Grand Buddha, maisons sur pilotis et HK night life

Publié le par LAO.Nord

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Hong-Kong, samedi 27 février,

Levée 8h30. Je passe au supermarché voisin acheter dentifrice et petits pains que je mange dans la rue, me dirigeant imperceptiblement vers Times Square. De là, je traverse un marché. Encore des stands de poisson très fournis, certains frétillant et essayant même de s'échapper, faisant des bonds désespérés. En tout cas, ils ont l'air bien frais, ça c'est sur.

Je monte à bord d'un tramway bondé et descends au niveau de Central, pensant prendre un bateau pour l'île de Lantau. Je m'arrête, au passage, au Starbucks pour un café, et à la poste centrale pour envoyer les T-shirts des JO achetés à Vancouver.

DSCN9831Il est déjà 11h30 quand j'arrive au pier et le prochain bateau ne part que dans vingt minutes. Nous longeons le quartier de Western puis nous retrouvons soudain en plein brouillard, un bateau surgissant parfois à la dernière minute dans notre champs de vision. Nous passons deux îles désertes, qui se découvrent peu à peu, puis atteignons Lantau.

J'aborde un bus qui part pour le village de Tai O mais je n'ai pas la monnaie pour le trajet et il s'en va sans moi ! Le prochain passe dans une heure... Idem pour le monastère de Po Lon. Il ne me reste plus qu'à prendre mon mal en patience. Je déjeune dans un resto turc sur la place. Le kebab n'est pas terrible mais le café est bon.

Je monte à bord du bus pour le monastère. J'arrive au Grand Buddha de 23 mètres quelques minutes avant qu'une nappe de brouillard ne l'enveloppe. Le temple n'a pas grand intérêt pour les non bouddhistes. Je prends un autre bus pour le village de Tai O.

DSCN9833On rentre par le port, où sont amarrés de vieux bateaux de pêche, puis on pénètre dans le marché aux poissons et fruits de mer séchés et frits. On traverse un pont avec, de part et d'autre, des maisons en bois sur pilotis. On arrive à un temple rouge et or, devant lequel une place est toute décorée de drapeaux, lanternes, et prêt à accueillir une petite fête de quartier.

 Je longe une rue aux murs entièrement recouverts d'aluminium, pour conserver la fraîcheur dans les maisons. Des femmes, assises devant le pas de leur porte, discutent entre voisines. Je continue jusqu'à un autre temple, devant lequel des hommes, assis ou allongés, discutent également. A côté du temple, un petit autel de fortune. Je découvre l'autre côté des maisons en alu, elles aussi sur pilotis, les pieds dans un fond d'eau. J'observe une barque de pêcheur qui se dirige vers l'embouchure.

Je marché jusqu'à un petit pavillon, d'où on voit quelques îles flotter sur le brouillard et les avions atterrir sur la piste de l'aéroport. Je rejoins le centre et prends la direction opposée, longeant une autre rue aux maisons de fortune, et debouchant sur le temple, fermé mais entouré de belles statues de Buddhas en pierre.

DSCN9854Je prends le chemin du retour. Je viens de rater le bus pour l'embarcadère. Le prochain ne part que dans trois quarts d'heure. Je fais la monnaie auprès d'un gentil commercant, qui ne parle pas un mot d'Anglais, et prends finalement un autre bus pour la station de métro de Tung Chung.

Nous arrivons dans une horrible ville nouvelle avec de hautes tours à l'architecture ignoble. Le métro passe d'une île à l'autre et termine sur l'île de Hong-Kong. Je m'arrête au Pacific Coffee Cie pour regarder mes emails et connaître l'heure et le lieu du rendez-vous avec Pierre, mon ancien camarade d'études, installé depuis deux ans et demi à Hong-Kong. 22h30 Gecko, près d'Hollywood Rd, avec ça je devrais trouver apparemment...

 

Je décide d'aller dîner dans le coin, entre les quartiers de Central et Soho. Je m'arrête dans un resto Thai-Malaisien de Lan Kwai Fong où l'on peut dîner en terrasse. Le coin est blindé d'Occidentaux. Je commande un poulet au curry et un cheese nan avec une Singha Beer.

DSCN9868J'arpente les rues voisines, bondées, puis me rapproche de l'escalier mécanique pour rejoindre Hollywood Road. Je demande à un groupe, assis sur les marches, s'il connaît le lieu, quand, me retrounant, j'avise un panneau faisant de la pub pour le Gecko. La ruelle semble un peu étroite et glauque mais je vois une fille seule s'y engouffrer et je la suis. En effet, il y a plein de bars, et je trouve tout de suite l'endroit, qui a l'air très sympa. En regardant la carte, je vois que c'est tenu par un sommelier français qui met en avant l'absinthe.

Pierre et son cousin, de passage pour le week-end, entre deux voyages d'affaires en Corée et à Shangai, se sont intallés dans un petit renfoncement avec un canapé à l'extérieur, alors que je les attendais à l'intérieur. Nous finissons par nous retrouver. Pierre se plaît beaucoup à Hong-Kong.

C'est une ville qui bouge beaucoup. 'Work hard, play hard' semble être le moto. C'est aussi le temple de la consommation. Les femmes sont super habillées, classes et modernes. Les boutiques de luxe sont à tous les coins de rue. J'ai vu au moins quatre boutiques Hermes, si ce n'est plus, et tous les grands ont leur vitrine ici. Beaucoup d'endroits où sortir egalement. Le quartier où nous sommes fourmille de restos, bars et clubs.

 

DSCN9870Après le Gecko, nous rentrons dans un autre bar, où ils font les Long Island Ice Tea pour seulement 30 HKD, contre 30 bien souvent ailleurs. Nous buvons debout, dans la rue, très animée ce samedi soir. Nous rentrons ensuite dans un autre bar assez classe, bien bondé, où ça danse un peu, mais Pierre et son ami Cantonais, qui a vécu au Canada, et nous a rejoints pour la soirée, préfèrent nous emmener au Beijing Club, le plus branché de Hong-Kong.

L'ami de Pierre est 'member' et a ses entrées, du coup moi aussi ! Il est encore un peu tôt et nous nous installons sur la terrasse en plein air, dans de confortables canapés. Vers 1 heure, la foule commence à arriver et nous descendons danser. Vers 2h30, c'est carrémment comble, la musique est tellement forte que ça vibre de partout, et je m'éclipse pour rentrer. Je fais la queue à la borne de taxi. Il y a un embouteillage vers Kowloon car l'un des deux tunnels est fermé et tout le monde refflue vers l'autre. 3 heures, je n'effondre pour la nuit.

Publié dans Chine

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