales" mexicains très expressifs et vifs en couleurs, emprunts de force et de mouvement. Je longe le magnifique immeuble de la poste et fais un petit crochet par la Place Tolsá avant de retourner vers la Alameda, passant la mignonne place de Santa Veracruz, et m'arrêtant à nouveau pour un chocolat chaud dans un joli petit café de la rue Colón, avant de rentrer dans le musée qui a été construit pour abriter le mural "Sueño de una tarde dominical en la Alameda" de Rivera.

Je prends l'avenue de la République, passant devant l'immense sculpture jaune vif censée représenter un cheval, au croisement du Paseo de la Reforma. J'arrive finalement Place de la Rébpublique, en grands travaux. Le monument érigé en l'honneur de la révolution mexicaine, immense et assez vilain, dépasse largement des palissades.

DSCN9507Je redescends vers la Ciudadela et m'arrête au Starbuck's pour un petit cookie. Bien fatiguée de ma longue marche, je reprends le métro et teste le wagon réservé aux femmes et enfants pendant les heures de pointe. Je m'arrête à l'hôtel Catedral qui est beaucoup mieux équipé que le mien, cyber café, bar, restaurant, regroupant une foule cosmopolite.

Je commence par 1h30 d'Internet, mettant à jour le blog et le Google Map, avant de commander un copieux et excellent fajita al arrachera. La maison est à deux pas, c'est bien pratique. Je rentre lire un peu n'ayant pas du tout sommeil et tarde à m'endormir.

Publié dans Mexique

Commenter cet article