Histoires de cremes

Publié le par LAO.Nord

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Kompong Chhnang, Battambang, samedi 12 juin,

 

Levée 7 heures. Je pars a la recherche d'un resto ou ils servent des petits déjeuner. Je suis les conseils de l'auberge et longe la petite rue tranquille ou je trouve un endroit rempli de Khmers de bon augure. Par contre, gros souci de communication, personne ne parle Anglais, pas de menu et quand je m'approche des cuisines, je ne trouve rien a montrer du doigt. Je continue mon chemin, il fait déjà chaud, jusqu'au prochain carrefour ou l'accueil est plus affable. Une jeune fille parle quelques rudiments d'Anglais. Elle me propose du riz au poulet, je vais m'en tenir au riz aux légumes avec un café.

 

C'est déjà l'heure, je prends le plat a emporter et retourne a l'hôtel. Mon chauffeur de la veille n'étant pas la, je pars avec l'aubergiste. Sur le chemin, nous croisons mon chauffeur qui arrivait, dommage, je me suis stressée pour rien. Le trajet en bus est bien plus court que prévu. Nous arrivons sans encombres en tout début d'après-midi. Un tuk-tuk m'emmène a l'auberge pour seulement 1000 Riels. Ici les prix sont cassé. Je trouve même une chambre a 3$.

 

DSCN2603Je me dirige vers le marché a la recherche d'une crème solaire. Pas une mince affaire. Je commence par faire deux pharmacies qui me proposent une marque inconnue. J'ai tellement peur des contrefaçons ici que je n'ose pas tout d'abord acheter une marque inconnue. Sur le marché c'est bien pire, on me montre des marques chinoises, thai, taiwanaises, cambodgienne. Ce n'est pas pour faire ma difficile mais vous n'auriez pas de la Nivéa ? Si, bien sur, mais c'est pour blanchir la peau... Je suis bien avancée.

 

Plutôt que d'acheter sur le marché ou les crèmes ont du traîner des jours a la chaleur, je retourne a la pharmacie. C'est plus cher parce que c'est une marque américaine me dit la vendeuse. Bon la-bas ils doivent faire des tests anti-allergies je suppose, je me lance. Je suis tellement contente de ma trouvaille que je me l'étale dans la pharmacie même avant d'affronter a nouveau le soleil cuisant. Je m'emballe tellement que je m'en fout une maxi-dose sur le bras et que je suis toute tartinée de blanc. La vendeuse me voyant empêtrée me sort un miroir.

 

En sortant, je m'arrête a la terrasse du Royal Hôtel pour prendre un petit dessert. En effet mon riz aux légumes m'a encore fait petit déjeuner plus déjeuner mais je suis tout de même restée sur ma faim. Je suis toute contente de trouver une salade de fruit au muesli et yaourt. Un pinapple shake pour compléter. Je discute un peu avec deux américains qui viennent aussi d'arriver et sont déjà a la bière. Ils vont se louer des motos, très peu pour moi.

 

Je reste encore un moment pour laisser un peu passer la chaleur puis me dirige vers la pagode Wat Piphit ou un petit bonze me tient la jambe un bon moment pour pratiquer son Anglais. Il me raconte tout plein de choses intéressantes sur la culture khmère et bouddhiste. Je finis par le laisser vers 16 heures pour continuer mon tour en ville. Je longe les quais aux vieilles maisons coloniales défigurées par d'affreuses vitrines de magasins.

 

DSCN2607Je m'arrête au musée qui me rappelle un peu le musée du Caire (en bien plus petit) par son étalage anarchique de stèles et de vieilles pierres absolument pas mises en valeur. Je me fais encore aborder par un Cambodgien qui travaille a la municipalité de Battambang et veut aussi pratiquer son Anglais. Cette fois je suis un peu moins a l'écoute mais reste quand même sociable. Un retraité américain m'aborde aussi pour s'excuser du peu d'explications dans le musée, me disant que sa femme et lui travaillent depuis deux ans sur un guide détaillé des pièces du musée qui va sortir très prochainement.

 

Je contourne le musée puis me rends a la pagode Wat Damrei Sa qui a miraculeusement survécu aux Khmers rouges. Petit attroupement de jeunes a bicyclettes qui prennent le frais sur les marches. Deux petites filles essayent de rentrer en contact avec moi mais nous n'avons pas de langage commun. Je me pose un peu puis repars, passant devant la résidence du Gouverneur, imposante demeure coloniale. Je m'accorde une pause au Riverside Balcony, belle maison en bois sombre sur deux étages avec vue sur la végétation des berges. Je prends un délicieux lassi a la mangue en regardant le soleil décliner.

 

Avant la tombée du jour, je traverse a nouveau la ville regagnant le centre ou je m'arrête pour une pause Internet défiant toute concurrence a 1500 Riels de l'heure.

Publié dans Cambodge

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