Je fais ma touriste dans Phnom Penh

Publié le par LAO.Nord

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Phnom Penh, dimanche 9 mai,

 

Levée vers 8 heures. Il fait déjà trop chaud dans la chambre. Je prend mon habituel bol de céréales, laisse ma lessive et demande a ce qu'on fasse ma chambre car Lazy Fish semble bel et bien s'appliquer au personnel de l'auberge qui passe ses journées sur les sofas. Il faut même les déranger pour commander.

 

Je demande ou je peux faire réparer ma tongue et me dirige vers le vieux marché. Je tourne et vire sous le soleil avant de trouver enfin le stand des cordonniers, sous les arbres, a même le sol. Ma tongue est recouse en deux temps trois mouvements.

 

DSCN2000Je longe la rivière Tonlé Sap jusqu'au Musée National, superbe bâtiment construit par les Français, dans le respect de l'architecture traditionnelle khmere. Tres beau musée ou l'on trouve toutes sortes de statues de dieux hindouistes avec un prédominance de Vishnou et Garuda. Je découvre un résumé de l'histoire du Ramayana, revue par la civilisation khmère, et qui me fait étrangement penser a l'histoire d'Hélène de Troyes.

 

Je pars déjeuner chez Friends, le resto tenu par une ONG et recommandé par Caroline, mais il est fermé. J'essaye un vrai Italien un peu cher mais véritablement justifié. Mes penne aux épinards et gorgonzola son divines. L'expresso est moins convaincant mais accompagné d'un petit chocolat, une rareté.

 

Je pars visiter le Palais Royal et dois attendre l'ouverture en pleine chaleur. Le palais date des années 1960 et un seul bâtiment se visite. C'est un peu décevant. La pagode d'argent est remplie de bouddhas plus somptueux les uns que les autres. Un petit musée présente palanquins, théières en argent en forme d'éléphants et quelques photos.

 

DSCN2019Je ressors et fait ma tournée des pagodes, passant devant le monument de l'Indépendance. Je me plante de chemin pour la dernière pagode et traverse un quartier résidentiel assez agréable. Je trouve enfin non pas Want Svay Popeh mais Wat Brayan Vong Toule Basak, encore une erreur de signalisation du Routard.

 

L'enceinte est habitée par 400 personnes qui vivent entassées dans des conditions assez misérables. J'ai le coeur serré par la vue d'un tout petit bébé pleurant dans un hamac. Sa mère lui redonne son biberon qu'elle fait ensuite tomber par terre en prenant l'enfant dans ses bras. Bonjour l'hygiène. Un petit garçon frappe a la porte de la pagode pour moi. Un vieux bonze m'accueille dans un Français parfait et m'explique qu'il était infirmier dans la marine. Il m'offre de l'eau minérale et des bananes. Il me fait faire le tour du temple. Je laisse une petite offrande en dédommagement.

 

Je fais une pause au Java Café et tente le jus de citron-grenadine. Pas super. Je rentre en pousse-pousse et m'arrête sur Internet avant de rentrer dîner d'un boeuf aux tomates et de finir de mettre a jour mon journal.


Publié dans Cambodge

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