Enervement dans la chaleur de Nansha mais récompense dans les rizières de Duoyishu et Bada

Publié le par LAO.Nord

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Jiangshui, Nansha, Yuanyang, dimanche 11 avril,

 

Levée de bonne heure, je me prépare puis tente de faire comprendre à la réceptionniste sans succès de m'écrire en Chinois sur un papier que je veux me rendre à la station de bus pour faciliter ma course en taxi. Peine perdue, mon chauffeur de taxi est beaucoup plus futé et il comprend tout de suite quand je lui montre le petit symbole du bus. J'ai le bus de 10 heures pour Yuanyang. J'ai acheté au préalable deux bananes et une pomme pour la route. Cela fera petit déjeuner et me fera patienter pour le déjeuner.

 

La route est bien agréable et me rappelle bizarrement certains trajets au Guatemala et en Equateur. Seraient-ce les palmiers, la végétation tropicale ou les petites montagnes ? Ça a quelque chose de familier et de bien sympathique. C'est aussi ma première route défoncée de Chine. Une vraie petite ballade dans la chaleur, avec les nids de poule, les tournants ou l'on klaxonne pour prévenir les véhicules arrivant en face, les à-pic sur le côté.

 

DSCN9372Nous mettons trois bonnes heures à arriver à Nansha, la ville nouvelle qui mène à Yuanyang. Bien évidemment, mon bus s'arrête là et je dois me débrouiller pour trouver un minibus pour faire le reste du trajet. Le problème est qu'ils sont tous vides et que je dois patienter à l'interieur, dans la chaleur, sans espoir de partir dans un avenir proche. De guerre lasse, après avoir fait deux minibus et un taxi, je précise que je vais déjeuner dans le resto d'en face et que le premier à partir me fasse signe.

 

Je dois prendre du riz avec des sortes de plats qui attendent le client, ce qui ne me plait pas du tout. Ici, on ne prépare pas fraîchement sur commande. Je demande trois assortiments au hasard. Je suis obligée de laisser l'un d'entre eux, qui est bien bon, mais ce sont des crudités. Le tout est extrêmement épicé. L'un des chauffeurs de taxi, plus rusé que les autres, vient me chercher au resto car il a réussi à faire le plein de passagers.

 

DSCN9380Nous commençons la grimpette dans les lacets jusqu'à la ville de Xingjie qui n'est pas bien jolie mais est le point de départ pour visiter les plus belles rizieres de Chine. Je prends une chambre dans l'hôtel gouvernemental de Yuanyang sur la place principale. Pas très glamour d'extérieur mais les chambres sont vraiment impeccables et tout est neuf.

 

En faisant mon check in à la reception, je suis interrogée sur l'hôtel par Katharina, une jeune Allemande qui a eu un périple bien pire que le mien pour arriver ici. Elle est partie de Hekou à la frontiere chinoise ce matin à cinq heures, pensant partir pour 4 heures de bus, comme indiqué dans tous les guides, et a mis plus de neuf heures pour arriver, tout ça pour 160 kilomètres, un reccord. La route est en travaux et il y avait beaucoup de marchés à traverser dans les villages ce qui a considérablement ralenti le bus.

 

DSCN9429Elle hésite à rester ou à repartir pour Kunming car elle doit être dans deux jours à Chengdu. Je réussis à la convaincre de rester pour se reposer. Ce serait dommage de passer à côté des plus belle rizières de Chine après avoir fait tout ce chemin. Elle prend aussi une chambre à l'hôtel et nous partons ensemble pour les rizières. Les minibus coûtent 10 Yuans mais cela semble difficile à negocier et nous prenons finalement un taxi qui va nous déposer à trois points de vue différents et nous attendre pour 150 Yuans, une fortune.

 

Nous traversons un petit village en plein marché où les villageois portent de magnifiques tenues traditionnelles. Les femmes portent des sortes de gilets de couleurs vives brodés avec des pantalons bleus et noirs également brodés. Elles ont aussi de magnifiques coiffes. Nous sommes émerveillées. Notre chauffeur s'arrête dans une boulangerie et nous offre des sortes de muffins. Katharina qui n'a rien mangé à midi s'achète aussi des mandarines et des mangues qu'elle partage gentiment avec moi.

 

DSCN9434Nous arrivons au premier point de vue, Duoyishu, et sommes sous le charme. Nous prenons quelques photos puis la batterie de Katharina lache. Elle trouve une petite maison où elle la recharge pendant que nous discutons en admirant le paysage. Des ouvriers sont en train de défoncer une barrière en pierre et en métal à coups de marteau. Un bien laborieux effort pour sûrement construire un nouvel abri à touristes. Katharina récupère sa batterie et prend ses clichés. Elle est camera-woman et vit à New-York. Elle a du vrai matériel de pro avec des filtres, un tripode, etc.

 

Nous repartons pour Bada, le second point de vue, encore plus beau que le premier. Le ciel est un peu plus brumeux et la lumière pas aussi bonne pour les photos mais nous décidons de patienter un peu pour voir le coucher du soleil. Nous sommes rejointes par Martin, un Danois, que nous avons aperçu qui marchait sur la route. Il a pris une chambre dans un hôtel dans le village voisin. J'aurai bien préféré ça mais mon guide ne mentionnait pas cette possibilité. Nous discutons un long moment, attendant que le soleil rougisse. Nous observons amusés un groupe de Coréens, tous armés d'appareils de pro avec tripodes prêts à mitrailler le coucher de soleil.

 

DSCN9453Katharina tombe à nouveau en rade de batterie. Nous reprenons la voiture et allons admirer le coucher du soleil un peu plus loin. Des Chinois se plient en quatre pour essayer de lui trouver une batterie compatible. L'un d'eux lui propose meme de mettre sa carte mémoire dans son appareil mais elle n'est pas compatible non plus. Nous reprenons la route mais il est trop tard pour le troisième point de vue.

 

Nous rentrons en ville et, après avoir longé les petits stands de brochettes, allons dîner dans un restaurant où l'on peut choisir ses légumes et son poisson qui ont l'air bien frais. Nous partageons un plat de champignons, un plat de poivrons rouges et un poisson accompagné de riz. Deux Israéliens nous proposent de nous asseoir à leur table. Ils nous recommandent vivement la Birmanie, le pays le plus agréable de la region selon eux. En revanche, tout le monde m'avertit que les Vietnamiens ne sont pas bien sympathiques et prennent les touristes pour des portefeuilles ambulants... Le dîner est succulent.

 

Nous nous installons ensuite dans un cyber café où de jeunes gamins visionnent un film porno juste en face de l'entrée, charmant. Nous ne restons pas longtemps car over-blog mouline et que nous sommes bien fatiguées de notre journee. Nous regagnons notre chambre et nous donnons rendez-vous pour 9h30 demain matin. Je visionne encore mes photos, ravie du résultat, avant de sombrer pour la nuit.

Publié dans Chine

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