Il reste encore de vieux quartiers en ville, je commençais à ne plus y croire

Publié le par LAO.Nord

DSCN1078

Guyang, Anshun, mardi 23 mars,

Stefan est réveillé. Je sors doucement de ma torpeur. Il est 9 heures quand je décide à me lever et aller à la douche. Stefan m'attend pour aller prendre le petit-déjeuner. Nous marchons un peu et trouvons un vendeur ambulant qui vend une sorte de merveille et des petites crêpes fourrées aux épinards et aux oignons. Un peu raide au réveil, mais ma foi pas mauvais. Nous trouvons une boulangerie qui fait des cafés et je teste mon premier café à la paille. On se brûle un peu la langue, mais ça faisait longtemps que je n'avais pas eu de caféine dans le sang, et je crois que j'étais grave en manque, malgré le fait que ce soit un infâme americano...

Nous prenons ensuite un bus qui nous emmène au Parc Qianling. Nous sommes surpris de voir autant de monde un mardi matin. Tous les âges sont réunis. Nous nous dirigeons vers un coin musique, où des femmes dansent une danse traditionnelle, en remuant gracieusement les bras. Un peu plus loin, des couples du troisième âge dansent deux par deux, parfois deux femmes ensembles. Un couple veut que nous nous joignons au bal mais nous déclinons l'invitation et continuons notre marche.

DSCN1027Nous prenons le petit télécabine qui nous emmène au sommet de la montagne d'où la vue sur la ville est embrumée. Le temps a fraîchi et est apparemment assez typique de la région où l'on voit rarement le soleil. Nous descendons en direction du joli temple Hongfu où le calme et la sérénité se font sentir bien agréablement après le boucan de la ville. Nous continuons à descendre et passons quelques singes en liberté, dont quelques bébés qui s'amusent sur les rampes de l'escalier et attrapent parfois les vêtement ou le sac d'un passant.

En sortant du parc, nous longeons des stands de salades multicolores et harmonieusement présentés. Nous reprenons ensuite un bus qui nous ramène près de la statue de Mao et faisons le reste à pied jusqu'à l'hôtel. Nous avons un petit creux et nous arrêtons dans un restaurant de dumplings pour deux sortes de raviolis vapeur un peu moins bons qu'à l'accoutumée. Nous reprenons ensuite nos sacs et prenons un bus pour la gare. Il y a une gare routière à côté de la gare ferroviaire et Stefan, qui a du temps avant le départ de son train, m'accompagne pour prendre mon billet. Nous échangeons nos emails et nous séparons car mon bus part dans 10 minutes.

DSCN1038Le bus prend l'autoroute. Ma pauvre voisine vient visiblement de se faire opérer des deux yeux. Elle a deux gros pansements et m'a l'air de saigner, à moins que ce ne soit du mercurochrome, mais j'avoue que je ne m'attarde pas trop sur le spectacle. Elle se tient les yeux et semble souffrir beaucoup. Je bouquine, toujours scotchée par mon roman, tout en jetant un oeil aux paysages karstiques qui sont revenus.

 

Une bonne heure plus tard, nous arrivons au terminus. Je demande la gare ferroviaire à côté de laquelle se trouve l'hôtel où je compte passer la nuit. Un homme, à moitié édenté et qui parle deux mots d'Anglais, se propose de m'accompagner. Il me montre la direction et vient avec moi. J'essaye de lui faire comprendre que je peux y aller toute seule mais il persiste. Je continue à lui dire de me laisser y aller toute seule jusqu'à être un peu ferme, ne sachant pas trop si c'est quelqu'un de fiable. Il finit par me laisser. Je contrôle dans une boutique que je suis sur la bonne voie. En effet, je regrette un peu d'avoir été aussi brusque avec le pauvre homme qui voulait sûrement juste être gentil !

DSCN1051Je trouve un hôtel qui ressemble vaguement à la description du guide mais tout est écrit en idéogramme et les femmes à la réception ne parlent pas un mot d'Anglais. Je négocie une chambre à la baisse de 100 a 80 Yuans et pose mes bagages. J'essaye de faire comprendre aux deux femmes de m'écrire l'adresse en Chinois sur mon carnet pour que je puisse demander à un taxi de me ramener au cas où. Elles finissent par comprendre.

Je demande ensuite comment aller au temple de la littérature et elles me recommandent le taxi. J'ai repère la station de bus et demande a un employé le numéro du bus à prendre, le 6, mais visiblement il ne passe pas à cet arrêt. Je longe l'avenue et trouve un arrêt où passe le bus numéro 6. Je me fais confirmer par un autre employé, qui sort même de sa cabine quand le bus arrive, pour me faire monter a bord. La femme qui fait payer dans le bus m'indique gentiment où descendre et me montre le temple. Il est 17h15, il vient de fermer il y a juste un quart d'heure.

DSCN1062J'avise un petit marché juste en face qui longe la rivière. Quelques vieilles maisons bordent la rivière. Plus je m'enfonce dans le marché, plus je découvre de petites maisons typiques, dans un état assez désastreux, malheureusement. Le marché est plein de charme, avec verdure, épices, oeufs frais et pourris, comme les aiment les Chinois, nouilles sous toutes leurs formes, champignons de toutes tailles, viande bien faisandée, poisson frais et frit, piments, etc.

Tout le monde me regarde avec des yeux grands comme des soucoupes, jeunes, vieux, hommes, femmes, on se retourne sur moi, on me salue, on me sourit. Je suis encore plus un extra-terrestre que d'habitude. Visiblement, les touristes ne s'aventurent pas par ici. Je continue dans un dédale de petites rues avec stands de nourriture, coiffeurs, quincailleries, joueurs de dominos.

DSCN1071Je retrouve un grand axe et reprend un bus pour la gare. Je longe la grosse artère où se trouve également un petit marché de rue. J'ai déjà un petit creux et m'arrête chez un marchand de raviolis vapeur qui m'offre deux verres de thé. Je reste un petit moment pour me reposer et consulter les choses à faire dans les environs. Je demande ensuite un café Internet et une jeune serveuse sort de son restaurant et m'accompagne 300 mètres plus loin jusqu'à l'entrée du cyber.

Je commence à regarder les différentes options en avion. Les vols internationaux depuis Kunming sont assez chers. Je pense que je vais continuer en bus et train jusqu'au Vietnam et au Cambodge. De là, on trouve des vols pas trop chers avec Air Asia pour un peu partout, dans la mesure ou on fait escale à Kuala Lumpur, ça va visiblement être ce que je vais faire. Pour une fois, miracle, j'arrive à accéder au dernier album de photos du Mexique sur Picasa et à en légender près de la moitie, j'ai même pu mettre le lien sur le blog mais pas envoyer d'email à mes amis, ça a planté !

Il est près de 23 heures quand je regagne l'hôtel. Quel n'est pas mon étonnement de trouver ma chambre pleine de buée et toute moite. Que s'est-il passé ? On dirait que quelqu'un a pris une douche bouillante dans ma chambre sans mettre l'aération. Je descends à la réception et, dans mon trouble, demande a la femme "Pero, que paso ?" Ma gestuelle étant évocative, elle m'explique un vague truc concernant le ballon d'eau chaude au bout du couloir. Un peu plus tard, elle frappe à ma porte pour me proposer de changer de chambre mais je suis déjà en pyjama et prête à me coucher, il n'y a pas le feu au lac, on verra ça demain.

Publié dans Chine

Commenter cet article

Christine 24/03/2010 12:06


ou tu montes jusqu'à Chengdu et Air Asia t'emmène à Kuala Lumpur...

En 2005 on avait fait Lijiang-Vietnam en bus en 3 étapes...le route qui mène à la frontière était alors en travaux et on a dû mettre 9h pour faire 100km ! Mais bon, la route doit être finie depuis
;-)