Fiesta néo-bab au coeur de la jungle

Publié le par LAO.Nord

Campeche, Palenque, mercredi 3 février,

Réveillée dans la nuit par la radio des taxis, stationnés sur le Zócalo. Je me lève néanmoins de bonne heure, réveillée par le soleil qui entre à plein dans la pièce. Je prends la douche où filles et garçons sont séparés. En effet, les crochets pour pendre les vêtements sont à l'extérieur. Pas bien pratique mais, contre toute attente, la douche est chaude. Je saute sur l'occasion pour me shampooiner.

Le petit déjeuner est en libre service et je trouve corn flakes, lait et toasts. Je m'installe dans la cuisine et suis rejointe par Ignacio, mon voisin de lit, qui vient d'Argentine. Il a fait un vol interminable avant d'arriver à Mexico DF, faisant escale à Lima au Costa Rica et au Guatemala ! Il est avocat mais voyage façon routard. Il est fan de plongée et me demande des conseils sur le Yucatan. En échange, il me recommande quelques spots sur la côte pacifique.

Nous discutons un moment devant la fenêtre donnant sur le Zócalo puis allons à la recherche du ticket bus pour prendre nos billets respectifs. Nous faisons un petit tour de la ville suivant des indications approximatives et rebroussons finalement chemin. Je prends un taxi pour le terminal ADO. Un bus part à 11 heures. J'achète un sandwitch et une bouteille d'eau pour la route.

La route est belle et variée. Nous longeons un moment le Golfe de Campeche au niveau de la petite ville de Champotón. La côte n'est pas dénaturée ici et je m'en étonne, vraiment un coin sympa et pas touristique pour un sou. Nous passons la ville d'Escargera et entrons dans l'Etat du Chiapas.

Une voiture se fait fouiller à un poste de contrôle de l'armée devant nous. Nous retrouvons la jungle, plus belle et légèrement vallonnée. Après six heures de route fort plaisante, nous arrivons à Palenque. Je saute immédiatement dans un collectivo pour El Panchán, en pleine jungle, à l'entrée du site.

La première réception offre des bungalows avec salle de bain privative. Je continue jusqu'au Jungle Palace, qui offre un confort plus spartiate mais tout à fait acceptable. J'ai mon bungalow privatif car il n'y a plus de place en dormitorio. Ce n'est pas plus mal. En chemin, je croise deux Français, Morgan et Najib, qui viennent du Rhône-Alpes.

Je repars tête sur queue à Palenque, ayant oublié de retirer  de l'argent à la descente  du bus. J'en profite pour m'arrÊter sur Internet et passer à la boulangerie faire des provisions pour le petit déjeuner du lendemain. J'en suis quitte pour prendre un taxi pour rentrer car les collectivos ne roulent plus  passées 18h.

Au resto Don Mucho, je retrouve les deux Français qui m'invitent à leur table. Ils me racontent leur escalade de volcan à près de 3000 mètres, à peine descendus de l'avion, la gentillesse des Mexicains croisés sur leur chemin, l'absence de touristes entre Mexico et Palenque. Ils se dirigent vers le Guatemala  et sont à l'écoute de mes bons plans sur la route.

Un groupe joue cumbre, bachata, salsa, merengue, et je me fais inviter à danser par un Mexicain. Je m'en sors tant bien que mal, essayant de suivre les pas et le rythme que me dicte mon cavalier. Je ne m'en sors pas trop mal d'après Najib et Morgan. Ce dernier m'invite pour un mojito.

Un spectacle de danseurs faisant tourner des cordes enflammées et se trémoussant  au rythme des tambours nous laisse sans voix. Vers 23h30, nous regagnons nos pénates, bien fatigués. Je passe mon adaptateur à Najib dont l'iphone est déchargé.

Publié dans Mexique

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